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L’amour pour la vie dans le Royaume de Dieu – prédication du 3 juin 2018

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Culte du 3 juin 2018 – Couvet

Salutations et bienvenue

Le Seigneur est fidèle dans l’alliance qu’il a faite avec nous et avec toute l’humanité.

Que la vie et la paix nous soient offertes.

Invocation

Le Seigneur nous accueille et nous salue. Prions que nous soyons attentifs à sa présence.

Seigneur, ouvre nos lèvres, que nos bouches proclament ta louange.

Seigneur, ouvre nos yeux, pour voir ton œuvre et la beauté aussi bien que la petitesse des humains.

Seigneur, ouvre nos oreilles, que nous entendions ta parole et le cri des malheureux.

Seigneur, ouvre notre intelligence, que nous te comprenions et que nous comprenions ta parole.

Seigneur, ouvre nos cœurs, que nous te fassions une place et te cherchions et te trouvions en toutes choses.

Seigneur, ouvre nos mains, que nous sachions tout recevoir de toi, et donner joyeusement aux autres.

Amen.

Lecture de la Bible

Exode 24,3-8

Marc 14,12-16.22-26

Prédication de David Allisson

La maman d’Henrik m’expliquait que le baptême était l’occasion de présenter son fils à Dieu et à l’Église pour lui ouvrir un chemin.

Ce chemin de la foi vous concerne les uns et les autres. Vous l’avez pratiqué à l’école du dimanche, au catéchisme, dans des rencontres bibliques ou au culte. C’est un chemin qui se fait aussi dans d’autres moments de la vie de tous les jours par la méditation personnelle, la rencontre, le silence, la marche en forêt, la convivialité.

Jésus annonce que le Royaume de Dieu s’est approché de nous. Nous le rappelons et le fêtons aujourd’hui avec la joie de la jeune vie d’Henrik et l’amour que nous lui souhaitons et que ses parents, parrain et marraine et ses proches lui manifestent. Notre joie de la présence d’Henrik, c’est l’accueil d’une vie qui vient de plus loin que nous même et qui nous appelle à l’amour. Et le Royaume de Dieu, c’est une relation d’amour entre Dieu et l’humanité.

Voilà le chemin que je souhaite ouvert pour Henrik et pour chacune et chacun d’entre nous : un chemin d’amour et de liberté dans la relation.

* * *

Aujourd’hui, avec les textes que nous avons lu dans la Bible, il est dépaysant, ce chemin. Un peuple est aspergé du sang des animaux sacrifiés. Jésus demande à ses amis de traverser une ville où le sang est partout parce que c’est le moment où on sacrifie les agneaux pour la grande fête de la Pâque. Nous voilà dans des images, des sons et des odeurs que nous cherchons de nos jours et dans notre société à cacher au maximum.

Le sang n’est plus présent dans nos cultes et dans la prière. Il est dans les accidents, les agressions et dans les séries télévisées.

Dans l’Ancien Testament, il y a des histoires captivantes, qu’on a envie de raconter à ses enfants et à ses petits-enfants. En voici une où on aurait envie de tourner la page un peu plus vite : Moïse fait sacrifier des taureaux et fait répandre la moitié du sang sur l’autel où le sacrifice a été fait et met l’autre moitié dans des vases pour ensuite en asperger le peuple.

On se croirait presque dans un scénario tordu de criminel malsain dans une série télévisée.

 

En fait, non. Le sang était certainement davantage présent dans le quotidien des gens dans les temps bibliques. Et le sang, nous savons qu’il coule dans nos veines et nos artères pour alimenter le corps en oxygène et pour débarrasser une partie des résidus de notre métabolisme. Le sang était probablement compris autrement par le savoir d’il y a 3000 ou 4000 ans, mais il était déjà reconnu comme essentiel à la vie. Si le sang s’arrête de couler dans nos veines et nos artères, c’est que nous sommes morts. Et c’était déjà le cas à l’époque. Prélever le sang des animaux sacrifiés, c’est prélever la vie. Faire couler le sang, c’était faire couler la vie. Offrir à Dieu le sang d’un sacrifice, c’était comme offrir sa propre vie à Dieu pour se rendre disponible à la source de vie qu’il représente.

Voilà pourquoi le texte de l’Exode disait : « Ce sang confirme l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous, en vous donnant tous ces commandements. » Exode 24,8.

L’alliance décrite ici, c’est une alliance de l’humanité avec la vie. Cette alliance avec la vie nous concerne en plein encore aujourd’hui. Nous sommes dépendants de l’air que nous respirons, du sang qui coule dans nos veines, de notre environnement duquel notre nourriture est tirée, des relations que nous entretenons les uns avec les autres.

L’alliance que nous avons avec la vie, nous ne l’exprimons plus aujourd’hui avec des symboles sanglants.

Mais il reste que nous recevons une vie d’ailleurs que de nous-mêmes et nous recevons aussi des ressources pour la vivre.

* * *

Nous fêtons la vie aujourd’hui avec le baptême d’Henrik. Nous n’avons pas fait couler le sang d’un sacrifice.

Nous avons fait couler de l’eau. Cette eau mène à la vie comme elle a mené les disciples au lieu du dernier repas avec Jésus.

Jésus leur avait dit : « Allez à la ville, vous y rencontrerez un homme qui porte une cruche d’eau. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire de la maison : « Le Maître demande : Où est la pièce qui m’est réservée, celle où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples ? » » Marc 14,13-14.

Le repas de la Pâque rappelait le passage de Dieu parmi son peuple pour lui donner la liberté et pour rouvrir l’espace de sa vie. C’est une fête qui rappelle la libération de l’esclavage que subissait le peuple en Égypte et qui rappelle aussi la promesse d’une terre, d’un lieu où leur vie pourra s’épanouir.

Fêter l’alliance de Dieu envers l’humanité, fêter l’alliance de la vie envers les hommes, les femmes, les enfants que nous sommes, cela se fait souvent autour de la table, avec un repas.

La famille d’Henrik va continuer la fête après le culte et partagera le repas. Le soin que nous mettons à préparer la table donne un air de fête à la rencontre, aussi dans l’ordinaire de nos vies.

Quand Jésus prend la coupe de vin pour la donner à ses amis, il dit : « Ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est versé pour une multitude de gens. » Marc 14,24

L’alliance que rappelle Jésus avec les mêmes mots que celle de l’Ancien Testament est aussi scellée autour d’un repas. C’est pendant cette importante fête juive de la Pâque, fête du renouveau de la vie, fête de la libération et pendant le repas qui fait partie de cette fête que Jésus exprime de manière nouvelle l’alliance de Dieu et des humains.

Il a annoncé le Royaume de Dieu. Jésus le réalise ici. Le Royaume de Dieu, c’est une relation d’amour entre Dieu et l’humanité. L’amour seul est digne de notre vie dans le Royaume de Dieu.

Cette vie qui coule en nous et que nous sommes invités à sentir d’une manière concrète en partageant un morceau de pain et en goûtant un peu de vin lors de la sainte cène, cette vie est celle de Dieu qui met en nous l’amour pour nous-même et pour les autres.

Aime-toi et aime les personnes qui sont amenées à te rencontrer.

Vous répondez à l’appel de la vie, vous prenez votre part à l’alliance de Dieu et des humains à chaque fois que vous parvenez à le faire. Vous le faites à chaque fois que vous aimez votre prochain comme vous-mêmes.

Aime-toi et aime les personnes qui sont amenées à te rencontrer.

Bénédiction

Que Dieu, dont l’amour est la toute-puissance, vous accompagne, vous bénisse et vous garde, lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit ! Amen

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Notre Père…

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Seigneur, souviens-toi de nous dans ton Règne, apprends-nous toi-même à prier.

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles.
Amen.

texte incluant la modification priée depuis Pâques 2018
« Et ne nous laisse pas entrer en tentation… »

Les collecteurs d’impôts et les prostituées arriveront avant vous dans le Royaume de Dieu – Matthieu 21,28-32

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28 « Que pensez-vous de ceci ? ajouta Jésus. Un homme avait deux fils. Il s’adressa au premier et lui dit : «Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans la vigne.» — 29 «Non, je ne veux pas», répondit-il ; mais, plus tard, il changea d’idée et se rendit à la vigne. 30 Le père adressa la même demande à l’autre fils. Celui-ci lui répondit : «Oui, père, j’y vais», mais il n’y alla pas. 31 Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » — « Le premier », répondirent-ils. Jésus leur dit alors : « Je vous le déclare, c’est la vérité : les collecteurs d’impôts et les prostituées arriveront avant vous dans le Royaume de Dieu. 32 Car Jean-Baptiste est venu à vous en vous montrant le juste chemin et vous ne l’avez pas cru ; mais les collecteurs d’impôts et les prostituées l’ont cru. Et même après avoir vu cela, vous n’avez pas changé intérieurement pour croire en lui. »

Matthieu 21,28-32 – La Bible en français courant

Garantie de l’alliance de Dieu – Marc 14,12-16.22-26

Texte lu lors du culte du 3 juin 2018 à Couvet

12 Le premier jour de la fête des pains sans levain, le jour où l’on sacrifiait les agneaux pour le repas de la Pâque, les disciples de Jésus lui demandèrent : « Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? » 13 Alors Jésus envoya deux de ses disciples en avant, avec l’ordre suivant : « Allez à la ville, vous y rencontrerez un homme qui porte une cruche d’eau. Suivez-le, 14 et là où il entrera, dites au propriétaire de la maison : «Le Maître demande : Où est la pièce qui m’est réservée, celle où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples ?» 15 Et il vous montrera, en haut de la maison, une grande chambre déjà prête, avec tout ce qui est nécessaire. C’est là que vous nous préparerez le repas. » 16 Les disciples partirent et allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit, et ils préparèrent le repas de la Pâque.

(…)

22 Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez ceci, c’est mon corps. » 23 Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Jésus leur dit : « Ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est versé pour une multitude de gens. 25 Je vous le déclare, c’est la vérité : je ne boirai plus jamais de vin jusqu’au jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu. » 26 Ils chantèrent ensuite les psaumes de la fête, puis ils s’en allèrent au mont des Oliviers.

Nous obéirons aux ordres du Seigneur – Exode 24,3-8

Texte lu lors du culte du 3 juin 2018 à Couvet

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3 Moïse alla rapporter aux Israélites tout ce que le Seigneur lui avait dit et ordonné. Ils répondirent d’une seule voix : « Nous obéirons à tous les ordres du Seigneur. »

4 Moïse écrivit tout ce que le Seigneur lui avait communiqué. Le lendemain, il se leva de bonne heure, construisit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres, une pour chaque tribu d’Israël. 5 Il chargea des jeunes hommes israélites de présenter au Seigneur des sacrifices complets et de lui offrir des taureaux en sacrifices de communion. 6 Il mit la moitié du sang des victimes dans des vases et répandit l’autre moitié sur l’autel. 7 Il prit ensuite le livre de l’alliance et le lut à haute voix devant le peuple. Les Israélites déclarèrent : « Nous obéirons scrupuleusement à tous les ordres du Seigneur. » 8 Moïse prit alors le sang des vases, en aspergea les Israélites et dit : « Ce sang confirme l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous, en vous donnant tous ces commandements. »

Exode 24,3-8 – La Bible en français courant

Célébrer la vie: journée paroissiale avec les familles

Invitation 27 mai

Invitation à télécharger en format pdf

Faire « schmoulitz » avec le Saint Esprit!

Culte du 19 mai à Môtiers – veille de Pentecôte

Lectures bibliques et prédication en pdf

1ère lecture biblique: Actes des Apôtres 2, 1‑11 – extraits

Quand arriva le jour de la Pentecôte, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle, parler des merveilles de Dieu ? »

2ème lecture biblique: Evangile selon Jean 15, 26‑27 ; 16, 12‑15

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Message

Je commence par un témoignage : accueillir l’Esprit Saint a longtemps été pour moi quelque chose d’énorme, au-dessus de mes forces. Un peu comme si on m’avait demandé : « Prenez donc les commandes de cet avion de ligne, il nous manque le pilote ! » ; ou : « René Prêtre n’est pas disponible ; veuillez donc maintenant le remplacer pour opérer ce prématuré de son problème de cœur » ! Ma réaction, comme dans ces deux cas, était, intérieurement : mais je ne peux pas, je n’y connais rien, c’est trop pour moi !

Et puis j’ai découvert que je pouvais parler à Dieu comme à un Père aimant : en disant le Notre Père, mais aussi dans ma pensée et dans d’autres prières. Il était quelqu’un de vivant pour moi malgré tout son mystère. J’ai aussi pu parler à Jésus comme à un frère, tellement il insiste pour nous montrer sa proximité. J’y ai été aidé par frère Roger, de Taizé, qui priait avec une familiarité contagieuse : « Toi le Christ,… » commençant son texte comme on entre dans un dialogue entre intimes ! Et enfin, je suis en train de découvrir que je peux aussi parler à l’Esprit Saint de la même façon, avec la même confiance familiale. Il est aussi quelqu’un de vivant, un souffle, un consolateur, un défenseur, bref nous sommes de famille avec lui pareillement qu’avec Jésus et Dieu notre Père.

J’aimerais souligner trois expressions de notre lecture de l’Evangile :

– Dans les paroles de Jésus que nous avons entendues, le Saint Esprit est décrit comme un Défenseur ; un Défenseur. Cela vient du fait que Jésus vient de parler à ses disciples de la haine que le monde nous porte, comme elle la porte pour Jésus et Dieu. C’est l’affrontement inévitable entre la révélation divine et le monde – dans ce qu’il a d’hostile à toute bonne nouvelle venant l’interpeler ; c’est l’affrontement inévitable entre les ténèbres et la lumière. Jésus est allé jusqu’à donner sa vie pour montrer que l’amour vainc la haine et la mort ; nous qui sommes de sa famille, nous avons à porter ce même témoignage, et il peut nous coûter de l’opposition, des ricanements voire davantage. Mais dans toutes nos situations, le Saint-Esprit est notre Défenseur, il nous aidera comme Jésus a été aidé. Il sera cette présence de Jésus promise : « Je serai avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

– « L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » : ce rôle de guide n’est pas seulement pour nous rappeler les paroles et la vie de Jésus, comme un aide-mémoire. C’est un guide actif sur notre chemin de vie qui nous dévoile, au fur et à mesure que nous avançons, en quoi ce que Jésus nous a apporté est utile et vital pour notre existence et notre action. L’Esprit Saint actualise toujours à nouveau ce que Jésus apporta, et cette nourriture est comme une manne qui suffit pleinement pour chaque aujourd’hui qu’il nous est donné de vivre. Le Saint Esprit nous parle de ce qu’il a entendu ; il est un interprète  actuel d’une vérité et d’un amour qui passent le temps et l’espace. Il nous dit en quoi la révélation de Jésus est un pouvoir de sens et de vie pour le temps qui s’ouvre devant nous.

– Enfin, j’aime cette citation : « Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement ». Depuis le commencement. Ces mots résonnent en moi et me bouleversent, car ils me rappellent le début de cet Evangile de Jean : « Au commencement était la Parole et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu. » Jésus est cette Parole qui a existé depuis le commencement, dans une communion avec Dieu. Il est venu habiter parmi nous, devenant pleinement « Emmanuël, Dieu avec nous ». Et là, Jésus nous inclut dans cette communion : « Vous êtes avec moi depuis le commencement ». Bien sûr, à première vue, cela signifie qu’il dit à ses disciples qu’ils étaient avec lui dès le début de son ministère. C’est plus logique, raisonnable. Mais… je peux et je veux aussi relier ce commencement de notre présence avec Jésus au commencement de son existence. Présents en espérance, présents dans cet amour infini qui est Dieu et ne demande qu’à se communiquer.

Je le dis parfois : par le baptême, nous avons deux pères : celui qui a contribué à notre venue au monde – et bien plus par la suite !; et Dieu, qui nous a été donné au baptême. Mais si l’on y réfléchit, lequel de ces deux pères aime notre venue au monde depuis le plus longtemps ? Je réponds sans hésiter pour ma part que c’est Dieu. Pour le dire avec cette phrase d’enfant : « Avant ma naissance, j’étais dans la pensée de Dieu (dans son cœur). »

Revenons au présent, et à ce présent – cadeau que Jésus nous fait : « Vous allez rendre témoignage à votre tour, puisque vous êtes avec moi depuis le commencement ». Aimés par Dieu depuis le commencement des temps, aimés par Jésus comme il nous le montre dans les Evangiles, aimés par le Saint Esprit qui nous défend, nous console, nous guide et nous inspire, comment ne pourrions-nous pas être les témoins de ce Dieu trois fois saint, infini de tendresse et de pardon, contagieux de paix et de libération, d’abord pour nous puis pour le monde ?

Osons comme « faire schmoulitz » avec le Saint Esprit dans notre pensée, notre prière, et lui dire : « Toi, Saint Esprit, deviens mon souffle de vie, ma respiration vitale ». À notre demande il ne peut pas ne pas nous répondre.   Amen