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L'Eglise envoyée en mission pour briser les barrières !

Prédication dite aux temples de Môtiers et de Fleurier, les 11 et 12 janvier 2020, par Eric Bianchi, diacre stagiaire.

Textes du jour :

  • Livre du prophète Esaïe (Es 42, 1-4.6-7)
  • Livre des Actes des apôtres (Ac 10, 34-38)
  • Évangile selon Matthieu (Mt 3, 13-17)

Prédication

Vous savez, la musique est en quelque sorte comparable aux textes bibliques et j’espère que notre organiste qui est là-haut, sera de cet avis, faute de quoi je risque de me faire taper sur les doigts à la fin de ce culte…

En fait et dans toute musique, il y a les notes que l’on entend et qui nous portent, qui chantent à nos oreilles. Mais derrière elles, il y a l’état d’esprit avec lequel elles ont été posées sur la partition et le contexte au sein duquel vivait leur compositeur.

Si je demande à chacune et à chacun de vous comment il a ressenti le morceau d’orgue joué au début de ce culte, il est fort à parier que les sentiments différeront. Et je présume que cela sera aussi vrai dans 200 ans, avec le même morceau, dans un contexte de société qui sera probablement différent lui aussi.

Pour les textes bibliques, c’est un peu pareil. Il y a les mots que l’on entend, ce que l’auteur a voulu faire passer, et le contexte dans lequel il a écrit. Les 3 éléments conjugués nous permettent d’entendre les notes et les mots d’une façon différente mais complémentaire.

Lorsqu’on prend le passage du livre des Actes des apôtres que nous avons entendu, on sait que Pierre fait une sorte de résumé de l’Evangile. Mais à qui parle-t-il ? On ne le sait pas. Pourquoi parle-t-il de cela ? On ne le sait pas non plus.

On pourrait s’arrêter là et se borner à décrypter ces quelques lignes en les comparant aux autres lectures. Mais nous y perdrions l’essentiel.

Parce qu’en fait et si on prend en considération ce qui précède et ce qui suit ce passage, nous apprenons plusieurs chose. La première, c’est que Pierre s’adresse au centurion romain Corneille, qui un officier, un capitaine de la force d’occupation. Et nous apprenons aussi que les deux hommes se trouvent dans la maison du militaire. Accompagné de plusieurs autres personnes, Pierre s’y est rendu parce que l’Esprit le lui avait commandé. Corneille avait quant à lui, sur demande d’un ange qui lui était apparu, envoyé un soldat et deux de ses serviteurs chercher Pierre. Et rappelez-vous, dans le contexte de l’époque, il était strictement interdit dans le judaïsme de se rendre chez un étranger, chez un païen.

C’est alors que les frontières de Pierre volent en éclats ; il le dit : « Maintenant, je comprends vraiment que Dieu n’avantage personne : tout être humain, quelle que soit sa nationalité, qui le respecte et fait ce qui est juste, lui est agréable. ».

Il comprend alors que Dieu est le Dieu de toutes et de tous ! Et ainsi,  l’Evangile est transmis à des non-Juifs. Tout de suite après les quelques lignes que nous avons entendues, l’Esprit-Saint interrompt le discours de Pierre en descendant sans prévenir sur tous ceux qui l’écoutaient. Pierre, qui avait une vision bien précise des frontières qui bordaient sa religion, et sans qu’il ne sache comment, a vu ces limites repoussées par l’amour de Dieu. Pierre avancera alors d’un pas de géant dans sa foi et il baptisera sur-le-champ les païens au nom de Jésus-Christ.

Il y a ce que ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas, et ce que l’on nous donne à connaître…

Pour le livre du prophète Esaïe, c’est important de savoir qu’il comporte 3 parties distinctes, lesquelles ont été écrites à différentes époques.

Le passage que nous avons écouté a été rédigé pour sa part au 6ème siècle avant la venue du Christ. Il s’agit de la seconde partie du livre. Le peuple était alors en exil à Babylone et il fallait donner du courage à ceux qui n’avaient pas été déportés. C’est pourquoi on appelle cette œuvre « le livre de la consolation d’Israël ».

Ce mystérieux serviteur dont on parle, peut être attribué au noyau du peuple d’Israël qui n’a pas été déporté et qui lui-même est invité à apporter aux nations, le droit que Dieu instaure. Mais lorsqu’on écoute ce texte avec 2600 ans de recul, on pourrait l’entendre, comme les premières générations chrétiennes d’ailleurs, comme étant le fondement de la mission universelle du Christ.

Encore une fois, il y a ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas, et ce que l’on nous donne à connaître.

Chez Matthieu, on peut également voir que Jean-Baptiste avait une conception différente de l’arrivée du Christ. Je veux dire par là qu’il ne s’attendait pas à le voir arriver humblement au milieu de tous les pêcheurs sur les bords du Jourdain. Et c’est pour cela que dans un premier temps, il s’est opposé à baptiser Jésus.

Mais il accepte finalement, car ce qui se réalise ne dépend pas de lui seul et le dépasse complètement. Ses propres frontières, ses propres barrières volent elles aussi en éclats. Et ce n’est pas la seule chose qui se produit, puisqu’au sortir de l’eau, immédiatement, le ciel s’ouvre, l’Esprit-Saint descend et vient sur Jésus le Nazaréen. La voix qui vient du ciel déclare alors : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; je mets en lui toute ma joie. » Et ce que l’on a entendu, ce n’est rien de moins important que l’investiture de Jésus-Christ dans son ministère…

Cette fois, il y a ce que l’on croit savoir, ce que l’on ne sait pas encore, et ce que l’on nous donne à connaître…

Comme je l’ai dit au début du culte, nous quittons le temps de Noël pour entrer dans le temps ordinaire, autrement nommé le temps de l’Eglise, qui est appelée à être envoyée en « mission » dans le monde. Les 3 textes du jour sont par ailleurs reliés entre eux car ils nous montrent le début de la mission de salut du Christ pour le monde entier.

Maintenant, que nous avons entendu ces mélodies, que nous avons lu certaines partitions, et que nous avons replacé le contexte de vie des compositeurs, il reste une étape fondamentale… Ecoutons dans nos cœurs d’aujourd’hui leurs résonnances…

Et moi, ce que j’entends au plus profond de ma toute petite personne, ce sont les bruits de ces barrières qui tombent, de ces frontières qui éclatent.

Celles qui volent en éclats chez Pierre par la force de l’Esprit !

Celles qui tombent chez Jean-Baptiste lorsqu’il comprend que ses conceptions humaines sont dépassées par celles de Dieu !

Celles qui brisent le désespoir dans le texte d’Esaïe lorsque Dieu dit à ce serviteur : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé par fidélité à moi-même. Je te donne mon appui. Je t’ai formé pour faire de toi le garant de mon engagement envers l’humanité, la lumière des nations. »

Eh bien oui, je sens raisonner en moi une grande symphonie ! Une musique jouée par vous toutes et tous !

Car voyez-vous, chacune et chacun de vous a un instrument différent et chacune et chacun joue en y mettant son cœur. Alors utilisons-là cette musique ! Pour briser, pour faire voler en éclats les frontières et les limites de nos conceptions humaines qui nous enferment. Laissons nos pensées limitées être dépassées par la vérité d’amour divine.

Comme chez Esaïe, ce n’est pas le serviteur qui est au centre du texte, mais c’est l’œuvre de Dieu.

Comme pour Pierre, ce ne sont pas les prescriptions humaines qui sont au centre de la scène, mais la volonté et l’amour de Dieu.

Comme chez Jean-Baptiste, ce ne sont pas ses propres conceptions de comment doit être le Messie qui comptent, mais le Messie qui arrive en homme simple parmi les simples hommes.

Enfin, comme dans un orchestre, ce ne sont pas les musiciens au centre, mais l’œuvre qu’ils jouent. Et ne vous méprenez pas : le chef d’orchestre aujourd’hui ici, ce n’est pas moi : mais c’est Lui !

Mais c’est bien beau monsieur le stagiaire me direz-vous : « mais quelles barrières faut-il mettre à bas et comment le faire ? »

Eh bien, d’abord où sont-elles ces barrières ? Elles sont tout autour de nous ; dans nos villages, dans nos villes, dans nos télévisions. Elles sont de différentes formes et de différentes couleurs. Elles nous séparent des autres lorsqu’on ne se comprend plus. Entre religions, entre croyants et non-croyants, entre frères et sœurs, entre parents et enfants, entre générations. Mais attention ! Elles ne sont pas faites que de bois et de métal, mais aussi de chairs et d’os. Elles sont incarnées dans les personnes qui prêchent la haine, qui prêchent le mépris de l’autre, qui prêchent la peur et qui apporte la discorde.

Rappelez-vous les paroles de Pierre lorsqu’il dit :

« vous savez aussi comment Jésus a parcouru le pays en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. » Je n’ai pas envie d’éluder ce mot terrifiant… Le diable… En grec, le diable se dit « diabolos », autrement dit : « celui qui divise, celui qui désunit, celui qui trompe ».

Mais lorsque je parle de diable, n’imaginez pas de cornes ou de fourche, car il n’en n’est pas question. N’imaginez pas non plus que je prête à une personne d’être l’incarnation de celui que l’on nomme aussi « l’adversaire ». Non, il n’en n’est pas question non plus. C’est bien plus sournois que ça, car la division ne s’immisce pas qu’entre des gens distincts, mais elle peut se faire aussi à l’intérieur de nous.

En fait, ne nous laissons pas diviser au sein de notre orchestre, au fond de nos cœurs, car tous les musiciens comptent par leurs différences et leurs propre richesse. Et par-dessus tout, c’est l’amour de Dieu qui nous aide à lutter contre ces divisions.

Pour ce qui est de la façon de mettre à bas les barrières qui nous entourent, qui nous enferment, je serais bien prétentieux de vous dire : « Faites comme-ci ou comme-ça. » Comme je serais bien prétentieux de dire à notre organiste de jouer comme-ci ou comme-ça.

Parce que votre instrument mesdames et messieurs, c’est votre cœur, et vous le connaissez bien mieux que quiconque.

Il faut être à son écoute, car dans ce cœur, c’est Dieu lui-même qui réside. Alors fermez les yeux… écoutez-le battre… ouvrez votre esprit au sien… 

Dieu disait chez Esaïe : « Tu rendras la vue aux aveugles, tu feras sortir les prisonniers de leur cachot, tu retireras de leur prison ceux qui attendent dans le noir ». Autour de nous aussi, dans notre « aujourd’hui » et dans notre « demain », faisons à notre mesure ce que nous pouvons faire. Si nous ne pouvons pas rendre la vue, nous pouvons toujours accompagner en tenant la main de celui qui ne voit plus.

À celles et ceux qui sont prisonniers/ères, si nous ne pouvons pas les sortir de leurs geôles, eh bien visitons-les, soyons présents déjà pour eux, soyons une humble lumière, tel un reflet du Christ, afin qu’ils ne demeurent pas dans le noir.

Car il nous arrive aussi, si ce n’est d’être aveugles, d’être aveuglés. Aveuglés par les soucis qui nous masquent le jour ; aveuglés lorsque nos sentiments nous débordent, aveuglés par une situation qui nous dépasse.

Car il nous arrive aussi d’être prisonniers et d’attendre dans le noir. Prisonniers de notre passé ; prisonniers d’une maladie ; prisonniers d’une dépendance ; prisonniers de souffrances jamais apaisées.

Et n’oublions jamais que le serviteur d’Esaïe n’était pas seul : « Voici mon serviteur, dit le Seigneur, je le tiens par la main, j’ai plaisir à l’avoir choisi. ». Oui, « je le tiens par la main »…

Et le serviteur de Dieu n’a pas qu’un visage ; il en a des milliards. Tous différents, de toutes les couleurs, de toutes les origines, de toutes les nationalités, de toutes les classes, de tous les sexes.

Dans ce temps d’envoi de l’Eglise dans le monde, voyons pour nous aussi notre envoi auprès de celles et de ceux que nous côtoyons. Brisons ces barrières qui nous séparent. Pas avec un marteau, non… Pas à coups de Bible sur la tête, mais à coups de Bible dans le cœur, à grand coup d’amour. Parce que notre monde en a tant et tant besoin.

Car pour finir, il y a ce que ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas et ce que l’on nous donne à connaître.

Soyons complémentaires et unis. Soyons celle et celui qui doute pour celui qui pense savoir. Soyons celle et celui qui sait pour celui qui ne sait plus. Et ouvrons nos cœurs auprès de celui qui se donne à connaître.

Amen.

La lumière du Christ pour se mettre en route – Culte de l’Epiphanie du 5 janvier 2020

IMG_4534.JPGDimanche 5 janvier 2020, Couvet 17h, Epiphanie

Culte musical et chanté

Culte présidé par Patrick Schlüter

Cliquer ici pour télécharger les textes complet du culte en pdf

Textes bibliques :

Textes complets du culte

Orgue

Accueil–salutation et invocation

Bienvenue à vous, en ce culte musical et chanté où nous fêtons l’Épiphanie.

Tandis que l’hiver et la nuit enveloppaient le monde, voici qu’une étoile est montée au ciel de l’orient ; voici que l’enfant nous a été donné ; voici que le roi des cieux, le prince de la paix a pris visage parmi nous.

Des sages se sont mis en route pour suivre cette étoile. Comme eux, nous voulons la chercher et la trouver.

Toi, le Dieu de la promesse, ouvre pour nous tes horizons d’espérance et de paix, au début de cette année nouvelle.
Que ta tendresse et ton amour, qui sont de toujours et se sont incarnées en ton Fils, nous habitent et nous rendent un regard neuf, où tout devient possible.
Amen.

Chant : « Voici l’étoile du matin »

Louange (d’après Litu Noël AREC 2005)

Oui, en ce temps de Noël, Seigneur Jésus, c’est toi notre lumière !

Tu viens vivre parmi nous et c’est toi qui nous accueilles.

Loué sois-tu !

chant 64/07 « Terre entière, chante ta joie »

L’étoile brillante du matin, c’est toi !

C’est toi qui par ta présence éclaire petits et grands.

C’est toi qui nous conduis quand nous sommes dans la nuit de la tristesse. Loué sois-tu !

chant 64/07 « Terre entière, chante ta joie »

L’étoile brillante du matin, c’est toi Jésus !

C’est toi qui par ta présence rassures petits et grands,

Loué sois-tu !

chant 64/07 « Terre entière, chante ta joie »

C’est toi qui par ta lumière nous permets de trouver notre chemin vers Dieu.

Seigneur Jésus, c’est toi qui brilles pour tous les habitants de la terre.

Merci Seigneur pour ta présence, qui rayonne sur nous et nous remplit de joie.

Loué sois-tu !

chant 64/07 « Terre entière, chante ta joie »

Orgue

Prière avant les lectures :

Par l’étoile, tu as appelé les mages à chercher ton Fils.

tu leur as permis de le trouver dans l’étable de Bethléem et de l’adorer.

Par ta parole, tu continues de nous appeler.

Ouvre-nous à la présence de Jésus dans nos vies.

Amen

Lectures:

Esaïe 60, versets 1-6 (en français courant) :

Debout, Jérusalem, brille de mille feux,
car la lumière se lève pour toi :
la glorieuse présence du Seigneur
t’éclaire comme le soleil levant.

L’obscurité couvre la terre,
la nuit enveloppe les peuples.
Mais toi, le Seigneur t’éclaire comme le soleil qui se lève.
Au-dessus de toi apparaît sa présence lumineuse.

Alors des nations marcheront
vers la lumière dont tu rayonnes,
des rois seront attirés par l’éclat dont tu te mettras à briller.

Regarde bien autour de toi,
et vois tous tes enfants : ils viennent
et se rassemblent auprès de toi.
Tes fils arrivent de loin,
on ramène tes filles
en les portant dans les bras.

En les apercevant,
tu rayonnes de bonheur ;
tu en es tout émue,
ton cœur éclate de joie.
Car les richesses de la mer arrivent chez toi,
les trésors des nations affluent jusqu’à toi.

Ton pays se couvre d’une foule de chameaux :
ce sont les caravanes de Madian et d’Éfa,
arrivant toutes de Saba.
Elles apportent de l’or et de l’encens
en chantant les hauts faits du Seigneur.

Chant « Qui es-tu roi d’humilité » (DMV)

Matthieu 2, 1-12 (en français courant) :

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent :

« Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. »

Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître. Ils lui répondirent :

« A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit : « Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n’es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c’est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël. » »

Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s’informa auprès d’eux du moment précis où l’étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille, moi aussi, l’adorer. »

Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l’étoile qu’ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant, elle s’arrêta. Ils furent remplis d’une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l’enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays.

Orgue

Message

En Jésus-Christ, l’attente prend fin. La lumière vient dans le monde.

Les premiers chrétiens ont lu la venue du Christ à la lumière des prophéties de l’Ancien Testament. Aujourd’hui pour l’Épiphanie, le lectionnaire nous propose une prophétie d’Esaïe 60 en parallèle avec le récit des mages. La lumière est présente dans nos 2 textes avec dans Esaïe 60, Jérusalem qui resplendit comme un phare pour attirer les nations étrangères. Dans Matthieu 2, il y a cette étoile qui amène les mages de l’Orient à Jérusalem pour adorer le roi qui vient de naître.

Oui, le Christ accomplit les prophéties : il est la lumière qui vient dans le monde.

Mais les prophéties ne sont pas de la divination, ni un avenir écrit à l’avance. Elles disent la volonté de Dieu de rencontrer les humains et de les éclairer de sa lumière. Mais de quelle lumière s’agit-il ?

Dieu prend souvent les humains à rebours. Il accomplit sa volonté de manière surprenante. Il est capable d’écrire droit sur les lignes courbes sur des aléas de l’histoire humaine. . Il est capable d’écrire droit sur les lignes courbes de l’histoire de nos vies. Lire la suite…

Culte des familles : "Tu es précieux !"

Quand ? Dimanche 26 janvier 2020 à 10h00

Où ? Au temple de Travers

Pour qui ? Pour toute la famille 🙂

Un culte des familles ?! Voici l’occasion de vivre l’Eglise autrement, de vivre un temps de partage qui, assurément, saura faire le plaisir des petits, des « moins petits », des grands et des « très grands » !

Portés autour du récit « Tu es précieux » de Max Lucado, nous cheminerons en nous interrogeant sur les préjugés posés par les autres sur nous-mêmes ou que nous-mêmes nous posons sur les autres, ceci sans aucun jugement ni aucun accent moralisateur.

Souvent dans notre société, la différence de l’autre est moquée et utilisée à son encontre comme motif de jugement et d’exclusion. Et si dans le regard du Créateur nous y trouvions une réponse différente à la différence ? Et s’il nous murmurait à notre cœur : « Pour moi, tu es précieux… » ?

Alors n’hésitez pas à venir vivre avec nous un voyage unique, et à partager autour de vous cette invitation vers l’ouverture à la richesse de l’autre.

Si des enfants sont intéressés, il y aura pour eux la possibilité de venir à 09h00 déjà pour participer à l’animation du culte. Merci dans ce cas de s’annoncer auprès de Séverine Schlüter, 079 395 13 14, severine.schluter@eren.ch.

Journée oecuménique – dimanche 19 janvier 2020

Lien pour télécharger l’invitation en format pdf

Les Verrières – journée de rencontre et de partage convivial

Aux Verrières, la « Journée œcuménique » appartient à une belle tradition d’accueil convivial. Autour d’une fondue ou de savoureux vol-au-vent, c’est l’occasion de se rencontrer et de partager un moment simple et convivial.

Gens du village et gens du Vallon et d’ailleurs sont invités :

  • d’abord à se rencontrer, catholiques et protestants, pour la célébration au temple d’un culte qui nous rassemblera, et auquel participera le Chœur mixte catholique du Val-de-Travers ;
  • puis le partage se poursuivra à la Grande salle avec un repas et des animations aussi goûteux que raisonnablement coûteux ! 

Pour en savoir davantage et vous inscrire, n’hésitez pas à contacter Paulette Colomb, 032 866 15 30.

Le bénéfice de cette journée sera versé en soutien à l’organisation de la course des aînés des Verrières-Bayards.

David Allisson, pasteur

Journée de carême pour tous – samedi 14 mars 2020 à Fleurier

Ensemble pour une agriculture qui préserve notre avenir

Journée de rencontre et d’animation pour tous les âges dans le cadre de la campagne oecuménique 2020.

Au programme

Dès 9h30 Accueil café-jus d’orange
10h Début de l’animation: ateliers par âges ou en famille
Bible, échanges, jeux, partage et convivialité
Midi: soupe de carême
16h Célébration oecuménique à l’église catholique de Fleurier
17h Fin de la journée

Informations pratiques

Frais d’inscription:
Adultes – Fr. 10.-
Etudiants, apprentis, et -18 ans: Fr. 5.-
Merci de vous inscrire avant le 10 mars auprès de
David Allisson, David.Allisson@eren.ch, 079 362 90 78, 032 861 12 72
Mentionner les noms et prénoms de tous les participants que vous inscrivez et, pour les enfants, leur âge – Merci!

Culte de Noël avec les enfants "Voyageons dans les étoiles"- Couvet, 24 décembre 2019

Culte de Noël avec les enfants et les jeunes
24 décembre 2019, Couvet 17h30

En répétition!

Pasteur : Patrick Schlüter

Écriture de la pièce : Brigitte Rufener

Organiste : Jean-Samuel Bucher

Merci aux jeunes : Olivia, Pauline, Émilie, Lara, Clémentine, Anaïs, Maxence, Karene, Néo, Nolan et Marc

Merci aux enfants : Émilie, Ilan, Aesha, Omar, Leanne, Yovinn, Zainab, Célestine, Childèric, Cynthia, Manon, Mathilde, Nadège, Nicolas et Elias.

Cliquer ici pour télécharger les textes complets du culte en pdf

Accueil

Bienvenue à vous les enfants et les parents, Bienvenue à vous les jeunes qui participez à ce culte de Noël, bienvenue à vous paroissiens du Val-de-Travers ou de plus loin.

A Noël, Jésus vient dans le monde, tel qu’il est avec ses beautés et ses sommets, avec ses malheurs et ses abîmes.

Ce soir, Dieu nous accueille comme nous sommes, avec tout ce qu’il y a en nous, de joie et d’espoir, mais aussi de tristesse et de questions.

Soyons les bienvenus et reposons-nous dans sa présence !

Orgue

Prière du début par les enfants

Allumage d’une bougie

Allume une bougie pour la vie, allume une bougie aujourd’hui. 

Une bougie d’amour pour les enfants blessés,

Une bougie d’amour au cœur de nos foyers,

Une bougie d’amour pour les pays d’Afrique,

Une bougie d’amour pour tous ceux que nous portons dans nos cœurs, au près et au loin.

Allumage d’une bougie

Allume une bougie pour la vie, allume une bougie aujourd’hui.

Une bougie du ciel pour l’enfant des prisons


Une bougie du ciel au cœur de nos maisons

Une bougie du ciel pour l’Asie et l’Océanie,

Une bougie d’amour pour tous ceux que nous portons dans nos cœurs, au près et au loin.

Allumage d’une bougie

Allume une bougie pour la vie, allume une bougie aujourd’hui. 

Une bougie de paix aux enfants de la guerre,

Une bougie de paix aux enfants de la terre,

Une bougie de paix pour le Proche et le Moyen-Orient,

Une bougie de paix pour tous ceux que nous portons dans nos cœurs, au près et au loin.

Allumage d’une bougie

Allume une bougie pour la vie, allume une bougie aujourd’hui. 

Une bougie de joie au fond des petits yeux

Une bougie de joie pour les amis de Dieu

Une bougie de joie pour l’Europe et l’Amérique

Une bougie de joie pour tous ceux que nous portons dans nos cœurs, au près et au loin.

Allumage d’une bougie

Chant d’assemblée « Nuit lumineuse » (Alléluia n° 32-13)

Chant des enfants : Allume une étoile

Pièce des enfants : une étoile se dévoile (pièce écrite par Brigitte Rufener)

Narrateur :

L’histoire que nous allons vous raconter se déroule dans la galaxie « Star-light ».

Une fois par an lorsque le ciel est extrêmement clair et limpide… 

On peut y apercevoir une nouvelle constellation.

Celle-ci n’est visible à l’œil nu qu’entre la 24e et 25e nuit scintillante du 12e cycle de firmament étoilé.

Étoile 1 :

En fait, ça veut dire quoi ?!!

Étoile 2 :

Ben !… Ça veut dire entre le 24 et le 25 du 12e mois de l’année.

Il faut absolument revoir tes cours d’astrophysique !

Narrateur:

Mais revenons à notre histoire….

Nous parlions d’une nouvelle constellation… C’est celle de la « Bergerie ».

Seuls des cœurs purs et des yeux experts peuvent en admirer l’étrange dessin dans l’obscurité profonde de cette nuit particulière.

On peut alors y distinguer comme une sorte d’abri et de tous les points lumineux gravitant alentour imaginer un troupeau de moutons pâturant aux abords du lieu.

Cela ne vous rappelle-t-il pas de beaux et lumineux souvenirs ?

Mais c’est aussi à cette date que les jeunes étoiles en devenir de la constellation choisissent leur avenir.

Plus flamboyantes les unes que les autres, les étoiles montantes se pressent sur le tapis rouge. Elles scintillent de toutes leurs facettes pour impressionner le jury.

Car la plus belle, la plus lumineuse, la plus éclatante des étoiles en devenir qui gagnera le 1er prix aura le privilège d’illuminer la terre en cette nuit très particulière.

Toutes espèrent gagner ce prix prestigieux !

Une pourtant reste à l’écart des autres, elle semble chétive et sans éclat.

Étoile 1 :

Celle-ci ne me fait pas peur !

Étoile 2 : 

T’as raison, elle n’est vraiment pas belle !

Étoile 3 : 

Ce ne sera pas une candidate redoutable !

Étoile 4 : 

Ouais ! Elle est sombre comme une nuit sans étoiles.

Narrateur :

Elles s’esclaffent de rire en se moquant de la petite étoile sans éclat.

Musique brève (style roulement de tambour) pour attirer l’attention

Toutes les étoiles se taisent….

Proxima du Centaure est l’étoile la plus proche de la terre après le soleil…

Invitée d’honneur et présidente du jury, c’est elle qui en dernière instance choisira la nouvelle « Miss constellation » pour l’année lumière à venir.

Très en beauté et admirée, elle s’avance….

Musique pour l’entrée de Proxima

Proxima : 

Un peu de silence svp !

J’invite toutes les étoiles en formation à s’approcher du jury.

Chacune à votre tour vous nous exposerez votre futur.

Ensuite le jury et moi-même délibérerons et choisirons l’astre qui apportera le plus de lumière à la constellation.

Narrateur :

Les étoiles s’avancent et s’exécutent les unes après les autres.

Étoile 1 :

Je veux être une étoile sur le  » Hollywood boulevard  » à Los Angeles.

Je deviendrai célèbre et serai une « star » parmi les « stars ».

Étoile 2 :

Je souhaite devenir l’étoile décernée par un guide gastronomique.

Je ferai connaître les meilleures tables aux gourmets et je pourrai même me multiplier !

2 petites étoiles viennent s’ajouter à l’étoile 2

Étoile 3 :

Moi je préfère devenir « L’étoile mystérieuse » dans le livre de Tintin.

Ainsi je toucherai petits et grands de 7 à 77 ans.

Étoile 4 :

 Je serai l’élu qui rétablira la paix dans la galaxie de « Star Wars ».

Comme ça, je serai connu du monde entier.

Étoile 5 :

Moi je vous dis qu’il faut de l’ordre et de la discipline….

Je serai l’étoile brodée sur les habits des officiers, voilà qui en impose !

Tous m’obéiront, sans exception !

Étoile 6 :

Et pourquoi ne serait-elle pas rouge cette étoile ?…

Je serai donc l’emblème d’un club de foot reconnu.

En plus le sport, c’est bon pour la santé !

Étoile 7 :

Dans une petite vallée d’un petit pays, une étoile bleue fait le bien autour d’elle.

Je serai donc bleue et ainsi on me remarquera de loin.

Étoile 3 :

Personnellement je vois les choses en grand….

Au cœur de la ville lumière, devenir la Place de l’Etoile, voilà un « pari » audacieux.

Étoile 8 :

Mon rêve à moi… Devenir l’emblème de la voiture de luxe.

Cette étoile à 3 branches symbolise la terre, la mer, les airs.

Ainsi je règnerai sur les 3 éléments.

Étoile 9 :

Pour moi la plus belle étoile représente la pureté du geste et du mouvement l’élégance, la beauté, le raffinement. 

Je serai danseuse étoile et je brillerai au firmament.

Étoile 7 :

Je serai l’étoile filante. Cette étincelle qui, dans l’atmosphère terrestre se signale par un trait de Lumière.

Ils sont nombreux ceux qui cherchent à me voir pour faire un vœu.

Étoile 12 :

Je serai l’étoile au bout de la baguette d’une fée. Comme ça, je pourrai faire de la magie et aussi réaliser les vœux des gens.

Étoile 10 :

Moi je serai l’étoile qui se trouve en haut du sapin et qui représente l’étoile des bergers et des mages.

Chant d’assemblée accompagné à l’orgue : Brillante étoile du matin (Alléluia n°32-15)

Narrateur :

S’approche alors la dernière étoile, celle sans éclat apparent.

Elle se demande ce qu’elle fait là … Car elle est si différente des autres.

Mais pas le temps de s’enfuir dans les profondeurs de l’éternité que Proxima la rattrape et l’interpelle :

Proxima : 

Et toi ma « jolie » que vas-tu nous dévoiler ?

Étoile 11 :

Pardonnez-moi Madame mais je ne cherche ni la gloire ni la prospérité, encore moins la postérité.

Je ne cherche pas à régner sur les éléments.

Je ne désire pas davantage titiller les papilles des gastronomes et je ne veux surtout pas changer de couleur.

Proxima : 

Mais alors que veux-tu ?

Étoile 11 :

Je désire rester moi-même, simple discrète.

Être une lueur d’espoir, de chaleur et de réconfort pour tous ceux qui sont en chemin….

Mon vœu c’est être l’étoile qui mène à l’enfant de Noël car c’est lui la lumière du monde, c’est lui et lui seul qui apporte l’amour en partage.

Narrateur :

Tout en s’exprimant ainsi, la petite étoile ne s’était pas rendu compte que son rayonnement s’intensifiait et qu’elle brillait de plus en plus intensément.

FIN de la pièce

Chant des enfants : Chaque enfant est une étoile

Message de Patrick Schlüter en plusieurs parties « Voyage à travers les étoiles dans la Bible » :

Introduction

Ah les étoiles, nous en avons des étoiles plein les yeux après cette pièce des enfants. Gardons encore un peu la tête dans les étoiles en faisant un petit voyage à travers les étoiles dans la Bible. Elles peuvent représenter de multiples choses. De tous temps, les étoiles ont fasciné les humains, d’autant qu’à l’époque de la Bible, il n’y avait pas notre éclairage public qui limite la vue sur le ciel.

Quand on regarde le ciel, on se pose la question de l’essentiel. Mais qu’est-ce qui est essentiel ? Dans l’ancien Testament, les étoiles peuvent dépasser la fascination et devenir des objets de vénération et même des faux dieux. Écoutons un extrait du 2èmelivre des Rois.

Lecture de 2 Rois 17, 16 :

Les Israélites négligèrent tous les commandements du Seigneur leur Dieu, ils se fabriquèrent deux statues de veaux en métal fondu et un poteau sacré, ils adorèrent les astres, ils servirent le dieu Baal.

Reprise

Ici, les étoiles symbolisent tout ce que à quoi nous accordons de l’importance, mais qui nous détourne de l’essentiel. Cette année, dans nos vies, nous avons suivi de nombreux chemins : certains ont été bons, d’autres nous ont égaré. Prenons le temps de méditer en musique à ce que nous avons vécu dans l’année.

  • Musique douce par les jeunes

Introduction au chant :

Tous les chemins que nous avons suivis, confions-les à Jésus-Christ pour qu’il les éclaire de sa lumière. Chantons Jésus le Christ, lumière intérieure.

  • Chant Jésus le Christ, lumière intérieure 2 x (Alléluia n°61-18)

Introduction à la lecture

Dans la Bible, les étoiles font partie de la création de Dieu. Elles servent à éclairer la terre. Écoutons un extrait du poème de la création dans le premier chapitre de la Bible.

Lecture de Genèse 1, 14-17

Dieu dit encore : « Qu’il y ait des lumières dans le ciel pour séparer le jour de la nuit ; qu’elles servent à déterminer les fêtes, ainsi que les jours et les années du calendrier ; et que du haut du ciel elles éclairent la terre ! » Et cela se réalisa. Dieu fit ainsi les deux principales sources de lumière : la grande, le soleil, pour présider au jour, et la petite, la lune, pour présider à la nuit ; et il ajouta les étoiles. Il les plaça dans le ciel pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière de l’obscurité. Dieu constata que c’était une bonne chose.

Introduction au chant de louange

Les étoiles sont une belle et bonne création. Elles symbolisent tout ce qui peut nous émerveiller sur cette terre. Pensons aux beautés de la terre et tournons notre reconnaissance vers Dieu en chantant.

  • Chant « L’enfant qui nait à Bethléem » (Alléluia n° 32-12), strophe 5

Introduction à la lecture

Les étoiles symbolisent aussi le peuple de la promesse qui se développe et grandit dans la confiance en Dieu. Écoutons une promesse faite à Abram dans le livre de la Genèse.

Lecture de Genèse 15, 5-6

Le Seigneur fit sortir Abram de sa tente et lui dit : « Regarde le ciel et compte les étoiles si tu le peux. » Et il ajouta : « Comme elles, tes descendants seront innombrables. » Abram eut confiance dans le Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur le considéra comme juste.

Message

Chacun est précieux pour Dieu. « Chaque enfant est une étoile, un éclat de l’infini. Dieu allume des étoiles dans le ciel de notre vie. », c’est le chant que les enfants ont chanté. Les enfants de la promesse, c’est nous tous et toutes, petits et grands parce que nous sommes appelés par Dieu à entrer dans l’histoire qu’il veut écrire avec son peuple. Dieu nous appelle par Jésus-Christ à faire partie de ce peuple qui vit de son amour. Il nous invite à poser sur chaque être humain de cette terre un regard qui reconnait en l’autre un frère ou une sœur. Ainsi, nous vivons à l’image du Christ qui vient dans notre humanité. Chantons sa venue.

  • Chant « L’enfant qui nait à Bethléem » (Alléluia n° 32-12), strophe 2

Introduction à la lecture : les étoiles montrent le chemin

Les étoiles symbolisent aussi les signes que Dieu nous adresse. Il s’agit de savoir les lire et d’oser se mettre en route. Une étoile est présente dans un des récits de Noël. Écoutons des extraits du chapitre 2 de l’évangile de Matthieu.

Lecture de Mt 2, 1-2 + 9-10

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des mages, des savants spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. »

(…)

Après avoir reçu des instructions du roi Hérode, les mages partirent vers Bethléem. Ils virent alors l’étoile qu’ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant, elle s’arrêta. Ils furent remplis d’une très grande joie en la voyant là. 

Message : regarder les signes de Dieu dans ma vie

Dieu nous adresse des signes. Parfois nous les remarquons seulement après. J’ai posé la question aux catéchumènes ce matin. Voici quelques-unes de leurs réflexions au sujet des signes de Dieu dans notre vie :

  • Des fois, on fait quelque chose de mal. Penser à Dieu nous fait réfléchir pour apprendre à respecter les autres
  • Parfois, on a comme une impression de déjà-vu. Cela nous fait percevoir qu’un moment est important. Peut-être est-ce Dieu qui nous parle.
  • Quand j’ai eu peur dans un avion, un verset que j’avais appris m’a aidé : « N’aie pas peur car je suis avec toi. Ne laisse pas des regards inquiets te perturber, car ton Dieu, c’est moi. » Penser à ce verset m’a calmée quand j’avais peur.
  • Dans un culte comme celui-ci, la joie des enfants est un signe de Dieu

Prenons chacun et chacun le temps de méditer en musique aux signes que Dieu nous a adressé cette année : paroles, personnes, événements, etc.

  • Musique douce

Introduction à la lecture :

La vraie étoile, nous dit le Nouveau Testament, c’est Jésus lui-même. C’est lui l’étoile du matin qui annonce un monde nouveau. Écoutons un extrait de la fin du livre de l’Apocalypse :

Lecture de Apocalypse 22, 16-17

« Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous révéler tout cela dans les Églises. Je suis le descendant de la famille de David, l’étoile brillante du matin. »

L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! »

Que celui qui entend cela dise aussi : « Viens ! »

Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut de l’eau de la vie la reçoive gratuitement

Message

Aujourd’hui, le pouvoir de vie du Christ est toujours là. Il est offert gratuitement pour orienter nos vies, leur donner un souffle nouveau, un autre regard sur la vie, nous rafraichir par son amour.

Parfois, nous attendons de Dieu qu’il soit un magicien, mais lui, il nous offre la lumière du Christ. Cette lumière peut briller aujourd’hui comme une bougie illumine les ténèbres. Écoutons un extrait de la 2èmelettre de Pierre.

Lecture de 2 Pierre 1, 19

Le message des prophètes est pareil à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour paraisse et que l’étoile du matin illumine vos cœurs. 

Conclusion :

Célébrons le Christ, c’est lui l’étoile du matin qui annonce un jour nouveau, un recommencement toujours possible avec lui.

Oui, viens Seigneur Jésus, viens dans nos vies et dans le monde.

Amen.

Orgue

Annonce des étoiles et de l’offrande 

Pour prolonger Noël au-delà des murs de cette église, nous vous proposons maintenant 2 gestes :

Le premier, ce sont des étoiles qui vont être distribuées par les enfants. Elles nous invitent nous aussi à être des étoiles pour refléter la lumière du Christ.

Le 2èmegeste, c’est l’offrande de ce soir. Elle est destinée à soutenir les projets de nos œuvres d’entraide. C’est un acte de solidarité pour monde meilleur. Les enfants et les jeunes vont maintenant passer pour distribuer les étoiles et récolter l’offrande.

Merci pour le partage qui peut se poursuivre à travers ces 2 gestes !

Musique longue par les jeunes

avec distribution des étoiles par les enfants et récolte de l’offrande par les catéchumènes

Chant des enfants « Oui Jésus, je veux porter ta lumière »

Prière universelle par les enfants, puis notre Père

Merci, Père très bon,

pour le petit enfant de Noël, porteur de ton immense amour.

Merci pour les anges que tu nous envoies

et qui nous disent de ta part le sens de notre vie.

Merci pour les bergers qui ont su écouter, comprendre, témoigner.

Apprends-nous, comme ils ont su le faire, à écouter, comprendre, témoigner.

Nous te savons petit et fragile parmi nous ;

donne-nous d’accepter paisiblement nos propres fragilités.

Nous te savons notre frère, ami des petits et des pauvres.

Aide-nous à sortir de notre confort,

donne-nous d’aimer nos frères et nos sœurs en humanité, comme toi tu nous aimes.

Nous te disons les prières qui ont été déposées ici au temple de Couvet pendant la période de l’Avent :

Nous te prions pour les familles endeuillées en ce temps de Noël.

Qu’elles puissent trouver de la douceur et de la paix au cœur de leur chagrin.

Nous te prions pour les enfants qui ont faim.

Que la lumière de Noël illumine même les lieux les plus sombres !

Nos prières, nous les rassemblons dans celle que Jésus nous a enseignée :

Notre Père qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses,

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles.

Amen.

Chant d’assemblée « Voici Noël, ô douce nuit » (Alléluia n° 32-30)

Bénédiction

Béni sois-tu Dieu notre Père !

Donne-nous maintenant, d’accueillir la douceur de Noël

et permets qu’en nos visages, il y ait assez de lumière pour ceux qui sont dans l’ombre !

Permets qu’en nos cœurs, il y ait assez de paix pour ceux qui sont dans la révolte.

Permets qu’au milieu de nous, il y ait assez de tendresse pour ceux qui sont dans la solitude et le deuil !

Chers enfants, chers frères et sœurs, soyez bénis

Au nom de Jésus, ce Fils de lumière, né parmi nous pour qu’il fasse clair dans nos vies.

Amen

Orgue

Noël : En route dans un dialogue lumineux !

Culte du 25 décembre 2019 au temple de La Côte-aux-Fées.

Culte à deux voix : David Allisson, pasteur & Eric Bianchi, diacre stagiaire.

Prédication : Eric Bianchi

Textes bibliques :

  • Livre du prophète Esaïe 52,7-10
  • Évangile de Jean 1,1-18

Prédication

Nous sommes le 25 décembre 2019, jour de Noël.

Les passages bibliques auxquels on penserait en premier pour une telle célébration seraient plutôt ceux de la nativité, dans lesquels il est question d’anges, d’étable, de bergers et du nouveau-né Jésus, entouré de l’affection de Marie et de Joseph…

En fait, ceux-ci ont été lus hier soir, lors de la veillée de Noël.

Mais ne soyez pas trop déçus si vous n’y étiez pas. Les textes de ce jour les rejoignent aussi merveilleusement.

Aujourd’hui, j’aimerais que l’on se demande qui était Jésus avant son arrivée dans le monde et j’aimerais que l’on puisse repartir aujourd’hui avec en nous, un sens à Noël qui nous parle concrètement dans chacune de nos vies.

Et pour cela, je vous invite à une descente, à une immersion dans les profondeurs de nos êtres, dans les profondeurs… de nos cœurs.

Pour commencer cette plongée intérieure, je vais reprendre quelques éléments du passage d’Esaïe que nous avons entendu avant.

Dans le contexte historique du prophète, nous sommes en 587 avant l’arrivée du Christ. Jérusalem a été détruite par le puissant empire babylonien. Une partie du peuple, forcée à l’exil, ne reviendra pas avant presque 50 ans…

Mais écoutons ce que dit le texte : il dit que l’on voit arriver un messager à pied, porteur de bonne nouvelle. Il annonce la paix, le bonheur et le salut. Ces trois mots, c’est tout simplement ce que souhaitaient les habitants de Jérusalem qui n’avaient pas été déportés.

On nous dit aussi que les sentinelles crient de joie car ils voient le Seigneur revenir. Oui, ça y est : Dieu va enfin libérer Jérusalem.

On appelle aussi les ruines à « crier de joies », sous-entendant que la ville serait reconstruite.

Enfin, Dieu fait part de son amour pour toutes les nations et pas seulement pour le peuple élu.

Il est en effet écrit :

« Aux yeux de toutes les nations le Seigneur s’est donné les mains libres pour réaliser son œuvre divine. Et jusqu’au bout du monde on pourra voir la délivrance que nous apporte notre Dieu ». Ainsi, toute l’humanité reconnaitra Dieu comme son sauveur.

Quand j’ai lu ce texte, ce qui m’a frappé d’abord, c’est que l’on aurait dit que l’on parlait de l’arrivée de Jésus dans le monde. Et c’est peut-être pour cela qu’il est lu aujourd’hui.

Dans l’évangile de Jean, on dit qu’au « commencement », autrement dit : aux fondements de toutes choses, « La Parole » existait déjà.

Et qui est la Parole ? Eh bien, c’est Jésus de Nazareth. Jésus qui était avec Dieu et qui était Dieu.

On nous dit aussi : que rien n’a été fait sans lui, que ce qui a été fait avait la vie en lui, et que cette vie était la lumière des hommes.

On nous dit aussi qu’il n’a pas été reconnu par le monde, qu’il n’a pas été accueilli dans son propre pays, autrement dit : que l’obscurité n’a pas reçu la lumière.

Et qu’est-ce donc que cette « obscurité » ? En réalité, c’est le monde coupé de Dieu, coupé de ce dialogue, qui se trouve dans le noir, dans une nuit profonde.

Il est encore écrit : « Personne n’a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, lui seul l’a fait connaître ». Ainsi et en regardant Jésus, on regarde Dieu lui-même.

On parle, on communique avec la Parole de Dieu faite homme, dans notre monde.

Et je crois que c’est une chose importante la communication. C’est notamment ce qui lie les deux textes.

En effet, chez Esaïe, c’est un messager qui vient communiquer la paix, le bonheur et le salut. Chez Jean, c’est Dieu qui communique avec nous par son Fils.

Ça veut dire que Dieu veut renouer un dialogue avec l’humanité. Un dialogue coupé maintes fois par elle.

Mais cette fois, c’est par sa venue incarnée dans le monde qu’il le fait. Oui, c’est lui qui vient à notre rencontre. Mais pour nous dire quoi ?

Je vais vous raconter quelque chose. Ces derniers temps, je me suis entretenu avec des gens d’âges et de milieux très différents. Mais ils avaient tous en commun des blessures intérieures.

Vous les connaissez ; ce sont ces blessures qui ne se voient pas mais qui font tellement mal. En fait, on en a tous, de ces blessures. Plus ou moins guéries, plus ou moins vives.

On peut avoir le regret d’années passées trop vites, des remords sur des choses qu’on aurait bien voulu faire différemment ou que l’on n’a pas faites.

Des choses qu’on aurait voulu dire et que l’on n’a pas dites ou inversement.

Et puis, il y a ces questions qui restent dans le cœur et dans la tête et qui tournent en boucle encore et encore : elles commencent toutes par « Et si ? ». Et si j’avais dit ça et si j’avais fait ça et si je ne l’avais pas fait ?

Maintenant, imaginez ceci :

Votre cœur, votre âme, c’est comme une forteresse à l’intérieur de vous. À force, ces blessures et ces questions, elles viennent à la détruire et pour finir, il ne reste plus que des ruines… Un peu à l’image de celles de Jérusalem dans le passage d’Esaïe.

Et dans ce contexte, on peut se sentir sans domicile, vide de sens, comme si une partie de nous s’en était allée ailleurs. On l’a vu pour le peuple juif, l’exil a duré près de 50 ans et pour nous aussi, le temps de nous reconstruire, le temps de se sentir mieux, eh bien ça peut prendre une allure d’éternité.

Et on se demande un jour : ces souffrances vont-elles disparaître ? Ces souffrances vont-elles diminuer ? Ces souffrances vont-elles se taire ?

Et c’est là que je veux en venir. Noël pour nous, aujourd’hui, ça doit pouvoir nous dire que Dieu est là. Il est dans ce monde.

Vous pouvez le laisser entrer dans votre forteresse intérieure et alors souvenez-vous des paroles du prophète :

« Ruines de Jérusalem, lancez des cris de joie ! »

Oui, car le Seigneur aussi vient.

Il vient nous réconforter, nous libérer de ces poids qui nous pèsent.

Il vient reconstruire nos vies. Il conduit avec lui la partie de nous qui s’était exilée ailleurs.

Mais à l’instar des sentinelles qui ont vu le Seigneur : saurons-nous le reconnaître ? Le laisserons-nous franchir les murs de notre forteresse en ruines ?

Souvenez-vous aussi : « il annonce la paix, le bonheur et le salut ». Et cette paix, c’est quelque chose de beaucoup plus large qu’une paix abstraite que l’on souhaite sans grande illusion.

C’est une paix que Dieu amène à l’intérieur de nous ! Un bonheur qui se reconstruit comme nos ruines et qui finalement : nous sauve !

Jésus est venu en pleine nuit. Lui, la lumière du monde qui illumine l’obscurité ! Laissons-le pénétrer dans NOTRE nuit !

Parce qu’il est, celui qui nous libère de nos poids ;

Parce qu’il est, celui qui éclaire nos vies ;

Parce qu’il est, celui qui parle par la Parole d’amour de Dieu et qui ne demande qu’à établir ce dialogue de tendresse avec nous.

Car notre Dieu n’est pas un Dieu perdu dans un ciel immense à des kilomètres en-dessus de nos têtes. Il n’est pas un Dieu inaccessible, un Dieu qui vit loin de nous. Non, il est un Dieu qui s’est fait homme parmi les hommes pour nous dire son amour, et son envie de nous libérer de nos fardeaux.

Par la prophétie d’Esaïe, Dieu lui-même communique son amour universel. Il nous invite par là même à devenir à notre tour, des messagers de sa paix, de son bonheur et de son salut.

Dans nos vies, dans la profondeur de notre cœur, nous sommes libres d’entendre son amour et nous sommes parfaitement libres d’y répondre ou pas. C’est pourquoi parfois, il nous arrive de détourner la tête, de lui tourner le dos, de lui tourner le cœur. Pour plein de raisons différentes.

Peut-être parce que l’on se sent détruit intérieurement.

Peut-être parce que l’on est en colère contre lui. Et je ne blâme personne ; non, personne.

Combien de fois moi aussi, me suis-je détourné de lui ? Oui… il m’est aussi arrivé de lui tourner le dos, il m’est arrivé de ne plus être à son écoute. Il m’est arrivé de lui fermer les portes de ma forteresse.

Mais ce qu’il y a de merveilleux, c’est que Dieu insiste au-delà de nos éloignements.

Non pas pour être absolument adoré par nous, mais parce que c’est lui qui nous aime.

Il ne tient alors qu’aux hommes, femmes et enfants libres que nous sommes, de faire demi-tour, de se tourner face à lui. Et d’ailleurs « demi-tour » dans la Bible, c’est le sens de « conversion ».

Pour ne pas rompre le dialogue avec Dieu, il faut aussi ne pas rompre le dialogue avec nous-mêmes.

Ça arrive parfois ! On n’écoute plus son cœur, on ne s’aime plus, on ne prend plus le temps de se parler, de s’écouter. Et Dieu peut nous aider.

Il reconstruit les ruines en nous et ce faisant, il peut contribuer à faire en sorte que notre dialogue intérieur se renoue aussi.

Ça nous permet de mieux être à l’écoute de Dieu, mieux être à l’écoute de nous, mais aussi, mieux être à l’écoute des autres.

Alors, acceptons le dialogue !

Acceptons de laisser entrer la lumière du Christ en nous !

Et si nous l’autorisons à nous éclairer de l’intérieur, alors partageons-le ce soleil !

Devenons à notre tour, messagers de cette reconstruction divine.

Heureusement ! il n’est plus question ici de courir de colline en colline comme dans le texte d’Esaïe…

Cependant, nous pouvons être ce messager dans notre entourage, dans notre vie quotidienne, tout autour de nous.

Par exemple, appeler une personne en souffrance pour quelques instants d’humanité partagés ; poser une main sur une épaule trop chargée ; offrir un sourire à un visage étranger…

Parce que la réelle richesse s’inscrit au contact bienveillant de l’autre et dans l’amour et dans l’attention qu’on lui donne.

Et c’est dans la réalité des vies de notre prochain, dans la réalité qui nous entoure au quotidien que ce trésor existe par Dieu.

Alors, moi-même :

Je devrai sans cesse ouvrir mes yeux.

Je devrai sans cesse me rappeler, au milieu de toutes mes routines, que Noël se vit chaque jour.

Je devrai veiller à laisser la porte de mon cœur toujours bien grande ouverte, pour que mes chantiers intérieurs puissent avancer. Pour que ma maison se consolide.

Je devrai sans cesse y construire des annexes pour y inviter toujours plus de gens et surtout, surtout :

Laisser la lumière allumée en tout temps, et le téléphone de mon cœur branché sur le dialogue à l’autre. Car porter cette lumière, c’est comme… devenir un signal dans la nuit, c’est comme… devenir un phare dans le brouillard. N’oublions pas : si faible soit la flamme d’une bougie, elle n’éclaire jamais mieux que dans la nuit.

Alors porter cette lumière, c’est déjà témoigner de cet amour reçu, de cet amour échangé. Et donner cette lumière, c’est ouvrir le dialogue à la vie.

Amen.