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L’Esprit-Saint de déconfinement

31 mai 2020 – Fleurier – Pentecôte, culte célébré par David Allisson

Texte à lire ci-dessous ou activer ce lien pour ouvrir le fichier pdf

Salutations

Bonjour, et bienvenue pour ce culte après 11 dimanches, et samedis, sans culte dans nos murs.

C’est une reprise un peu en sourdine, ou en catimini : nous nous désinfectons les mains, nous gardons nos distances, nous retenons poignées de mains et bises, nous notons nos noms, nous serons conduits dans la musique mais sans chant, l’offrande se fera à la fin du culte dans le tronc et nous sommes priés de garder nos distances aussi à la sortie.

Un culte, oui. Mais pas un culte comme avant. Nous recommençons à nous rencontrer les uns les autres, avec retenue, un peu à distance, avec précautions.

C’est la Pentecôte aujourd’hui.

Prenons cela comme l’occasion de nous rappeler que, même dans nos enfermements, nos précautions, nos craintes ou nos maladresses, l’Esprit de Dieu souffle où il veut.

Je nous souhaite et je souhaite au monde que cet Esprit devienne viral et transmette à chacun de nous et dans le monde entier l’amour, l’attention à la planète et à la justice.

Nous sommes ici avec le sentiment de sortir d’une période où les expériences douloureuses et difficiles ont pu faire souffrir d’autant plus.

Certains ont pris cette période comme un temps de retraite spirituelle, en méditation qui a mis à profit un déroulement différent des heures et des jours.

Nous voilà appelés à vivre quelque chose ensemble alors que nous avons vécu ces semaines à des rythmes différents, avec des expériences et des émotions parfois à l’opposé les uns des autres. Je nous souhaite de nous ouvrir à ce que les autres ont vécu autrement et à nous aimer les uns les autres avec ces différences et ces ressentis contrastés.

Les lectures de la Bible, ce matin, sont tirées toutes les 3 de l’évangile de Jean, chapitre 20, celui de la résurrection et du don de l’Esprit.

Accueil – Invocation

La paix soit avec vous !

Au jour de la Pentecôte, l’Esprit se saisit des disciples du Christ. 

Dans leur diversité, ils se font entendre des uns et des autres. Soyez les bienvenus en ce lieu où nous devenons Église.

Ce lieu est aujourd’hui trop grand, car certains avec qui nous nous sentons en lien ont préféré rester chez eux par précaution.

Ce lieu est aujourd’hui trop petit, car l’Esprit de Dieu nous relie à toutes celles et tous ceux qui mettent en lui, et reçoivent de lui, foi, espérance et amour.

Que l’Esprit se saisisse de chacun de nous
et nous saurons être signes de la présence de Dieu dans le monde. 

Introduction à la méditation « Mes enfermements »

Durant ce culte, je nous invite à plusieurs temps de méditation silencieuse. 2 fois 2 moments.

Nous sortons peu à peu d’un temps de plusieurs semaines de semi-confinement. Pour les personnes dites à risque ou vulnérables, il faudrait même avoir la prudence de prolonger ce temps en retrait.

Durant ce premier moment, alors que nous sommes encore dans la crise, mais que des assouplissements commencent à apparaître, pensons à ce qui nous enferme, ce qui nous tient à l’écart de la vie, des autres, de Dieu ou du sens profond des choses.

[silence]

C’est un temps d’introspection, un temps personnel et individuel, mais nous sommes ensemble pour le vivre. Et aujourd’hui nous sommes à distance mais nous pouvons nous voir d’un banc à l’autre. Pendant la musique, regardez près de qui vous avez médité ces quelques instants. Échangeons nos regards.

Introduction à la méditation « Mes ouvertures »

Cette période de semi-confinement, cela n’a pas été que des enfermements. Il y a aussi eu des ouvertures, des découvertes et des apprentissages. J’ai entendu bien des personnes qui ont pris ce temps différent comme une sorte de retraite spirituelle ou d’approfondissement. Je nous invite maintenant à un temps de silence et de méditation sur ce que nous avons appris ou découvert.

Quelles sont les ouvertures vécues durant ces quelques semaines ?

[silence]

Ici aussi, nous sommes proches les uns des autres. Ouvrons-nous aussi les un·e·s aux autres. Je vous invite à vous lever et à échanger des regards avec les personnes qui se trouvent autour de vous.

Prière

Toi, Saint-Esprit, lumière qui viens, Clarté qui descends dans notre nuit, Seul tu nous éclaires et tu nous parles, Car au nom du Père et au nom du Fils, Tu viens, Seigneur.

Toi, Saint-Esprit, qui donnes la foi, Qui nous remplis d’amour et d’espoir, Seul tu nous éclaires et tu nous parles, Car avec le Père et avec le Fils, Tu es Seigneur. 

Toi, Saint-Esprit, présence de Dieu, Dans l’épreuve ou le bonheur des jours, Seul tu nous éclaires et nous révèles, Dans l’amour du Père et la paix du Fils, Ta joie, Seigneur. Amen

Prière avant la lecture de la Bible

Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu répands l’Esprit saint sur l’immensité du monde.
Continue dans le cœur des croyants l’œuvre d’amour que tu as commencée à la naissance de l’Église.
Que notre écoute de la lecture de la Bible nous ouvre à la présence du Saint-Esprit. Amen

[D’après La liturgie du culte dominical et des fêtes, Communion Protestante Luthéro-Réformée, 2018, p.115]

Lecture de la Bible

Jean 20,1-23

Prédication– David Allisson

« La paix soit avec vous ! »

Jésus n’a pas convaincu les autorités religieuses et politiques. Les religieux ont réussi à convaincre le gouverneur qu’il valait mieux condamner Jésus à mort et l’exécuter.
Il a été convenu qu’une action extrême et bien ciblée serait meilleure pour tout le monde que de laisser le mal se répandre un peu partout.

Les disciples et amis de Jésus ont subi les événements. Ils n’ont pas pu résister et se sont trouvés démunis : le maître est mort, leurs espoirs sont anéantis, ils sont repérés comme les proches de Jésus et ont peur d’être identifiés comme porteurs du mal eux-aussi.
Ils préfèrent se mettre volontairement en quarantaine. Cela vaut mieux que de prendre le risque de mourir eux-aussi.

J’ai l’impression de bien comprendre leur choix, après ce que nous venons de vivre avec le coronavirus.
Mieux vaut prendre des précautions même désagréables que de mettre en danger moi-même et beaucoup d’autres.

Les disciples effrayés se sont enfermés à double tour et ne s’imaginent pas sortir de sitôt de leurs quatre murs protecteurs.
Leur peur les rend plus morts que vifs.
Et c’est justement là que l’espérance les rejoint.

Même ici dans l’enfermement et la peur, la vie peut surgir. La vie peut surgir dans les situations de désespoir, de mort, d’enfermement les plus obscures et qui semblent les plus définitives.

Les disciples et amis de Jésus venaient de vivre les moments les plus douloureux possibles dans leur lien avec lui. Ils avaient placé de grandes espérances en lui. Ils attendaient de lui la libération, une ouverture de vie espérée depuis longtemps. Et ils avaient senti que c’était possible : les moments partagés, les paroles entendues, les gestes de guérison et d’inclusion dont ils avaient été témoins et qu’ils avaient reçus, tout cela leur avait fait sentir qu’il y avait en Jésus un souffle de vie différent de tout ce qu’ils avaient connu jusqu’ici.

Et cela s’est brutalement interrompu.

Les adversaires de Jésus ont réussi à mobiliser le peuple et les autorités pour faire condamner Jésus et l’exécuter de manière spectaculaire pour une mort lamentable.

Les voilà en deuil. Enfermés dans leur tristesse et leur douleur. Leur espérance est morte en même temps que Jésus. Et le texte le souligne en notant qu’ils se sont enfermés à clé. Il ne leur reste plus que le confinement et la peur.

Et c’est justement là que la Vie les rejoint.
Le Christ ressuscité s’est manifesté à ses disciples dans cette pièce fermée.
Jésus vient, se tient au milieu d’eux et leur dit : « la paix soit avec vous ».
Le souffle de Dieu se faufile jusque dans l’endroit verrouillé où sont rassemblés les disciples découragés.

Jésus souffle sur vous et vous transmet ce qu’il porte en lui.
Jésus souffle sur vous et vous transmet la force de la vie.
Ce souffle, c’est l’Esprit Saint, l’Esprit de la résurrection qui donne la vie aux êtres humains.
Attendre, espérer le souffle de Dieu, la résurrection qui nous est aussi offerte, c’est affirmer qu’une relation avec Dieu fait vivre. Dieu est notre créateur. Il donne toute son intensité à la vie que nous avons reçue.

Pour Jésus, cette intensité de vie, c’est la résurrection par laquelle Dieu le relève. Il est sorti du tombeau, il est sorti du lieu de la mort pour retrouver la vie de la présence de Dieu et des autres.

Pour les disciples aussi, c’est une résurrection. Ils se sont enfermés, ils avaient peur de ce qui allait leur arriver en l’absence de Jésus. C’est dans ce moment de tristesse et de déprime que Jésus Christ, Jésus le ressuscité, apparaît au milieu d’eux bien vivant. Il souffle sur eux. Il leur donne l’Esprit Saint.
Cet Esprit Saint est aussi pour nous. C’est le souffle qui nous ouvre à la vie en Dieu.
Amen.

Intercession

Pour prier les uns pour les autres et pour le monde, j’aimerais partager avec vous ce que nous avons fait avec les catéchumènes cette semaine. Par messages nous leur avons demandé ceci :

Quelle est ton espérance/rêve (réaliste) pour le monde de demain ?
Et qu’est-ce que tu peux faire pour aider à la réaliser ?

Voici les réponses des catéchumènes sur WhatsApp :

Que tout redevienne “comme avant”, et on peut tous y contribuer au quotidien. Que les gens fassent plus attention à la planète.

Que l’homme se rende compte à quel point il a détruit la nature, la faune et la flore et qu’il fasse plus attention à ses faits et gestes pour faire en sorte que ça s’améliore

J’aimerais pouvoir être avec mes copains comme avant le confinement et je dois respecter les consignes de sécurité pour y contribuer.

J’aimerais que tout le monde fasse des efforts pour préserver notre planète 🌎On peut tous agir il suffit juste de faire des efforts 🤷🏼‍♀️

Moi je voudrais que les pays ne s’occupent pas que de l’économie mais aussi des autres pays défavorisés. Et je trouve que ce n’est pas juste qu’on s’occupe que des épidémies avec un impact économique et non pas des épidémies comme la malaria qui fait autant de morts dans un même laps de temps mais vu qu’il n’y a aucun impact économique les gouvernements s’en foutent un peu. Pour y remédier je ne sais pas trop comment m’y prendre face au gouvernement. [Deviens conseiller ! C’est vrai !]

J’aimerais qu’on fasse tous attention à notre mode de vie, pour trouver comment faire au mieux pour nous et les autres et bien sûr qu’on puisse recommencer une vie plus « normale »

J’aimerais que les gens réfléchissent plus avant de jeter qqch dans la nature et que les gens attachent leurs chiens pour respecter la faune et la flore.

J’aimerais que tout revienne « comme avant » tout le monde peut faire des efforts !

Je voudrais qu’on fasse tous un peu plus attention à la planète par exemple en produisant moins de CO2 ou en respectant la nature. Je voudrais aussi qu’on soit tous égaux en termes d’argent, d’éducation, de liberté… pour aider à ça on peut économiser l’eau en faisant, par exemple, des douches moins longues ou faire des petits gestes au quotidien qui paraissent tout petit mais que si tout le monde les faits ça devient grand. Pour l’égalité on peut sensibiliser la population en leur montrant la pauvreté dans le monde, que même dans les pays « riches » comme la Suisse il y a des SDF etc. Si on sensibilise la jeune population c’est elle qui bientôt sera « chef » et qui pourront, peut-être, changer ça 🙂

Prière de Patrick Schlüter, pasteur :
Tous nos rêves et espérances pour le monde, nous les déposons devant toi, Seigneur.
Aide-nous à faire les bons choix, à comprendre ce qui est le plus important. Donne-nous la force de faire notre part pour construire le monde de demain !
Ce qui ne dépend pas de nous, nous te le confions. Fais-nous voir ta présence par les signes et gestes d’espérance qu’il y a autour de nous.
C’est pourquoi, avec Jésus, nous te prions : 
Notre Père, qui es aux cieux…

Bénédiction

Recevons la bénédiction du Seigneur !
Que le Dieu de l’espérance nous remplisse de joie et de paix dans la foi pour que nous débordions d’espérance par la puissance du Saint-Esprit.
Il nous bénit, celui qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

Il souffla sur eux et leur donna le Saint-Esprit – Jean 20,1-23

Texte lu lors du culte de Pentecôte dimanche 31 mai 2020 à Fleurier

Jean 20,1-23 – La Bible en français courant

1 Tôt le dimanche matin, alors qu’il faisait encore nuit, Marie de Magdala se rendit au tombeau. Elle vit que la pierre avait été ôtée de l’entrée du tombeau. 2 Elle courut alors trouver Simon Pierre et l’autre disciple, celui qu’aimait Jésus, et leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » 3 Pierre et l’autre disciple partirent et se rendirent au tombeau.4 Ils couraient tous les deux ; mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. 5 Il se baissa pour regarder et vit les bandes de lin posées à terre, mais il n’entra pas. 6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva à son tour et entra dans le tombeau. Il vit les bandes de lin posées à terre 7 et aussi le linge qui avait recouvert la tête de Jésus ; ce linge n’était pas avec les bandes de lin, mais il était enroulé à part, à une autre place. 8 Alors, l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi. Il vit et il crut. 9 En effet, jusqu’à ce moment les disciples n’avaient pas compris l’Écriture qui annonce que Jésus devait se relever d’entre les morts. 10 Puis les deux disciples s’en retournèrent chez eux. 

11 Marie se tenait près du tombeau, dehors, et pleurait. Tandis qu’elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le tombeau ; 12 elle vit deux anges en vêtements blancs assis à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus, l’un à la place de la tête et l’autre à la place des pieds. 13 Les anges lui demandèrent : « Pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répondit : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. » 14 Cela dit, elle se retourna et vit Jésus qui se tenait là, mais sans se rendre compte que c’était lui. 15 Jésus lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle pensa que c’était le jardinier, c’est pourquoi elle lui dit : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le reprendre. » 16 Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se tourna vers lui et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! » — ce qui signifie « Maître » —. 17 Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va dire à mes frères que je monte vers mon Père qui est aussi votre Père, vers mon Dieu qui est aussi votre Dieu. » 18 Alors, Marie de Magdala se rendit auprès des disciples et leur annonça : « J’ai vu le Seigneur ! » Et elle leur raconta ce qu’il lui avait dit. 

19 Le soir de ce même dimanche, les disciples étaient réunis dans une maison. Ils en avaient fermé les portes à clé, car ils craignaient les autorités juives. Jésus vint et, debout au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 20 Cela dit, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » 22 Après ces mots, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ! 23Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés obtiendront le pardon ; ceux à qui vous refuserez le pardon ne l’obtiendront pas. »

Elan de Pentecôte

Ouvrir l’Elan de juin en format pdf
Lien pour découvrir l’histoire de Pentecôte en famille
Lien vers l’accueil du site de la paroisse du Val-de-Travers

Salut !

de Michèle Jeanrichard, 22 mai 2020

Image par Sarah Richter de pixabay

Chers amis,

Je suis arrivée en Suisse, il y a un peu  plus de 2 mois… pour apprendre la définition du mot « confinement » et… réaliser toutes les contraintes que ce mot contient. 

J’ai lu toutes sortes d’articles, visionné des images, me suis associée à différentes idées de changements comme vous l’avez certainement fait aussi.

J’aime la notion de se ré-inventer. Ne plus faire comme avant (ne plus s’embrasser, garder des distances etc etc.). J’ai aimé cette idée mais en même temps, me demandais comment faire différemment ? Quand on ne s’est pas vu depuis longtemps, que l’on éprouve une affection profonde pour quelqu’un, comment le manifester autrement ?

J’ai observé que certaines personnes se touchent le pied, d’autres le coude, d’autres encore mettent leur main sur leur cœur, ou se serrent dans les bras à l’image du « hug » américain. Je n’ai pas encore choisi la manière dont je vous saluerai lorsque les cultes recommenceront ou que je vous rencontrerai dans la rue… il faudra ré-apprendre ensemble. Mais pour aujourd’hui je voudrais utiliser la méthode paulienne qui dans les épîtres salue les églises :

« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint Esprit, soient avec vous tous »

Bien cordialement
Michèle Jean-Richard

Participez vous aussi au bouquet de pensées

Invitation à vous médita-balader

Lien vers le papillon d’invitation en format pdf

Médita-balades tous les 1er mercredis du mois

de 18h45 à env. 20h15
Pour méditer, partager, se rencontrer, avancer ensemble

Programme

Mer. 3 juin : Où sont mes racines ? (départ de la gare de Fleurier)
Mer. 1er juillet : Remonter à la Source (départ de la gare de Fleurier)
Mer. 5 août : VACANCES
Mer. 2 sept. : Balade dans le silence (départ de la gare de Môtiers)
Mer. 7 octobre : Thème et lieu à définir
Mer. 4 nov. : Thème et lieu à définir (17h à 18h00) Mer. 2 déc. : Thème et lieu à définir (17h à 18h00)

La marche dure environ 1h00, entrecoupée de silence, de textes (bibliques et profanes), de discussions. Il faut avoir des chaussures qui tiennent bien le pied (pas de sandales, de nu-pieds !). Prévoir une boisson et un petit en-cas, ainsi que des habits adaptés à la météo.

Les futurs thèmes à partir d’octobre pourraient être amenés et animés par les participant·e·s.

Les balades ont lieu par n’importe quel temps !

En raison de la pandémie et ce, jusqu’aux nouvelles instructions du 8 juin, nous ne pourrons être que 5 personnes à la fois. Merci de vous inscrire avant la balade auprès de : Véronique Tschanz A. , 079 311 17 15 (Veronique.TschanzAnderegg@eren.ch)

L’Ascension… une traversée « entre ciel et terre ».

Message apporté pour l’Ascension par Véronique Tschanz Anderegg, le 21 mai 2020

Lecture biblique: Actes 1, 1-12

Lors d’une rencontre avec une personne endeuillée, celle -ci m’a dit : « Je me sens tiraillée entre terre et ciel … la terre pour illustrer la rudesse de mon deuil, ma souffrance, le vide de la séparation. Et la promesse d’un ciel, avec l’espoir que la souffrance s’atténue, que je puisse à nouveau rire ».

Entre terre et ciel… cela m’a rappelé le récit de l’ascension. Le récit intervient alors que les disciples vivent le deuil de leur ami Jésus.

A quelque part, en ce printemps 2020, nous sommes en deuil. En deuil de nos disparus « en catimini », de notre liberté, de nos rencontres familiales, cultuelles, professionnelles.

Je vous propose de lire ce récit de l’Ascension comme un temps de traversée « entre ciel et terre », tel une sorte de rite de passage de deuil.

Un deuil est marqué par 3 grandes phases :

1) La phase de coupure, de séparation. Dans l’histoire des disciples, cette phase se fait bien sûr au moment de la mort de Jésus, avec son lot de sidération, de culpabilité, de questions, de révolte.

2) La phase où l’on passe d’une relation physique, à une relation spirituelle. C’est le moment où l’on se remémore ce que l’on a vécu, les joies, les difficultés de notre existence.

Le défunt n’est plus là. On a beau scruter les cieux, il n’y a plus rien à voir, plus rien à envisager du côté de la présence physique.

Dans le récit du livre des Actes, cette phase est évoquée par le récit du chemin d’Emmaüs où deux disciples passent d’une relation palpable, à une relation dématérialisée.

Le corps de Jésus est désormais inerte mais ses paroles restent et vont pouvoir continuer à produire leur effet bénéfique sur ses disciples. Plus tard, les disciples vont témoigner, raconter, propager leurs expériences.

Ce temps de deuil a peut-être duré 40 jours… 6 mois, 1an, 2… ou peut-être quarante ans, le temps qui sépare la mort de Jésus de la rédaction finale de ces actes des apôtres.

La question n’est pas le décompte des jours, mais la manière dont cette période est vécue, ce qu’on y fait, ce qu’on y expérimente, pour passer ensuite à autre chose.

Car cette 2ème phase, c’est également le temps de transition, de choix : soit nous pouvons envisager des projets, un avenir, malgré les épreuves traversées, soit nous pouvons choisir de rester prisonnier de la souffrance, des frustrations, de la tristesse.

Et c’est ainsi que nous arrivons à la 3ème phase :

3) La phase de l’adhésion. C’est le temps où nous allons adhérer à la vie, à un projet, à une trajectoire.

Le regard n’est plus fixé sur la mort ; on cesse de scruter les cieux dans l’espoir d’un retour « comme avant ». On s’oriente vers notre nouveau lieu de vie et on s’y installe avec les nouvelles expériences acquises.

Dans notre récit, c’est ce moment où les disciples deviennent entièrement responsables de l’histoire : Jésus n’est plus là pour gommer leurs erreurs, pour leur faire remonter le temps. Jésus n’est plus là pour parler à leur place.

Le départ de Jésus permet à chacun d’entre eux de se prendre en main et d’aller à Jérusalem, en Samarie, et ailleurs dans le monde pour y exercer ses nouvelles responsabilités.

On peut voir l’Ascension comme ce passage de l’état d’enfant à celui d’adulte.

Ou encore, sans jeu de mots, comprendre l’Ascension comme une dynamique d’élévation, qui nous rend plus humains, qui nous grandit.

L’Ascension est peut-être ce processus qui aboutit à ce que l’être humain soit en situation de répondre présent aux défis que lui lance la vie.

Quels sont les défis que nous lance la vie à travers cette pandémie et les deuils qui en découlent ?

C’est probablement un peu tôt pour répondre à cette question, car nous nous trouvons encore dans la deuxième phase (temps de la réflexion, du recul, du choix).

De plus, chaque personne est appelée à trouver sa propre réponse.

Les propos qui suivent ne sont que quelques pistes de réponses personnelles aux défis que me lance ce printemps spécial.

Pour moi, adhérer à cette dynamique d’Ascension, c’est apprendre l’humilité pour retrouver ma place d’être humain : un partenaire parmi tant d’autres dans notre écosystème.

Participer au mouvement de l’Ascension, c’est ralentir notre rythme effréné de production, de consommation pour se mettre au diapason de la cadence des saisons

Soutenir la symbolique de l’Ascension, c’est refuser de stigmatiser et d’ajouter de la peine à la peine.

Consentir au mouvement de l’Ascension, c’est s’opposer aux logiques de violence collective perpétrées aux humains, aux animaux, aux montagnes et aux océans.

Avoir en tête cette force de l’Ascension, c’est continuer de croire que les paroles qui forment l’Evangile rendent l’homme plus humain… Et rendre l’homme plus humain, c’est vraiment un défi, de nos jours. Amen.

Joie d’une présence

Message reçu de Marinette Antoniotti le 19 mai 2020

Fab Lentz – unsplash

Je te parle continuellement. Il est dans ma nature de communiquer, même si ce n’est pas toujours par des mots.
J’embrase de magnifiques couchers de soleil dans le ciel, jour après jour.
Je parle à travers le visage et les paroles de tes bien-aimés.
Je te caresse d’une brise légère qui te rafraîchit et t’apaise.
Je te parle doucement dans les profondeurs de ton esprit, là où j’ai fait mon habitation.
Avec des yeux capables de voir et des oreilles capables d’entendre, tu peux me trouver
à chaque instant.
Demande à mon esprit d’aiguiser ta vue et ton ouïe spirituelles.
Je me réjouis chaque fois que tu redécouvres ma présence.
Entraîne-toi à me voir et m’écouter par petits intervalles.
Progressivement, tu me trouveras plus naturellement à chaque instant de la journée.
Tu me chercheras et tu me trouveras parce que tu me chercheras de tout ton cœur.

Psaumes 8.2-5
Ô Seigneur, notre maître, ta renommée est grande sur toute la terre ! Ta majesté surpasse la majesté des cieux.
C’est la voix des petits enfants, des tout petits enfants, que tu opposes à tes adversaires. Elle est comme un rempart que tu dresses pour réduire au silence tes ennemis les plus acharnés.
Quand je vois les cieux que tu as créés, la lune et les étoiles, que tu y as placées, je me demande : L’être humain a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ? Mérite-t-il vraiment que tu t’occupes de lui ?

1 Corinthiens 6.19
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de l’Esprit saint, cet Esprit qui est en vous et que Dieu vous a donné ? Vous ne vous appartenez pas

Jérémie 29.13
Si vous vous tournez vers moi, vous me retrouverez. Moi, le Seigneur, je vous le déclare : Si vous me recherchez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous.

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