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Voyage en musique et en textes – culte du 16 août 2020 à Fleurier

by sur 16 août 2020

Culte musical sur le thème du voyage

A l’orgue, Jean-Samuel Bucher

Culte présidé par Patrick Schlüter

Lectures par Denise Lambercier

Textes bibliques :

  • Genèse 28, 16-22
  • Genèse 35, 1-3
  • Hébreux 11, 8-10 + 13-16

Version en ligne du culte

Avec des liens internet proposés par notre organiste vers les mêmes morceaux que ceux joués pendant le culte!

Accueil

Bienvenue à vous, voyageurs !

Vous êtes venus !

Vous avez glissé dans votre quotidien ce moment pour votre Dieu ou vous êtes arrivés par hasard sur cette page!

Que la grâce de Dieu qui nous a mis en route nous habite maintenant.

Qu’elle allume en nous le feu de son amour,

qu’elle réveille notre soif de le rencontrer,

qu’elle rende plus forte notre faim de lui,

en Jésus-Christ, son Fils et par le Saint-Esprit,

Amen !

Introduction sur le thème du voyage

Pourquoi part-on en voyage ?

Les raisons sont multiples : voyage pour le travail, voyage pour voir la famille, parfois pour un événement de la vie, naissance, mariage ou décès, voyage pour des vacances, ou alors voyage qui n’est pas forcément choisi : un changement de situation de vie ou carrément un exil pour fuir son pays.

Dans un voyage, on découvre de nouveaux lieux, de nouvelles personnes et cela suscite aussi des choses en nous : sentiments, réflexions, questions. Le voyage ne nous laisse pas indemnes, il peut nous transformer. Le voyage devient alors aussi un voyage intérieur.

Et finalement, il n’y a pas que les déplacements d’un lieu à un autre qui peuvent nous faire voyager intérieurement, nous transformer. Il y a les rencontres, les événements, les découvertes, l’art. La foi en Jésus-Christ est aussi un voyage intérieur, qui nous invite à changer notre regard et à aller à la rencontre des autres, parce que le Dieu de la Bible est un Dieu du voyage.

Aujourd’hui, c’est un voyage musical et méditatif qui nous est proposé. A travers des morceaux, Jean-Samuel Bucher va nous faire voyager à travers les pays, les époques et les styles. Les textes de ce culte ont aussi été réfléchis autour du thème du voyage, notamment les voyages de Jacob, devenu Israël, ancêtre d’un peuple et un de nos pères dans la foi.

Alors, bon voyage !

Orgue « L’Allégresse », Charles Piroye, France, début XVIIIe

Psaume 23, Version du “Vieux Marin”

Le Seigneur est mon pilote.

Je ne partirai pas à la dérive.

Sa lumière m’éclaire dans les eaux ténébreuses.

Il me guide dans les canaux profonds.

Il tient mon journal.

L’étoile de sa Sainteté me guide.

Dans les orages et les tempêtes de la vie,

je ne craindrai pas le danger:

car tu es près de moi.

Ton amour et ta sollicitude me protègent.

Tu m’as préparé un havre dans la Patrie de l’Eternité.

Tu apaises les vagues avec de l’huile.

Mon bateau avance dans le calme.

La lumière du soleil et des étoiles m’accompagnera partout.

Et au terme de mon voyage,

je me reposerai dans le port de mon Dieu.

Chant dans Alléluia n°84 « psaume 84 , dans ta maison  », p.98

Prière d’humilité :

Tu es le chemin

Le chemin de notre démarche

Le chemin de notre vie

Notre vie, pleine de carrefours et d’obstacles.

Nous allons de ci, de là, voyageurs incertains.

Avec nos jours d’impasse et nos jours d’ouverture.

Nous partons dans tous les sens, girouettes assoiffées,

Pèlerins désorientés, consommateurs de mirages.

Mais toi, tu traces notre avance,

Tu balises notre course,

Tu es le chemin et le but,

L’échelle et la charpente,

La vraie vie de notre vie,

La vérité de notre marche.

O Dieu,

Savons-nous toujours le chemin à suivre ?

O Dieu,

A ta lumière la vie est-elle si limpide?

O Dieu,

Ton Fils comme sentier, est-ce tellement simple?

O Dieu,

Donne-nous l’étroit des chemins de forêt,

Donne-nous la largeur du ciel,

Donne-nous, enfin, la foi,

Etincelle pour nos lampes qui vacillent

Au souffle de l’orage et du vent!

Amen.

Paroles de grâce

Lève-toi

Dit Dieu

Reprends la route humaine

En déposant tes haines.

Moi, je ne désespère pas de toi

Je te renouvelle ma confiance

Et je me tiendrai près de toi

Pour te fortifier

Devant toi pour éclairer ta route

Et derrière toi pour te protéger.

Va en paix

Avec mon pardon pour bagage.

Amen !

Orgue « Concerto grosso », Arcangello Corelli (1653-1713), Italie

Musique en version longue!

Prière avant les lectures :

Seigneur,

ta Parole s’ouvre à nous.

Donne-nous ton Esprit

afin que cette Parole nous ouvre à ton amour

et qu’elle nous invite à te suivre.

Amen

1ère lecture : Genèse 28, 16-22 (traduction Parole de vie) :

Introduction :

Par ruse, Jacob a volé à son frère Esaü la bénédiction donnée par leur père Isaac. Pour échapper à la colère d’Esaü, Jacob est envoyé chez son oncle Laban. En chemin, il fait un rêve dans lequel le Seigneur lui promet de le faire revenir dans le pays.

Jacob se réveille et il dit :

« C’est sûr, le Seigneur est ici, et je ne le savais pas ! »

Jacob a peur et il ajoute : « Cet endroit me fait peur. C’est vraiment la maison de Dieu et la porte du ciel ! »

Jacob se lève tôt le matin. Il prend la pierre qui était sous sa tête. Il la met debout. Il verse de l’huile dessus, pour en faire une pierre sacrée. Jacob appelle cet endroit Béthel, c’est-à-dire « Maison de Dieu ». Avant, on l’appelait Louz.

Puis Jacob fait ce vœu : « Si le Seigneur est avec moi, s’il me protège pendant mon voyage, s’il me donne de la nourriture à manger et des vêtements pour me couvrir, si je reviens en bonne santé dans ma famille, alors le Seigneur sera mon Dieu. Cette pierre que j’ai dressée et consacrée sera une maison de Dieu. Et je lui donnerai le dixième de tout ce qu’il me donnera. »

Message – 1ère partie « Qu’est-ce que je cherche quand je pars en voyage ? »

Pourquoi part-on en voyage ? Qu’est-ce que je cherche quand je pars en voyage ?

Et pour le voyage de ma vie, qu’est-ce que je cherche ? Qu’est-ce que j’attends de la vie ?

Jacob n’a pas vraiment choisi de partir. Chouchou de sa maman Rebecca, il est malin et rusé. Aidé par sa mère, il a volé la bénédiction que son père Isaac avait prévue de donner à Esaü son frère. Et voilà que sa mère entend que son frère envisage de lui faire du mal quand son père ne sera plus là. Rebecca persuade alors Isaac d’envoyer Jacob chez son oncle Laban pour y trouver une épouse.

Alors, voilà Jacob sur les routes. Lui qui aime rester dans les tentes avec sa mère, doit dormir à l’extérieur. Et voici qu’une nuit, il fait un rêve dans lequel le Seigneur lui fait la même promesse qu’à Abraham et à Isaac : lui donner un pays et une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel. Le Seigneur termine ainsi : « Moi, je suis avec toi. Je te protégerai partout où tu iras. Je te ferai revenir dans ce pays. Non, je ne t’abandonnerai jamais. Je ferai tout ce que je t’ai promis. »

Jacob n’en demandait pas tant… Sa réaction est de reconnaître la présence de Dieu dans ce lieu et d’y construire un autel. Il prononce ensuite un vœu : « Si le Seigneur est avec moi, s’il me protège pendant mon voyage, s’il me donne de la nourriture à manger et des vêtements pour me couvrir, si je reviens en bonne santé dans ma famille, alors le Seigneur sera mon Dieu. »

Pour l’instant, Jacob se préoccupe de ses besoins immédiats : nourriture, vêtements, santé et revenir dans sa famille, sain et sauf. C’est pleinement logique et compréhensible. Le vœu de Jacob correspond aux 3 premiers niveaux de la pyramide des besoins selon Maslow : besoins physiologiques, besoin de sécurité, besoin d’appartenance ou besoin social. Les autres besoins, l’estime et le fait de s’accomplir viendront plus tard.

Donc, Jacob a besoin d’éprouver la promesse de Dieu qui se révèle à lui. Ce n’est pas encore son Dieu. Très longtemps, Jacob dira pour parler du Seigneur : « le Dieu de mon père ».

Et nous, que cherchons-nous dans nos voyages et celui de nos vies ?

La pandémie que nous vivons fait ressortir ces questions avec plus de force.

Et qu’attendons-nous de Dieu ? Il nous promet à nous aussi : « je suis avec toi. Je te protégerai partout où tu iras. Je ne t’abandonnerai jamais » 

Prenons le temps pendant la musique de réfléchir aux signes et à la présence de Dieu durant le voyage de notre vie.

Orgue « Folia da Espagna », Bernardo Pasquini (1637-1710), Espagne

2ème lecture : Genèse 35, 1-3 (traduction Parole de vie modifiée) :

Introduction :

Des années plus tard, Jacob est revenu de chez son oncle Laban. Entretemps, il s’est marié et a eu de nombreux enfants. Il est devenu riche et prospère. Après une lutte mystérieuse avec un ange, il a reçu un nouveau nom « Israël » et il a osé aller à la rencontre de son frère Esaü pour se réconcilier avec lui.

Un jour, Dieu dit à Jacob :

« Pars ! Va à Béthel et reste là-bas. Tu me construiras un autel. C’est là que je me suis montré à toi quand tu fuyais devant ton frère Ésaü. »

Jacob dit à sa famille et à tous ceux qui l’accompagnent : « Enlevez les statues des dieux étrangers qui sont chez vous. Rendez-vous purs et changez de vêtements. Préparez-vous, nous allons à Béthel. Là-bas, je vais construire un autel pour Dieu. En effet, c’est lui qui m’a répondu quand j’étais très malheureux, et c’est lui qui m’a aidé pendant le voyage que j’ai fait. »

Message-2ème partie « qu’est-ce que Jacob a trouvé dans son voyage ? Et nous ? »

20 ans plus tard, Jacob est rentré au pays. Au moment de revenir à Béthel pour construire un autel, il regarde en arrière et considère son parcours de vie. Il dit à sa famille :

« Dieu m’a répondu quand j’étais très malheureux, et c’est lui qui m’a aidé pendant le voyage que j’ai fait. »

Qu’est-ce que Jacob a trouvé durant son voyage ? Comment Dieu l’a-t-il aidé ?

Si on considère le vœu de Jacob 20 ans auparavant, nous pouvons constater qu’il a eu à manger et de quoi se vêtir, qu’il a été suffisamment en sécurité, même si les relations avec son oncle Laban se sont dégradées et qu’il a eu peur avant de revoir son frère Esaü. Et il est revenu au pays, a revu son père Isaac.

En bonus, une partie de la promesse de Dieu est accomplie : Jacob a 11 fils et au moins une fille. Il a aussi de grands biens avec des troupeaux nombreux.

Pourtant, je crois que Jacob a aussi trouvé autre chose. Et cela s’exprime par son nouveau nom : Israël qui signifie « Il a lutté avec Dieu ». Ce nouveau nom, Jacob le reçoit pour la première fois après une lutte mystérieuse avec un homme, un ange ou peut-être Dieu lui-même.

Pour la première fois, Jacob s’est battu seul, sans arme, sans contourner le problème par la ruse. Il dira lui-même « J’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve ! »

Il est touché jusque dans son corps. Certains disent que cette blessure guérit Jacob qui devient enfin lui-même sans tromperie. Dans tous les cas, ce voyage a changé Jacob. Il ose aller au-devant d’Esaü, se réconcilier avec lui. Peu après d’ailleurs, les 2 frères enterreront ensemble leur père Isaac.

Le voyage a changé Jacob. Il n’est plus le même. Si on regarde la pyramide des besoins selon Maslow, Jacob a pu remplir son besoin d’estime et même son besoin d‘accomplissement. Le Dieu de son père est devenu son Dieu jusque dans son nouveau nom. Ce Dieu n’est plus seulement celui qui peut remplir ses besoins, faire ce qu’il souhaite. Dieu est devenu pour lui, quelqu’un qui lui résiste, qui le fait avancer et évoluer. Jacob est devenu lui-même dans la rencontre avec Dieu et avec les autres.

Voilà quelques-uns des choses que Jacob a trouvées durant son voyage.

Et nous, qu’avons-nous trouvé dans tous les voyages de nos vies, qu’ils soient des voyages physiques ou des voyages intérieurs ?

Voyageons encore en musique !

Orgue « Gigue », George Frideric Händel, Angleterre

3ème lecture : Hébreux 11, 8-10 + 13-16 (traduction Parole de vie) :

Abraham a cru en Dieu, alors il a répondu à son appel, il a obéi. Il est parti vers un pays que Dieu devait lui donner à posséder, et il est parti sans savoir où il allait. Abraham a cru en Dieu, alors il est allé habiter comme un étranger dans le pays promis par Dieu. Il a habité sous des tentes avec Isaac et Jacob. Eux aussi ont reçu la même promesse qu’Abraham. Abraham attendait la ville qui a des fondations solides. Et c’est Dieu qui a fait les plans de cette ville, c’est lui qui l’a construite.

(…)

Tous ces gens sont morts en croyant en Dieu. Ils n’ont pas reçu les biens que Dieu avait promis, mais ils les ont vus et les ont salués de loin. Et ils ont affirmé qu’ils étaient des étrangers et des voyageurs sur la terre. En affirmant cela, ils montraient clairement qu’ils cherchaient une patrie. Ils ne pensaient pas à celle qu’ils avaient quittée. Sinon, ils avaient bien le temps de retourner chez eux ! En fait, c’est une patrie meilleure qu’ils cherchaient, c’est la patrie du ciel. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu. En effet, il leur a préparé une ville.

Chant Alléluia n°22/07, « écoute  », p.262

Message – 3ème partie « Le voyage de la foi « être un étranger sur la terre » »

Le voyage de Jacob ne s’est pas arrêté avec le constat que Dieu l’a aidé. Peu après, il a eu un 12ème fils Benjamin, mais a perdu son épouse Rachel en couches. C’est un immense chagrin pour lui. Puis, il a enterré son père Isaac. Ensuite, il a perdu son fils Joseph. Jacob l’a cru mort alors que Joseph avait été vendu en Egypte. Il y aura ensuite la famine dans toute la région, l’angoisse de voir ses fils partir en Egypte chercher de la nourriture, puis les retrouvailles avec Joseph devenu gouverneur de l’Egypte. Avant de mourir, Jacob bénit tous ses fils.

Plusieurs textes bibliques utilisent le nom de Jacob, par exemple en parlant du « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » ou simplement du « Dieu de Jacob ». Jacob avec ses voyages est devenu l’ancêtre du peuple d’Israël. Son expérience de Dieu et l’histoire qui en a découlé fait qu’on utilise son nom pour désigner de quel Dieu on parle. Le Dieu de la Bible, notre Dieu, est le Dieu de Jacob. Cela signifie que, dans tous les voyages de nos vies, avec tout ce que nous sommes, avec nos forces et nos faiblesses, avec nos essais et nos erreurs, avec notre foi et nos doutes, ce Dieu-là veut nous rencontrer, cheminer avec nous et nous permettre de devenir pleinement nous-mêmes avec lui et avec les autres.

Des années plus tard, la lettre aux Hébreux place Jacob parmi les nombreux témoins de la foi. Le Dieu de Jésus-Christ est un Dieu du voyage qui est devenu pleinement humain pour cheminer avec nous. Il nous appelle à être des voyageurs sur la terre parce que notre patrie est dans le ciel.

Aujourd’hui, notre monde est devenu plus incertain. Avec la pandémie de coronavirus, voyager pose plus de questions. D’autres défis attendent l’humanité : la crise écologique, les questions migratoires et d’accueil de l’autre, la justice sociale et le partage des ressources.

Sans doute aimerions-nous bien rester chez nous, bien tranquilles et voyager quand nous le souhaitons, comme avant. Peut-être et même sans doute, de nouvelles ouvertures vont apparaître, mais le monde et nos vies ne redeviendront jamais « comme avant » ! Que nous le voulions ou non, nous devrons nous déplacer, au moins intérieurement pour habiter une nouvelle réalité. Le changement est constitutif de la vie.

J’aime cette idée d’être un voyageur sur cette terre, un étranger. Un voyageur sait qu’il y a toujours un risque, une incertitude. Il sait que dans un pays inconnu, il aura besoin des autres. Un voyageur doit faire face à lui-même, découvrir ses forces et accepter ses fragilités. S’il avance ainsi, le voyageur sera toujours surpris par la richesse d’une rencontre ou la beauté d’un paysage.

Alors, pour faire face à l’avenir, devenons ce que nous sommes appelés à être : des voyageurs de la foi, conscients d’eux-mêmes, ouverts à la rencontre des autres dans leur différence, et comptant sur le Dieu de Jésus-Christ qui nous attend tout au long de la route. C’est en lui que repose notre identité et nos vies sont dans la tendresse de ses mains, quels que soient les chemins que nous allons emprunter.

Amen.

Orgue « Sonate », Johann Melchior Dreyer, Autriche

Musique en version longue!

Confession de foi :

Dans nos faiblesses,

Dans nos doutes,

Dans nos oublis,

Jésus, Sauveur, tu es présent

Dans nos luttes,

Dans nos révoltes,

Dans nos refus,

Jésus, Sauveur, tu es présent

Dans nos faims et nos soifs,

Dans nos élans,

Dans nos désirs,

Jésus, Sauveur, tu es présent

Dans nos échecs,

Dans nos questions,

Dans nos angoisses,

Jésus, Sauveur, tu es présent

Quand nous te cherchons,

dans nos voyages et dans nos quêtes,

Jésus, Sauveur, tu es présent

Orgue « Nachspiel », Johann Christoph Kellner (1736-1803), Allemagne

Prière d’intercession

Béni sois-tu, Dieu de toute joie,

pour ta parole des commencements

qui fait éclore la lumière au milieu des peurs,

des angoisses et des désirs désespérés.

Car tu nous redis aujourd’hui ce dont tressaille ton Evangile:

« Je passe près de vous dans la brise imperceptible,

ma voix se fait proche au coeur de vos maisons,

je vous appelle de l’autre rive,

mes bras vous font signe au sommet des collines,

ma face resplendit dans le soleil d’été

et mon ombre vous frôle à la tombée du jour.

Chaque fois que vous vous mettez en route,

Je vous accompagne.

Le voyage de la vie, je le fais avec vous. »

Béni sois-tu, Dieu de toute tendresse

car tu nous redis que tout nous est remis,

Que nous sommes à toi,

et qu’ensemble il nous faut conduire en ton Royaume

celles et ceux que tu places sur nos routes.

Béni sois-tu, Dieu de toute fragilité

car tu as les paroles qui ravivent le goût du sens et de l’existence.

Apaise notre angoisse, relève notre tête

et nous deviendrons les uns,

les unes pour les autres les signes du Messie qui vient.

Nous te remettons les visages connus,

nos enfants qui nous déconcertent par la magie de leur confiance,

nos adolescents qui vivent d’indépendance et de vulnérabilité,

nos adultes qui s’absorbent dans leur travail

et se durcissent dans leurs ornières,

nos vieillards qui s’accrochent à la vie ou se laissent aller à la mort.

Nous te remettons les souffrances journalières,

la misère du monde, la solitude qui est peut-être la nôtre.

Donne-nous la force de franchir l’infranchissable de nos vies.

Mets en nous l’espérance et la joie du royaume.

Amen

Orgue « Walzer », Sophie von Frisching (1793-1854), Canton de Berne, Suisse

Morceau indisponible sur internet, autre morceau de la même compositrice à écouter ci-dessous

Notre Père

O Christ, souviens-toi de nous quand tu viendras dans ton règne, apprends-nous toi-même à prier :

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses, 

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laisse pas entrer en tentation,

mais délivre-nous du mal,

car c’est à toi qu’appartiennent

le règne, la puissance et la gloire,

pour les siècles des siècles.

Amen.

Chant n° 41/28 « A Dieu soit la gloire  », p.600

Bénédiction

Que le chemin s’ouvre sous vos pas.

Que le vent vous pousse en avant.

Que le soleil rayonne sa chaleur sur votre visage.

Que les pluies tombent avec douceur

sur vos champs.

Et jusqu’à vous revoir,

puisse Dieu vous garder dans sa main.

Amen.

Orgue « The Entertainer (1909) », Scott Joplin, USA

From → Prédications

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