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Reposez-vous un peu. Prédication des 17-18 juillet 2021

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Lecture de la Bible

Jérémie 23,1-6
Marc 6,30-34

Prédication

de David Allisson, largement reprise de Marie-Noëlle Thabut.

RETOUR DE MISSION : REPOSEZ-VOUS UN PEU

Jésus a pour la première fois envoyé les disciples en mission (Mc 6,7-13). Les voilà maintenant de retour. Marc décrit rapidement ce qu’ils ont fait : « Les disciples partent et ils demandent aux gens : « Changez votre vie ! » Ils chassent beaucoup d’esprits mauvais, et ils guérissent beaucoup de malades, en versant de l’huile sur eux. » (6,12-13). Ils ont donc fait très exactement ce qu’ils voient Jésus faire depuis le début de leur rencontre : guérir les malades, chasser les démons, enseigner.

Marc veut certainement faire entendre à ses lecteurs que la mission des Douze est dans la parfaite continuité de celle de Jésus.

Il a pris bien soin de les décrire en parallèle ; on peut noter en effet que le début de la mission de Jésus et celui de la mission des Douze se ressemblent : le lieu est le même (la Galilée), et surtout le contexte : Jésus a commencé « après que Jean a été mis en prison » (1,14), les apôtres commencent à leur tour au moment de la mort du même Jean-Baptiste. Marc raconte l’arrestation et l’exécution de Jean-Baptiste dans l’intervalle entre leur envoi en mission par Jésus et leur retour (6,17-29). Quant au contenu de l’enseignement, s’il n’est pas précisé, c’est parce qu’il ressemble certainement à celui du Maître, résumé par Marc au début de son évangile : « Un jour, Jean est mis en prison. Alors Jésus va en Galilée. Il annonce la Bonne Nouvelle de Dieu et il dit : « Le moment décidé par Dieu est arrivé, et le Royaume de Dieu est tout près de vous. Changez votre vie et croyez à la Bonne Nouvelle ! » (Mc 1,14-15).

Voici donc maintenant le retour des Douze : « Après leur première mission, les apôtres se réunissent auprès de Jésus. Ils lui racontent tout ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont enseigné. » C’est la première fois que Marc emploie le mot « apôtres » (qui signifie « envoyés » en mission), jusqu’ici il les appelait les « disciples » (« enseignés ») : désormais, ils partageront la mission de Jésus.

Curieusement, à leur retour, la première chose que leur propose Jésus, c’est de prendre de la distance : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » Si l’on se souvient, après sa première journée à Capharnaüm, où il avait abondamment enseigné, guéri les malades, chassé les démons (1,21-34), Jésus aussi avait pris de la distance. Marc note : « Le matin suivant, pendant qu’il fait encore nuit, Jésus se lève et sort de la maison. Il va dans un endroit désert, et là il se met à prier. » (1,35). Il s’était arraché au succès et était parti se ressourcer dans la prière. Les « envoyés » de tous les temps sont certainement invités ici à en faire autant : Marc répète à deux reprises cette retraite de Jésus et de ses apôtres « à l’écart dans un endroit désert » (v. 31 et 32). Entre deux, Marc note la présence de la foule : manière de nous dire ‘ce n’est pas une fuite-dérobade que Jésus leur propose, c’est un ressourcement pour mieux servir la foule’. A Capharnaüm, c’est dans cette pause que Jésus avait puisé la force de continuer son chemin et son enseignement, au lieu de s’installer (1,38).

AU SERVICE DE LA MULTITUDE

Mais la foule les suit, elle s’impose et avec elle, s’impose l’urgence de la mission. Dans son évangile, Marc insiste souvent sur cette présence de la foule qui poursuit Jésus partout : par exemple dans le récit de l’appel de Matthieu : « Une foule nombreuse vient auprès de lui, et il les enseige. » (Mc 2,13) ; ou pour introduire le discours en paraboles : « Jésus se met à enseigner, au bord du lac. Une foule très nombreuse se rassemble autour de lui. C’est pourquoi il monte dans une barque qui est sur le lac, et il s’assoit. La foule reste à terre, au bord de l’eau. » (Mc 4,1)

Ou encore, à Génésareth : « Partout où Jésus va, dans les villages, les villes, les fermes, les gens viennent mettre les malades sur les places et ils le supplient : « Laisse-les seulement toucher le bord de ton vêtement ! » Et tous ceux qui le touchent sont guéris. » (6,56).

Marc insiste, cette foule ne vient pas seulement de Galilée, elle vient de partout : « Jésus part avec ses disciples vers le lac de Galilée. Une foule nombreuse le suit. Les gens viennent de Galilée, de Judée, de Jérusalem, de l’Idumée, de la région qui est de l’autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon. Cette grande foule vient voir Jésus, parce qu’elle a appris tout ce qu’il fait. Alors Jésus dit à ses disciples : « Préparez-moi une barque, pour que la foule ne m’écrase pas ! » En effet, Jésus a guéri beaucoup de gens, et tous ceux qui souffrent de maladies se précipitent sur lui pour le toucher. » (3,7-10). Et cette foule reste parfois des jours à l’écouter.

C’est ce qui décidera Jésus à accomplir la deuxième multiplication des pains : « Un autre jour, une grande foule se rassemble de nouveau. Les gens n’ont rien à manger. Alors Jésus appelle ses disciples et il leur dit : « J’ai pitié de cette foule. Depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et ils n’ont rien à manger. Si je leur dis de rentrer chez eux, sans manger, ils n’auront pas la force de continuer leur chemin. En effet, quelques-uns sont venus de loin. » (Mc 8,1-3).

Tout ceci fait donc penser que Jésus a reçu un très bon accueil de beaucoup ; mais ce succès même a déclenché l’inquiétude des autorités religieuses : dès le chapitre 3, on apprend que des scribes sont « descendus de Jérusalem » (3,22).

Revenons à notre texte : en débarquant, Jésus voit donc cette grande foule (cinq mille hommes), « Son cœur est plein de pitié. En effet, les gens sont comme des moutons sans berger, et il se met à leur enseigner beaucoup de choses. »

Il les instruit d’abord, il accomplira une première multiplication des pains, ensuite (6,35-44). Deux manières de les nourrir. Quand Marc dit la pitié de Jésus, il utilise le mot grec (« splangna ») qui désigne les entrailles, la profondeur de l’être ; c’est un équivalent du mot hébreu (« rahamim ») que l’on traduit souvent par miséricorde.

Rien d’étonnant à ce que Jésus éprouve pour les hommes la pitié même de Dieu, une pitié telle qu’il a envoyé son Fils.

Marc, à la différence de Jean (Jn 10), ne développe pas le thème du bon berger, mais il est présent ici en filigrane : « Son cœur est plein de pitié. En effet, les gens sont comme des moutons sans berger. » On entend résonner ici les plaintes de Jérémie sur les mauvais bergers qui ont mal dirigé le peuple d’Israël. Et, depuis des siècles, on attendait le Messie qui serait un vrai bon berger. Cette fois, nous dit Marc, le Bon Berger, le Messie est parmi nous.

Ce Messie propose le repos aux fatigué·e·s et la légèreté à celles·ceux qui portent lourds :

« Venez avec moi dans un endroit isolé, loin de tout le monde, pour vous reposer un peu. Ils partent dans une barque, seuls, pour aller dans un endroit isolé » (Marc 6,31-32)

On a donc le droit de se reposer ! Est-ce que le repos serait tout simplement de l’humilité et de la confiance ?

Cela me rappelle le psaume 127,2 : « Le Seigneur en donne autant à son bien-aimé pendant qu’il dort.

Pour rien, vous vous levez très tôt,

pour rien, vous vous couchez très tard.

Le Seigneur en donne autant à son bien-aimé pendant qu’il dort. » Amen

Comme des moutons sans berger – Marc 6,30-34

Texte lu au culte les 17 juillet 2021 à Couvet et 18 juillet 2021 à Fleurier. Voir aussi Jérémie 23,1-6 – lien

Photo de Olga Lioncat provenant de Pexels

Les apôtres se réunissent auprès de Jésus. Ils lui racontent tout ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont enseigné. Jésus leur dit : « Venez avec moi dans un endroit isolé, loin de tout le monde, pour vous reposer un peu. » En effet, il y a beaucoup de gens qui vont et viennent, et les apôtres n’ont même pas le temps de manger.

Ils partent dans une barque, seuls, pour aller dans un endroit isolé. Mais les gens les voient partir, et beaucoup les reconnaissent. Alors ils viennent en courant de toutes les villes et ils arrivent avant Jésus et ses disciples.

Quand Jésus descend de la barque, il voit une grande foule. Son cœur est plein de pitié. En effet, les gens sont comme des moutons sans berger, et il se met à leur enseigner beaucoup de choses.

Marc 6,30-34 – La Bible Parole de Vie

Prédication de Ion Karakash, 11 juillet 2021 – Marc 6,1-13

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Prédication sur Marc 6 / 1-13

Noiraigue, 11 juillet 2021

Prédication du dimanche 11 juillet 2021

Voilà un récit qui pourrait nous dérouter ou même nous décourager : nous sommes tellement loin, tellement différents des disciples que Jésus envoyait pour une mission des plus efficaces, où leur prédication s’accompagnait d’exorcismes et de guérisons ! Dans son Evangile, Matthieu parle même de morts que les disciples ressusciteraient !… (Matth. 10/8)

Bien sûr, leur situation n’est plus la nôtre : alors qu’ils mettaient en œuvre l’Evangile dans toutes ses dimensions, nous vivons à une époque où on confie médecine et thérapies du corps à des soignants qualifiés, – dont beaucoup sont d’ailleurs croyants -, laissant aux Eglises, aux paroisses et aux aumôneries la proclamation de la Parole et l’accompagnement des âmes. Bien sûr, il n’avait pas à l’époque de rayons-X pour diagnostiquer les maladies ni vaccins ou pilules pour les guérir, – et les disciples que Jésus envoyait n’avaient pas d’agendas remplis d’actes ecclésiastiques, de catéchismes ni de séances de conseils ou de commissions…

Il n’en demeure pas moins que ces compagnons partant deux à deux avec la seule force du Saint-Esprit nous interpellent par leur témoignage d’un Evangile dans sa plénitude, alors que nos Eglises dites ‘traditionnelles’ semblent s’essouffler et peinent à faire face aux défis de notre temps.

Cela m’inspire quelques réflexions pour nos communautés actuelles et nos Eglises.

Je note d’abord que Jésus envoyait ses disciples deux à deux, plutôt que seuls ou en groupe. Cela me rappelle une remarque apparemment banale de l’Ecclésiaste, un ancien sage d’Israël : ‘Deux valent mieux qu’un seul, parce que si l’un vient à tomber, l’autre est là pour le relever. Malheur à qui est seul et tombe !…’ (Eccl. 4/10)

Une constatation de simple bon sens qui tient compte de la fragilité de nos personnes comme de nos réalisations, toujours provisoires, soumises à l’épreuve du temps.

Par ailleurs, cet envoi deux par deux préserve de l’esprit de compétition et de performance, de tout vedettariat, – une tentation qui n’épargne pas l’Eglise, par exemple sous la forme de comparaisons entre ministres, plus ou moins efficaces, ou entre paroisses, plus ou moins attractives et riches d’activités diverses, sans parler de leurs comptes et de leurs bilans…

Cet envoi couronné de succès des disciples deux par deux est d’ailleurs précédé dans l’Evangile par l’apparent échec de Jésus dans sa propre région d’origine : les gens de Nazareth et des environs ne voient en lui que le fils de Marie, frère de Jacques et de ses autres frères et sœurs, et ils s’avèrent incapables d’accueillir son message, en sorte que, – comme dit l’évangéliste Marc -, Jésus ne pouvait faire là aucun miracle, – si ce n’est qu’il guérit quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonnait de leur manque de foi.’

Voilà qui devrait nous rassurer, – à double titre -, et nous encourager :
D’une part, même à Jésus, il est arrivé d’échouer, de ne pas parvenir à convaincre les gens lorsqu’il les appelait à une vie nouvelle, – à Nazareth, dans son propre village, mais plus tard aussi, par exemple avec cet homme riche qui cherchait Dieu et son Royaume, mais n’était pas disposé à se séparer de ses biens pour se mettre en chemin… (Marc 10/17-22)

D’autre part, l’échec essuyé par Jésus à Nazareth n’a pas empêché ses disciples de partir, comme il le leur demandait, – … et de réussir, au-delà même de toute attente.
L’échec peut faire partie du témoignage de l’Evangile, – mais il n’en est pas le dernier mot !

***
L’autre particularité surprenante de l’envoi des disciples est l’extrême pauvreté des moyens mis à leur disposition : Marc parle d’une seule tunique, d’un bâton et d’une paire de sandales, – Luc et Matthieu suppriment même les sandales et le bâton !
Un équipement des plus légers, d’après l’Evangile : le minimum indispensable pour parcourir les campagnes de la Galilée sans s’encoubler ni se blesser les pieds.
Un équipement qui correspondait par ailleurs à ce que prescrit le livre de l’Exode pour la célébration de la Pâque alors que le peuple d’Israël était esclave en Egypte :
‘Vous consommerez l’agneau ou le chevreau pascal la ceinture nouée à vos reins, vos sandales aux pieds et votre bâton à la main’ (Exode 12/11), – constamment prêts à vous mettre en route pour la longue marche qui vous mènera à la terre promise et à la liberté…

Cela ressemble à la situation des disciples alors qu’ils cheminaient de village en village, résidant de manière provisoire là où on les accueillait avant de repartir plus loin.
Cet équipement réduit à l’essentiel devait leur permettre de ne pas renoncer lorsque leur témoignage était rejeté quelque part : ils devaient s’en aller aussitôt ailleurs, secouant leurs sandales pour n’emporter de leur passage pas la moindre poussière ni aucune amertume.

C’est que l’échec faisait partie intégrante de la mission que Jésus leur confiait, après qu’il en avait lui-même fait l’expérience : réussir n’en était pas le gage ni la condition pour persévérer ! Et ce n’est pas à eux, mais à Dieu seul qu’il appartiendrait de répliquer à ceux qui auraient rejeté l’Evangile, quand et comme lui le jugerait opportun…

Quant aux disciples, leur mission était uniquement d’annoncer l’Evangile et de guérir, de faire du bien, délivrant de leurs maux celles et ceux qui les accueilleraient.
D’ailleurs, – contrairement à Matthieu, où Jésus demande aux disciples de s’informer lorsqu’ils arrivent dans un village pour savoir si quelqu’un était ‘digne’ avant qu’ils aillent demeurer chez lui (Matth. 10/11) –, d’après Marc, Jésus ne se souciait nullement de la vertu ni des qualités de ceux qui hébergeraient les disciples : il suffisait qu’ils leur ouvrent la porte de leur maison !

Cet équipement minimal des disciples que Jésus envoyait deux à deux m’interpelle par le contraste avec l’attention que nos Eglises – et nous-mêmes d’ailleurs – portons souvent à nos moyens, – à nos bâtiments, nos instruments ou nos apparences.
L’essentiel est toujours d’oser aller de l’avant, – avec nos simples sandales, nos bâtons et nos tuniques du moment, sans nous laisser décourager si le succès n’est pas au rendez-vous : aujourd’hui comme au temps des disciples, la réussite n’est pas le gage ni la condition du témoignage chrétien !

Aujourd’hui comme à l’époque de Jésus, l’échec reste possible, – l’absence de réponses ou d’approbations…

C’est que le monde n’était pas et qu’il n’est toujours pas l’Eglise, peuple que Dieu rassemble. Aussi est-il normal que l’Evangile ne soit pas accueilli par tous, et même que ses messagers, ses témoins, puissent parfois être mal reçus.
Il arrive d’ailleurs que ce rejet soit une conséquence d’erreurs passées de l’Eglise, lorsqu’on a parfois confondu l’Evangile avec le pouvoir – ou avec l’ordre moral -, et que certains prétendus témoins se plaisaient à jouer les juges menaçants et les censeurs… ou les prophètes d’apocalypses…

Le monde n’est pas l’Eglise, – … mais il est plein de femmes et d’hommes qui aspirent toujours à une guérison, à un changement de leur vie, pour parler comme l’Evangile, – peut-être d’autant plus après le temps de pandémie, de peurs et d’incertitudes qui a remis en question tant d’habitudes et de comportements…

Beaucoup de gens ressentent aujourd’hui le besoin de faire le point de leur vie et de leurs relations, – besoin aussi de retrouver confiance en eux-mêmes et en autrui pour reprendre autrement leur route…

‘Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie !

Je ne sais pas qui est l’auteur de cette phrase, mais elle résume parfaitement le message de conversion et de guérison que Jésus confiait à ses disciples quand il les envoyait deux par deux, au nom de l’Evangile, vaincre les démons de toujours qui se nomment fatalisme et résignation, indifférence au prochain et repli apeuré sur soi…

A nous d’en être aujourd’hui témoins – avec nos faiblesses, nos limites et nos imperfections -, sachant que nous ne serons jamais abandonnés à nous-mêmes, isolés, et que la force nous viendra de Celui qui nous a appelés et nous envoie, – comme les disciples d’autrefois !

* * * * * Ion Karakash

Ouvrez des passages. Offrez une respiration. Culte du 4 juillet 2021

Image par Sabine Löwer de Pixabay 

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Culte du 4 juillet 2021, temple des Verrières

Lecture de la Bible

Ezéchiel 2,1-5
Marc 6,1-6

Prédication

de David Allisson, largement reprise de Marie-Noëlle Thabut.

Famille, je t’aime. Famille je te déteste.

Pour Jésus et les prophètes, cela semble être vraiment ça. Réunis pour fêter la présence au monde d’une enfant baptisée aujourd’hui, c’est plutôt famille je t’aime, du côté joyeux et reconnaissant.

D’après l’évangile de Marc, Jésus a quitté son village de Nazareth au début de sa vie publique pour rejoindre Jean-Baptiste au bord du Jourdain et se faire baptiser (1,9). Puis il a commencé sa prédication en parcourant une partie de la Galilée ; il est même allé de l’autre côté de la mer de Tibériade, dans les villes de la Décapole, carrément à l’étranger, y compris du point de vue religieux (chap. 5). Quand il s’installe quelque part, Capharnaüm semble être sa ville d’élection ; il n’est plus question de Nazareth pendant les cinq premiers chapitres de Marc ; quant à son entourage, Jésus s’est choisi des amis, qu’il appelle ses disciples (3,13). Comment réagit sa famille ? Marc note seulement au chapitre 3 l’opposition de quelques-uns qui le croyaient devenu fou.

Les autres sont visiblement partagés : nombreux sont ceux qui ont été séduits par Jésus, par son enseignement et ses miracles ; les Pharisiens et leurs scribes, quant à eux, ont déjà à plusieurs reprises manifesté leur hostilité ; certains ont même déjà décidé de se débarrasser de lui (3,6) : son crime, guérir des malades, n’importe quand, et même pendant le repos du jour du sabbat !

Et voici que Jésus revient pour la première fois dans son village de Nazareth.

L’enfant du pays est de retour à la synagogue de Nazareth un matin de sabbat. Marc note seulement la présence de ses disciples : « Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. » Puis il ne parle plus d’eux ; eux vont assister à la scène, apparemment sans intervenir, mais cela leur servira de leçon pour l’avenir et ce qui les attend eux-mêmes. Car si, jusqu’à présent, Jésus avait déjà rencontré des oppositions, ici, c’est bien pire, il essuie un véritable échec : au point de ne même plus pouvoir accomplir un seul miracle (v. 5) ; son propre village le refuse : toute l’attention du récit se concentre sur la réaction des anciens voisins de Jésus ; dubitatifs au début, ils deviennent peu à peu franchement hostiles.

Tout commence par des questions bien humaines : « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ?… N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »

« Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ?… N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie… ? » Traduisez : son enseignement et ce qu’on sait de son action dans la région en font un personnage hors du commun ; or, nous savons bien, nous d’où il sort ; il est comme nous, rien de plus ; d’où lui viendraient ses pouvoirs ? Si c’était un prophète, on l’aurait su, déjà ; il y a incompatibilité entre la grandeur de Dieu et la modestie de ses origines humaines.

C’est bien le drame d’une partie des contemporains du Christ, semble dire Marc : enfermés dans leurs idées sur Dieu, ils n’ont pu le reconnaître quand il est venu.

Marc revient très souvent sur cette question que pose la personnalité de Jésus : à Capharnaüm, déjà, les gens « se demandaient les uns aux autres : Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » (1,27).

De la surprise à l’hostilité

A Nazareth (6,2), comme à Capharnaüm (1,22), les assistants ont d’abord été « frappés d’étonnement » ; mais à Nazareth, les choses ont mal tourné, l’étonnement a viré au scandale : ici, Marc a certainement choisi volontairement le mot grec (skandalon) qui évoquait la pierre d’achoppement dont parlait Esaïe ; imaginez un chef de chantier qui se trouve devant une pierre de forme imprévue : soit il l’intègre à sa construction dont elle devient une pierre maîtresse ; soit il la méprise, et la laisse traîner sur le chantier, au risque de buter dessus. Cette image illustrait pour Esaïe le contraste entre celui qui croit et celui qui refuse de croire. Pour celui qui croit, le Seigneur est son rocher, comme disent certains psaumes, sa sécurité ; mais ceux qui refusent de croire se privent eux-mêmes de cette sécurité et le choix des croyants devient pour eux incompréhensible et proprement scandaleux.

Chez Matthieu et Luc, le même thème est repris sous une autre forme : « Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute », dit Jésus lui-même. (Mt 11,6 ; Lc 7,23). Pour le dire autrement, heureux sont ceux qui ont eu le bonheur de s’ouvrir au mystère de Jésus et de reconnaître en lui le Messie ; pour eux, le Christ est désormais le centre de leur vie ; au contraire, malheureux sont ceux qui, comme à Nazareth, se sont fermés à sa parole et à son action.

Curieusement, les plus proches ne sont pas les mieux préparés à faire le bon choix : Jésus, comme Ézéchiel (première lecture), comme Jérémie, comme tant d’autres avant lui, constate que nul n’est prophète en son pays : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Manifestement, Jésus ne s’attendait pas à cette réaction scandalisée, puisque Marc affirme : « Il s’étonna de leur manque de foi ». On peut déjà être surpris nous-mêmes que Jésus s’étonne : cela veut dire que, pour lui, tout n’était pas écrit d’avance ; d’autre part cet étonnement est mêlé de tristesse : un peu plus haut, devant une opposition semblable venant des Pharisiens, Marc a noté que Jésus était « navré de l’endurcissement de leurs cœurs » (Mc 3,5). Au niveau de Jésus, cet épisode peu glorieux de Nazareth fait déjà pressentir la croix ; pour l’avenir, il préfigure le sort des prophètes de tous les temps, affrontés à une incroyance quasi structurelle. On veut bien l’écouter mais on reste de marbre. Cet insuccès de la parole devient frustrant pour celle ou celui qui se sent prophète. Vous avez déjà constaté que cela rend particulièrement agressifs certaines personnes qui se sentent appelées à transmettre un message de la part de Dieu destiné à convaincre et à sauver. Du coup, on se méfie du prosélytisme un peu partout.

Et cette indifférence des participants barre la route aux miracles. Ici, Marc retourne la proposition : là où il n’y a pas de foi, il ne peut pas y avoir de miracle. Jésus est empêché de développer son jeu, comme on dirait à l’Euro.

Il ne put faire là aucun miracle.

Et pourtant, l’épisode se clôt quand même sur une petite lueur d’optimisme : même à Nazareth, dans ce climat d’hostilité, Jésus a pu opérer quelques guérisons ; cela veut dire en clair que malgré les mauvaises volontés, tout espoir n’est jamais perdu !

Dans nos vies aussi, il nous arrive de nous trouver devant des murs là où nous espérions des ouvertures.

La confiance et la parole nous sont données et rappelées, comme au prophète Ézéchiel. Elles ouvrent des passages. Elles offrent une respiration. Que vous soyez écoutés ou non, ouvrez à la vie. Amen.

Nul n’est prophète en son pays – Marc 6,1-6

Texte lu au culte du dimanche 4 juillet 2021, temple des Verrières

Qui sera prophète dans ton pays? photo provenant de Pexels

1 Jésus quitte cet endroit et il va à Nazareth, la ville où il a grandi. Ses disciples l’accompagnent. 2 Le jour du sabbat, il se met à enseigner dans la maison de prière. Il y a beaucoup de gens. En l’écoutant, ils sont très étonnés et ils disent : « Qui lui a appris tout cela ? Cette sagesse qu’il a reçue, qu’est-ce que c’est ? Et ces miracles qu’il fait, comment les fait-il ? 3 Pourtant, c’est bien le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon, et ses sœurs vivent ici chez nous ! » Cela empêche les gens de Nazareth de croire en Jésus. 4 Alors Jésus leur dit : « Un prophète est respecté partout, sauf dans sa ville, dans sa famille et dans sa maison. » 5 Jésus ne peut faire aucun miracle à Nazareth. Pourtant, il guérit quelques malades en posant les mains sur leur tête. 6 Et il s’étonne parce que les gens ne croient pas. Ensuite, Jésus va enseigner dans tous les villages qui sont autour de Nazareth.

Marc 6,1-6 – La Bible Parole de Vie

Vas-y, parle de ma part! – Ezéchiel 2,1-5

Texte lu au culte du dimanche 4 juillet 2021, temple des Verrières

Photo d’illustration de Mikhail Nilov provenant de Pexels

1 Celui qui parlait m’a dit : « Debout, toi qui n’es qu’un homme ! Je vais t’adresser mes paroles. » 2 Pendant qu’il disait cela, l’esprit de Dieu est venu en moi et il m’a fait tenir debout. Alors j’ai écouté celui qui me parlait. Il m’a dit : 3 « Toi, l’homme, je t’envoie vers les Israélites, ce peuple de révoltés qui se sont dressés contre moi. Leurs ancêtres et eux aussi se sont opposés à moi jusqu’à maintenant. 4 Je t’envoie vers ces gens têtus qui ont le cœur fermé. Tu leur diras : “Voici les paroles du Seigneur DIEU.” 5 Ils t’écouteront ou ils ne t’écouteront pas, parce que c’est une bande de révoltés. Mais ils sauront qu’il y a un prophète parmi eux.

Ezéchiel 2,1-5 – La Bible Parole de Vie

Dimanche des réfugiés – pacte de l’ONU sur les migrations

A l’occasion du dimanche des réfugiés – 20 juin 2021 – l’EPER rappelle le pacte de l’ONU sur les migrations et demande votre appui pour que la Suisse l’approuve et s’y engage.

Tous les renseignements sur le pacte de l’ONU sur les migrations sur le site de l’EPER – lien.

Merci et à dimanche! Culte à Fleurier à 10h, dimanche 20 juin 2021

Voir grandir la vie – cultes des 12 et 13 juin 2021

Cultes 12 et 13 juin 2021, Couvet et Travers

Baptêmes d’Elena, Alessia et Angelina

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Rappel biblique

Lors de la préparation des baptêmes avec les familles, nous avons parlé du Psaume 23. Il relate une sorte d’aventure de foi, de confiance et de courage.

Entre les paroles paisibles qui évoquent l’eau calme et l’herbe fraîche et celles de l’abondance du banquet à la fin du psaume, il y a aussi une traversée difficile : la vallée d’ombre et de mort.

Vous connaissez tout cela : il y a la joie d’accueillir les vies d’Elena, Alessia et Angelina. Il y a aussi eu des moments tristes et difficiles de deuils douloureux et du souci par rapport aux difficultés à affronter.

Dans la joie et dans les difficultés, Dieu est présent auprès de la personne qui prie le psaume 23. Qu’il soit aussi avec vous et chacun·e de nous.

Lecture du psaume 23

Lecture de la Bible

Ézéchiel 17,22-24

Marc 4,26-34

Prédication

de David Allisson

Le cèdre et la moutarde parlent d’une manière semblable à des publics différents et à des époques éloignées. Les images utilisées ont l’air de se transposer d’un temps à un autre.

D’un côté, dans le livre d’Ézéchiel, on peut voir Dieu arracher de la pointe d’un grand cèdre un tendre rameau à replanter plus loin. Une petite bouture est replantée et se développe pour devenir un arbre qui va accueillir plus tard les oiseaux de toute espèce pour qu’ils se reposent sous lui, à l’ombre de ses rameaux. Le prophète dit que toute cette action est l’œuvre de Dieu. Il sous-entend donc que ce sera l’humanité qui bénéficiera de protection et d’un lieu où s’épanouir à la manière des oiseaux qui font leur nid et élèvent leurs petits.

Dans la parabole de la graine de moutarde, l’entier de cette petite histoire est comparé au royaume de Dieu. La présence de Dieu, le royaume de Dieu, c’est quand cette petite graine pousse et grandit pour accueillir et protéger les oiseaux qui viennent faire leur nid.

Je vais commenter brièvement chacun des deux textes et proposer ensuite un regard sur ce que je leur ai trouvé de ressemblant. Et en particulier, je pense qu’il ressort de ces textes que nous avons raison de faire des enfants. Et nous avons raison de nous réjouir de les accueillir dans nos familles, et par le baptême nous avons raison de nous réjouir d’accueillir Angelina, Alessia et Elena dans la vie de Dieu. Nous avons raison de le faire même si beaucoup de choses dans la vie nous donnent à penser que nous ferions mieux de renoncer à faire vivre des enfants dans un monde si dur et mauvais qu’il semble ne pas avoir d’avenir.

Que dit Ézéchiel ?

Il faut avoir pas mal d’éléments en tête pour comprendre Ézéchiel et ce qu’il dit. Ce prophète a parlé vers 600 avant Jésus Christ. Les hébreux, c’est-à-dire le peuple d’Israël, se disaient bénis de Dieu quand ils pouvaient vivre en sécurité et que leur pays était prospère. Et voilà qu’ils se trouvent dans une situation de malheur, vaincus par le puissant empire de Babylone. Les élites de la population ont été déportées et c’est Babylone qui a l’influence militaire, politique, culturelle et économique sur toute la région.

Est-ce qu’il s’agit d’une punition pour les hébreux ?

Est-ce que Dieu les a abandonnés ?

Est-ce que les dieux des babyloniens sont en fin de compte plus forts que le Seigneur ?

On se posait ces questions comme on se demande aujourd’hui si on peut vraiment croire en Dieu quand on voit le monde et qu’on a l’impression que Dieu n’y a aucune influence.

Ézéchiel, le prophète veut partager sa conviction : Dieu agit aujourd’hui. Dieu agit chez nous.

Le prophète connaît un Dieu, le Seigneur, qui se caractérise par son activité et sa mobilité. Le Seigneur agit dans l’histoire. Il est même le maître du cours de l’histoire. Si l’on pouvait dire que Dieu a un code d’honneur, celui-ci l’incite à participer à l’histoire de son peuple et du monde. Il s’implique sur terre et dans l’humanité. On peut parfois trouver que cette action est bien peu visible : le petit rameau frais et fragile est arraché. Il se passe pourtant toujours quelque chose : le Seigneur plante lui-même le rameau dans un lieu protégé. C’est le Seigneur qui fait pousser les arbres d’une petite pousse à un tronc solide. C’est le Seigneur qui abat l’arbre qui pouvait pourtant compter sur l’épaisseur de son tronc et la hauteur de ses branches comme l’empire de Babylone sur sa puissance politique, économique et militaire. C’est aussi le Seigneur qui, par son activité créatrice ou dé-créatrice, manifeste son autorité sur le monde et qui rétablit ses droits sur l’ensemble de ce qui a été créé (cf. v. 24). La création n’est pas close : elle continue, le Créateur fait triompher la vie là où elle est menacée.

Ézéchiel rappelle que Dieu agit dans l’histoire aussi bien dans des annonces de malheur qu’ici quand il transmet la promesse qu’il y a un avenir possible. Cette promesse d’un avenir possible est dite dans la description de ce petit bout de fragile rameau arraché puis replanté pour qu’il se développe et déploie une ombre protectrice et accueillante.

Dans la parabole du grain de moutarde, Jésus veut donner une image de ce que peut être le royaume de Dieu. Il est discret, presque invisible. Il n’est pas difficile de dire cela quand on voit autour de nous la plupart des gens dire qu’il n’est pas presque invisible, mais complètement absent !

La graine de moutarde aussi est discrète et presque invisible. Elle se développe pourtant en un buisson qui peut accueillir toute une vie dans ses branches et à son ombre. Les oiseaux du ciel peuvent venir y habiter.

Dans la campagne pour les votations de ce week-end, on s’est bagarré verbalement et malheureusement parfois physiquement à propos de l’agriculture en Suisse. Quel que soit leur point de vue sur le sujet en débat, les agriculteurs gardent comme point commun leur attachement à la terre. Ils vivent de leur travail et de ce que la terre donne. Dans leur rapport à la terre ils savent faire ce que font les oiseaux dans ces deux histoires d’arbre ou de buisson qui poussent et se développent. Dans leur travail de la terre ils savent recevoir ce qu’elle offre. Dans leur travail de la terre ils savent sentir ou apprendre quand c’est le moment de fournir de l’effort et faucher. Ils savent quand il vaut mieux attendre, à l’écoute des prévisions du temps. Rien ne sert de tirer sur les pousses de blé pour le faire pousser plus vite.

Comme croyant je suis invité à vivre ma vie de la même manière. Je suis invité à recevoir ce qui m’est donné. Je suis invité à voir la vie se développer et y prendre ma part là où il faut et au bon moment.

Il ne s’agit plus de me faire moi-même et de chercher les magouilles qui assureront ma prospérité. S’abriter et faire son nid, c’est le travail de l’oiseau qui vient demeurer dans les branches de l’arbre. Lâcher prise et accueillir la vie qui vient, c’est reconnaître que je peux prendre appui sur cette présence du Seigneur qui pousse comme l’arbre protecteur. La création est ressource à laquelle je participe et de laquelle je vis. Je peux apprendre à m’en nourrir dans la reconnaissance de ce qui m’est offert de cette vie qui me dépasse. A partir de là, je prends ma part de responsabilité à la construction du monde.

C’est aussi cela, donner naissance à des enfants.

C’est cela, les baptiser.

Nous accueillons avec joie ces petits êtres qui vont faire notre bonheur et qui vont découvrir le monde grâce aux appuis que nous saurons leur donner.

Ils vont aussi nous donner du travail tout au long de leur éducation et des soins qu’il leur faudra pour grandir. Mais c’est dans le monde qui nous est donné et avec la vie que nous avons reçue que nous faisons cela. La vie est plus grande que nous. Le monde nous est confié comme nous sommes confiés au monde. Ma foi dit cela quand je dis que Dieu est le créateur du monde et de la vie. Je suis appelé à respecter cette vie et à partager la confiance que j’ai reçue et que j’ai construite jusqu’ici.

Que le Seigneur nous aide dans nos questions et dans notre confiance.

Amen.

Intercession

Dieu notre Père, nous te prions : donne-nous des yeux pour voir la splendeur de ta promesse, afin que nous puissions partager l’amour, la terre, la peine et l’amitié !

Exauce-nous, ô Seigneur Dieu !

Dieu notre Père, nous te prions : donne-nous des oreilles pour entendre la voix de ta justice, afin que nous puissions partager l’amour, la solidarité et l’espérance !

Exauce-nous, ô Seigneur Dieu !

Dieu notre Père, nous te prions : donne-nous des bras pour déplacer les montagnes de désespoir, afin que nous puissions partager l’amour, la vie et la compassion !

Exauce-nous, ô Seigneur Dieu !

Dieu notre Père, nous te prions : donne-nous des têtes pour tenir tête, pour tenir malgré tout, afin que nous puissions partager l’amour, la vérité et la justice.

Donne-nous des cœurs pour partager l’amour, la parole et la terre nouvelle !

Exauce-nous, ô Seigneur Dieu !

D’après Vitrail, feuillet de La Maladière in La Force d’oser. Prières signées et anonymes, Ouverture·Olivétan·OPEC, 2018, p.68s

Le Seigneur est mon berger – Psaume 23

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1. Le SEIGNEUR est mon berger,
je ne manque de rien.
2 Il me fait reposer dans des champs d’herbe verte,
il me conduit au calme près de l’eau,
3 il me rend des forces,
il me guide sur le bon chemin, pour montrer sa gloire.
4 Même si je traverse la sombre vallée de la mort,
je n’ai peur de rien, SEIGNEUR, car tu es avec moi.
Ton bâton de berger est près de moi, il me rassure.
5 Tu m’offres un bon repas sous les yeux de mes ennemis.
Tu verses sur ma tête de l’huile parfumée,
tu me donnes à boire en abondance.
6 Oui, tous les jours de ma vie,
ton amour m’accompagne, et je suis heureux.
Je reviendrai pour toujours dans la maison du SEIGNEUR.

Le Seigneur fait grandir les arbres qui sont petits – Ezéchiel 17,22-24

Texte lu aux cultes des 12 juin 2021 à Couvet et 13 juin à Travers

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22 Voici les paroles du Seigneur DIEU : « Je prendrai moi-même une jeune branche à la pointe du cèdre, au bout des grandes branches. Et je la planterai sur une très haute montagne. 23 Je la planterai sur une haute montagne d’Israël. Cette tige développera ses branches, elle produira des graines, elle deviendra un cèdre magnifique. Des oiseaux de toutes sortes feront leurs nids dans ses branches et ils se reposeront sous son ombre. 24 Alors tous les arbres de la campagne sauront que le SEIGNEUR, c’est moi. Je diminue les arbres qui sont grands, je fais grandir les arbres qui sont petits. Je rends secs les arbres verts, je fais fleurir les arbres secs. Moi, le SEIGNEUR, j’ai parlé et je fais ce que je dis. »

Ezéchiel 17,22-24, La Bible Parole de Vie