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Le mal de notre époque: flirter avec la volonté de réformer

Alors, en (ré)forme? Voilà une réflexion bien enlevée! A nous (re)mettre en tête?

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Le mal de notre époque, ce n’est pas l’ordre établi avec tous ses défauts, non, le mal de notre époque, c’est exactement ce désir mauvais : cette manière de flirter avec la volonté de réformer, cette imposture où l’on veut réformer sans vouloir souffrir ni consentir de sacrifices, cette folle présomption où l’on se prétend capable de réformer sans avoir une notion, pour ne pas dire une haute idée de l’extraordinaire élévation de la pensée « de réformer », cette hypocrisie enfin où l’on fuit la conscience de sa propre incapacité en s’affairant au divertissement de vouloir réformer l’Eglise, la dernière des tâches dont notre époque soit capable.
Quand l’Eglise eut besoin d’une réforme, personne ne se présenta ;
nulle hâte alors pour être de l’entreprise ;
tous reculèrent et fuirent ;
seul un solitaire, le réformateur, se disciplinait dans un complet silence, dans la crainte, le tremblement et nombre de tribulations spirituelles afin d’oser, au nom de Dieu, être l’extraordinaire.
Aujourd’hui, tous veulent réformer, et c’est un vacarme de guinguette ;
loin d’être la pensée de Dieu, c’est une invention d’hommes pleins de fatuité ;
et c’est aussi pourquoi, au lieu de crainte, de tremblement et de longues tribulations spirituelles, on a des hourras, des bravos, des acclamations, des paris, des vivats, des rondes, du tumulte – et une fausse alerte ».

Sören Kierkegaard, Jugez vous-mêmes, Œuvres complètes, Tome 18, Paris, Orante, 1966, p.255 cité in : Gabriel Monnet, L’Eglise émergente. Etre et faire Eglise en postchrétienté, Berlin, 2014, Lit Verlag, p.381

Je crois en Dieu… Culte musical et chanté pour le 500e de la Réforme

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Culte musical et chanté pour le 500e de la Réforme.
Temple de La Côte-aux-Fées, dimanche 2 juillet 2017, 10h

Télécharger ici l’invitation en format pdf

Célébrante : Séverine Schlüter
thème du culte: « le symbole des apôtres: Je crois en Dieu le Père, créateur du ciel et de la terre. »
Organiste : Jean-Samuel Bucher

avec des pièces d’orgues composées par Jean-Sébastien Bach

BIENVENUE !

Je crois en Dieu… – Symbole des apôtres, conférence et prédications

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Série de prédications de juillet et août 2017 sur le Symbole des Apôtres – télécharger ici le programme en fichier pdf

Cultes samedi à Môtiers à 17h30 – dimanche à 10h au lieu indiqué

Dimanche 2 juillet – La Côte-aux-Fées – culte musical et chanté avec des œuvres de Bach à l’occasion du 500e de la Réforme
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre.
Textes bibliques : Genèse 2,4-15 – Luc 17,20-21

Samedi 8 – Dimanche 9 juillet – Les Bayards
Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, et qui est né de la Vierge Marie.
Textes bibliques : Luc 1,28-38 – Matthieu 11,25-30 – Jean 1,14.16-18

Samedi 15 – Dimanche 16 juillet – Couvet
Il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli.
Texte biblique : Matthieu 27,11-26

Samedi 22 – Dimanche 23 juillet – Noiraigue
Il a forcé le séjour des morts (il est descendu aux enfers). Le troisième jour, il est ressuscité des morts.
Textes bibliques : Job 3,13-19 – Matthieu 28,1-8

Samedi 29 – Dimanche 30 juillet – Saint-Sulpice
Il est monté au ciel. Il s’est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, et il viendra de là pour juger les vivants et les morts.
Textes bibliques : Actes 1,6-11 – Apocalypse 21,1-7

Dimanche 6 août – Travers
Je crois en l’Esprit Saint.
Textes bibliques : Jean 4,23-24 – Romains 15,7-13

Samedi 12 – Dimanche 13 août – Fleurier
Je crois la Sainte Eglise universelle,
Textes bibliques : Matthieu 16,13-20 – Apocalypse 3,7-13

Dimanche 20 août – Les Verrières – 500 ans du temple et 500e de la Réformation, culte musical et chanté
la communion des saints, la rémission des péchés,
Textes bibliques : Genèse 18,20-33 – Matthieu 18,21-35

Samedi 26 – Dimanche 27 août – Buttes
la résurrection des morts (de la chair) et la vie éternelle. Amen.
Textes bibliques : 1 Corinthiens 15,35-50

Gagner la bataille de la vie – prédication du 17 juin à l’occasion du dimanche du réfugié

Prédication du samedi 17 juin 2017 à Môtiers à l’occasion du dimanche du réfugié préparée sur la base de la proposition diffusée par l’EPER – David Allisson et Luc Genin –  Texte de la prédication à télécharger ici en format pdf

Lecture de la Bible

Exode 1,8-2,10
Luc 7,1-10

Prédication

David Allisson:

Qu’est-ce qu’a pu ressentir la maman de Moïse ?

Ça devait se bousculer dans son cœur et dans sa tête !

Comment en effet accoucher dans la joie quand on sait la situation politique défavorable?

Comment faire le pari de confier son enfant au fleuve ? Avec quel espoir ? Et est-ce que c’est l’espoir qui lui permet ce geste inimaginable, déchirant pour une mère ?

Et voici que l’enfant lui revient… Il lui revient pour quelques mois, pour quelques années! Mais une fois encore elle doit s’en déprendre et elle l’amène au palais !

Oui, quels sentiments prennent son cœur, à l’heure de ces choix ? Et aussi quelle stratégie ? Que cherche-t-elle ? Que veut-elle pour son enfant ?

Elle aimerait le « sauver des eaux » peut-être ? Le faire échapper au déluge de violence qu’un pharaon inquiet provoque par des décrets inhumains. Ce pharaon a oublié l’histoire récente. Il a peur de ces étrangers sur sa terre. Ces étrangers sont pourtant esclaves, asservis à des tâches pénibles…

Et on connaît la suite : les événements vont se retourner complètement ! L’enfant tout juste sauvé de ces eaux de mort va devenir le sauveur de son peuple ! Parce qu’une mère a osé la folie de se dessaisir de son fils. S’en dessaisir pour le sauver et, finalement – mais ça elle ne le sait pas ! –, sauver tout un peuple.

Luc Genin:

Je pense à ces mamans qui aujourd’hui encore, pour des raisons sans doute assez semblables, consentent comme la maman de Moïse à laisser leur enfant partir devant la violence de la situation, devant l’impossible avenir promis à ceux à qui elles ont pourtant donné la vie.

Les politiques et autres décideurs ont été surpris de les découvrir, si nombreux, frappant à notre porte. Parfois, on n’a même pas cru à leur histoire et à l’âge qu’ils disaient avoir. Pas cru ? Pas voulu croire ? Ce n’était pas possible et bien trop compliqué à gérer.

Et pourtant : nul doute que quand les éléments se déchaînent, une mère cherchera toujours et à tout prix la vie pour son enfant et elle le fera embarquer sur l’arche la plus appropriée à lui garantir un avenir, même si cela signifie un éloignement. Et qui sait, une fois, s’il est sain et sauf, pourra-t-il aider à améliorer le sort des siens ?

Ils sont donc là, ces MNA, ces « mineurs-non-accompagnés ». Aujourd’hui 3’000 en Suisse dont 30% sont âgés de moins de 16 ans. Ils sont protégés par la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant. Hébergés au centre de la Ronde à La Chaux-de-Fonds, actuellement 8 familles à ma connaissance dans le canton de Neuchâtel, se sont lancée dans l’aventure, avec le soutien du Service de protection de la jeunesse.

On le comprend aisément, ces jeunes sont d’abord fortement traumatisés par ce qu’ils ont vécu dans leurs pays d’origine et au cours de leur fuite. En plus des difficultés liées à leur âge, ces adolescents doivent surmonter la difficulté de s’exprimer en français. Ils ont les mêmes goûts pour le sport ou les jeux électroniques que nos adolescents. Ils sont souvent bercés d’illusions sur la vie qu’on mène ici. Tout ce qu’ils sont appelés à vivre dans notre pays représente un véritable défi. Mais avec un soutien adapté, nous avons foi dans leur faculté d’adaptation et d’apprentissage.

Le responsable des parrainages nous a signalé que les  MNA d’origine chrétienne, surtout les érythréens et les éthiopiens ont de fortes attaches avec leur église d’origine qu’elle soit orthodoxe, catholique ou évangélique. Ils y passent de longues heures le dimanche. Leur foi les porte beaucoup. Ce responsable nous a dit qu’il devait même avertir les familles d’accueil ou les parrains-marraines qui souvent proposent des loisirs le week-end que ces jeunes étaient souvent occupés le dimanche!

C’est ainsi que quelques-uns tissent avec l’un ou l’autre des liens plus étroits, leur offre un bout d’abri chaleureux, peut-être comme ce fut le cas pour Moïse, chez la fille du pharaon.

David Allisson:

Devant la folie meurtrière xénophobe du Pharaon, la mère de Moïse résiste. Chifra et Poua, les accoucheuses égyptiennes, résistent elles-aussi. Elles aident au sauvetage. Voilà un nourrisson non accompagné qui a besoin d’un refuge !

Chifra et Poua résistent au mal parce qu’elles « craignent Dieu », comme le mentionne le texte. Réjouissons-nous de la liberté spirituelle de ces deux femmes : Elles sauvent des vies !

Elles nous secouent un peu aussi : quand le pouvoir en place transforme en cimetière liquide le fleuve pourtant garant de vie, n’y a-t-il pas à réagir ? A s’opposer ? A s’opposer à ce dérapage qui va bientôt empoisonner tout le pays ?

Les deux sages-femmes craignaient Dieu.

De quel Dieu s’agissait-il ? N’étaient-elles pas égyptiennes, elles aussi, et se pouvait-il alors qu’elles connaissent le Dieu des Hébreux ? Peut-être… mais pour elles, aussi divin soit-il, le pouvoir du pharaon n’était pas absolu et leur foi leur a permis cette prise de distance qui a sauvé ces bébés du meurtre.

***

L’Evangile nous donne aussi à connaître des « craignant-Dieu », comme les deux sages-femmes. Notamment, Jésus reconnaît comme unique, même parmi le peuple des croyants, la foi du centurion. Sa foi va le faire lutter pour la vie… la vie de l’un de ses esclaves.

C’est un étranger qui aime la nation juive. Un peu comme les deux accoucheuses. C’est aussi un militaire qui sait ce que sont ordre et hiérarchie ; il sait que le maître est là pour commander et les esclaves pour obéir. L’un deux, est malade, et le maître va s’engager pour qu’il recouvre la santé. On est bien loin du pharaon d’alors…

Il y a ici un mélange des peuples et des castes : c’est comme si la vie mise en danger l’exigeait. Et c’est cela, l’un des faits remarquables de ce récit : les barrières sociales et religieuses tombent du moment que la mort menace. Tout le monde se met en route, joue les intermédiaires, aide à la résolution… et tout ça pour un esclave !

La foi prête à provoquer ce remue-ménage est aussi remarquable… et si l’esclave guérit, ce n’est pas sur l’ordre de Jésus. Il ne fait que souligner cette foi, unique en Israël.

Et si cette foi était « unique » parce que, comme une donnée d’ordre d’un général charismatique, elle avait été convaincue, déterminée et motivante, ne se laissant arrêter par aucune frontière ? C’est toute une armée mise au service de la vie de ce jeune esclave, non ?

Luc Genin:

Je pense de nouveau à ces enfants qui arrivent en Suisse, exténués par un voyage interminable. Un voyage qui n’a pas été sans risque : certains racontent des scènes de prostitutions ou d’abus, d’autres des épisodes de guerre. Tous ont été confrontés au désert insupportable, à la mer angoissante, à la mort de proches, aux humains profiteurs. Quel avenir pour eux ? Comment se remet-on de toutes ces affres ? De tout ce malheur ? En guérit-on ?

Mais ces jeunes n’arrivent pas nulle part. Ils arrivent près de chez nous. Ils sont là, avec nos enfants ou petits-enfants à l’école. Ils sont là dans des foyers de l’autre côté de notre rue. A Couvet, nous les rencontrons chaque semaine. Des bénévoles sont présents les vendredi après-midi au Vestiaire où des habits, des chaussures, des couvertures et des jeux sont mis à disposition. D’autres sont présents le jeudi après-midi à la permanence d’accueil. Toute personne intéressée à connaître nos activités ou à rencontrer un requérant d’asile, est la bienvenue les jeudi après-midi entre 15h et 17 à la salle de paroisse de Couvet. Durant l’été, une sortie à la cascade de Môtier sera organisée notamment. En octobre, un atelier de poterie animé par un requérant d’asile et une potière professionnelle offrira la possibilité aux participants de créer les personnages d’une crèche géante qui sera exposée dans ce temple ou ailleurs dans le Val-de-Travers. Ces activités sont mises sur pied en collaboration avec le centre de Couvet, sans distinction de culture ou de religion, sans prosélytisme. L’aumônerie pour les requérants d’asile est active également à proximité des centre de Perreux, Fontainemelon, Tête de Ran, à St-Blaise et à Cernier. Chaque mois, c’est un repas aux saveurs d’Afrique ou d’Asie qui est préparé par les requérant avec l’aide des bénévoles alternativement dans les locaux des paroisses catholique et réformée de Cernier. Enfin à Neuchâtel va s’ouvrir prochainement un espace rencontre et internet aux Valangines.

David Allisson:

Des sages-femmes, des mères courageuses, une princesse accueillante : un réseau se met en place.

Un centurion, ses amis pour porter le message, les notables juifs comme intermédiaires, Jésus : un réseau se met en place.

Un réseau, des réseaux… et la vie retrouve ses chances.

A l’heure de Facebook, nous vivons dans plusieurs réseaux, virtuels ou non ! Nous avons nous aussi plusieurs réseaux… Nous ne sommes pas seuls !

***

Méditons à l’occasion du dimanche du réfugié :

On a le destin d’un garçon sauvé des eaux de la mort. Et quel destin !

On a deux sages-femmes, libres grâce à leur foi, qui accomplissent leur vocation d’accoucheuses de vie malgré les interdictions et la peur ambiantes.

On a un fleuve donné, généreux et garant de vie pour tout un pays mais que d’aucuns veulent transformer en cimetière !

On a un chef militaire assez convaincu pour lancer toute une armée au secours d’un jeune esclave…

Et on a encore ces réseaux d’amis et de connaissances qui se laissent convaincre de donner le coup de main nécessaire, chacun à son moment.

Alors qu’est-ce à dire ? Qu’est-ce à me dire ? Qu’est-ce à nous dire quand on pense notamment à ces jeunes, venus s’échouer dans notre pays, comme Moïse au pied de la fille du Pharaon ?

Oui, qu’est-ce à dire aux « craignant-Dieu » que nous sommes ?

 

Je n’ai jamais vu une telle foi, même en Israël – Luc 7,1-10

Texte pour la prédication du culte du 17 juin 2017 à Môtiers

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1 Quand Jésus eut fini d’adresser toutes ces paroles à la foule qui l’entourait, il se rendit à Capernaüm. 2 Là, un capitaine romain avait un serviteur qui lui était très cher. Ce serviteur était malade et près de mourir. 3 Quand le capitaine entendit parler de Jésus, il lui envoya quelques anciens des Juifs pour lui demander de venir guérir son serviteur. 4 Ils arrivèrent auprès de Jésus et se mirent à le prier avec insistance en disant : « Cet homme mérite que tu lui accordes ton aide. 5 Il aime notre peuple et c’est lui qui a fait bâtir notre synagogue. » 6 Alors Jésus s’en alla avec eux. Il n’était pas loin de la maison, quand le capitaine envoya des amis pour lui dire : « Maître, ne te dérange pas. Je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison ; 7 c’est pour cela que je ne me suis pas permis d’aller en personne vers toi. Mais dis un mot pour que mon serviteur soit guéri. 8 Je suis moi-même soumis à mes supérieurs et j’ai des soldats sous mes ordres. Si je dis à l’un : « Va ! », il va ; si je dis à un autre : « Viens ! », il vient ; et si je dis à mon serviteur : « Fais ceci ! », il le fait. » 9 Quand Jésus entendit ces mots, il admira le capitaine. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare : je n’ai jamais trouvé une telle foi, non, pas même en Israël. » 10 Les envoyés retournèrent dans la maison du capitaine et y trouvèrent le serviteur en bonne santé.

La Bible en français courant – Luc 7,1-10

Des mères et des accoucheuses pour résister au mal – Exode 1,8-2,10

Texte pour la prédication du culte du 17 juin 2017 à Môtiers

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1  8 Un nouveau roi commença à régner sur l’Égypte, mais il ne savait rien de Joseph. 9 Il dit à son peuple : « Voyez, les Israélites forment un peuple plus nombreux et plus fort que nous. 10 Il faut trouver un moyen pour limiter leur nombre. En cas de guerre, ils se joindraient à nos ennemis pour nous combattre et quitter le pays. » 11 Les Égyptiens désignèrent alors des chefs de corvées pour accabler le peuple d’Israël en lui imposant de rudes travaux. C’est ainsi que les Israélites durent construire les villes de Pitom et Ramsès pour y entreposer les réserves du Pharaon. 12 Mais plus on les opprimait, plus ils devenaient nombreux et plus ils prenaient de place, si bien qu’on les redoutait. 13 Les Égyptiens les traitèrent durement, comme des esclaves ; 14 ils leur rendirent la vie insupportable par un travail pénible : préparer l’argile, faire des briques, exécuter tous les travaux des champs. Bref, ils leur imposèrent sans pitié toutes sortes de corvées.

15 Il y avait chez les Hébreux deux sages-femmes, dont l’une s’appelait Chifra et l’autre Poua. Le roi d’Égypte leur donna 16 cet ordre : « Quand vous aiderez les femmes des Hébreux à accoucher, regardez bien l’enfant qui naît : si c’est un garçon, tuez-le, si c’est une fille, laissez-la vivre. » 17 Mais les sages-femmes respectaient Dieu ; elles n’obéirent pas au roi d’Égypte et laissèrent vivre les garçons. 18 Alors le roi les convoqua et leur dit : « Pourquoi agissez-vous ainsi ? Pourquoi laissez-vous vivre les garçons ? » – 19 « C’est que, répondirent-elles, les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes. Elles sont vigoureuses et mettent leurs enfants au monde avant l’arrivée de la sage-femme. »

20 Ainsi les Israélites devinrent de plus en plus nombreux et très forts. Et Dieu accorda ses bienfaits aux sages-femmes 21 en leur donnant des descendants, parce qu’elles lui avaient obéi. 22 Alors le Pharaon ordonna à tout son peuple : « Jetez dans le Nil tout garçon hébreu nouveau-né ! Ne laissez en vie que les filles ! »

2  1 Un homme de la tribu de Lévi épousa une femme de la même tribu. 2 La femme devint enceinte, puis mit au monde un garçon. Elle vit que l’enfant était beau et le cacha durant trois mois. 3 Ensuite, ne pouvant plus le tenir caché, elle prit une corbeille en tiges de papyrus, la rendit étanche avec du bitume et de la poix, y déposa l’enfant et alla placer la corbeille parmi les roseaux au bord du Nil. 4 La sœur de l’enfant se tint à quelque distance pour voir ce qui lui arriverait.

5 Un peu plus tard, la fille du Pharaon descendit au Nil pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient le long du fleuve. Elle aperçut la corbeille au milieu des roseaux et envoya sa servante la prendre. 6 Puis elle l’ouvrit et vit un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié et s’écria : « C’est un enfant des Hébreux ! » 7 La sœur de l’enfant demanda à la princesse : « Dois-je aller te chercher une nourrice chez les Hébreux pour qu’elle allaite l’enfant ? » – 8 « Oui », répondit-elle.

La fillette alla chercher la propre mère de l’enfant. 9 La princesse dit à la femme : « Emmène cet enfant et allaite-le-moi. Je te payerai pour cela. » La mère prit donc l’enfant et l’allaita.

10 Lorsque l’enfant fut assez grand, la mère l’amena à la princesse ; celle-ci l’adopta et déclara : « Puisque je l’ai tiré de l’eau, je lui donne le nom de Moïse. »

La Bible en français courant – Exode 1,8-2,10

La Passion du Gospel à Môtiers

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La chorale Passion Gospel chantera au temple de Môtiers samedi 17 juin : à 17h30 pour l’animation musicale du culte avec la présence de Req’EREN et de requérants d’asile à l’occasion du dimanche du réfugié, à 20h pour un concert gospel et negro spirituals.

Passion Gospel fête cette année ses 20 ans d’existence. Basée à Yvonand, cette chorale d’une trentaine de membre exprime sa passion pour les chants negro spirituals, gospel et élargit son répertoire à d’autres musiques qui rappellent elles aussi les rythmes et dynamiques des voix afro-américaines. Cela va bouger, samedi au temple de Môtiers !

La thématique du culte mettra aussi en mouvement, puisque la célébration rappellera les trajectoires des migrants qui cherchent aujourd’hui un refuge en Suisse et ailleurs dans le monde. En particulier, un nombre important de jeunes, mineurs, voyagent seuls et ont besoin d’un accueil adapté au moment de leur arrivée en Suisse. Il est notamment essentiel à leur avenir qu’ils puissent entreprendre ou poursuivre leur formation. Req’EREN offre accueil et convivialité un après-midi par semaine aux requérants du centre d’accueil de Couvet. Présence, accueil, échanges, dialogue, sourires, jeux et café sont partagés par l’équipe de bénévoles qui met en place ces rencontres.

Samedi à Môtiers, cela se passera sous l’angle de la fête et de la rencontre : par la musique, par la célébration, par le partage d’un repas canadien entre le culte et le concert.

Temple de Môtiers, samedi 17 juin :

17h30 culte avec la chorale Passion Gospel, Req’EREN et des requérants d’asile, suivi d’un repas canadien

20h concert de la chorale Passion Gospel – entrée libre, collecte