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La parole du Seigneur est efficace – Esaïe 55,10-11

10 « La pluie et la neige tombent du ciel, mais elles n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir rendue fertile, sans avoir fait germer les graines. Elles procurent ainsi ce qu’il faut pour semer et ce qu’il faut pour se nourrir.
11 Eh bien, il en est de même pour ma parole, pour ma promesse :
elle ne revient pas à moi sans avoir produit d’effet,  sans avoir réalisé ce que je voulais, sans avoir atteint le but que je lui avais fixé. »

Esaïe 55,10-11 – La Bible en français courant

Ces limitent qui m’enferment… Ces limites qui me protègent…

Dans nos vies quotidiennes, nous sommes sans cesse confronté.e.s à des limites. Des cadres qui nous sont imposés, comme des lois, des règlements, des codes de conduite ou de bienséance, etc. Dans bien des cas, ceux-ci nous protègent et nous donnent l’assurance parfois relative qu’en leur sein, nous ne risquons rien. A l’inverse et si nous venions à les transgresser, nous nous exposerions alors à un danger, voire à une sanction.

Ces limites nous sont inculquées dès notre plus jeune âge et à notre tour, nous les transmettons à nos enfants. Ainsi en est-il pour que chacune et chacun puisse trouver son propre équilibre dans notre société.

Mais il existe aussi des limites qui nous enferment, qui nous empêchent de respirer. Elles sont intérieures et souvent imposées par nous-mêmes. Un poète a écrit un jour à ce sujet : « l’homme est en même temps le prisonnier et le geôlier de ses idées »…

Ces derniers mois, la crise liée au Covid-19 a vu beaucoup de nos limites être sollicitées, modifiées ou dépassées…

Lors du culte du dimanche 28 juin 2020 à Fleurier, il a été proposé à chacune et à chacun de réfléchir sur ses cadres intérieurs et sur la manière dont la foi pouvait nous aider à les dépasser. Aussi, diverses réflexions étaient proposées via des panneaux de signalisation que beaucoup connaissent. Afin que celles et ceux qui le souhaitent puissent également méditer sur ces questions, vous pouvez télécharger ce fichier :

Bien entendu, les réponses qui vous viendront vous appartiennent. Mais n’hésitez pas à laisser la marque de vos réflexions en commentant cet article ou en partageant des réactions qu’elles auront suscitées en vous.

En outre et si vous souhaitez nous faire part d’éléments plus personnels liés à vos découvertes et pour lesquels vous souhaitez rester discrets/discrètes, vous pouvez en tout temps nous contacter !

Voici pour terminer le lien vers la liturgie du culte, ainsi que du message qui ont été proposés dimanche passé : https://paroissereformeevaldetravers.wordpress.com/2020/06/29/la-foi-pour-depasser-nos-limites/

Votre paroisse

La foi pour dépasser nos limites ?

Culte du dimanche 28.06.2020 à 10h00 – Temple de Fleurier

13ème dimanche du temps de l’Eglise

Photo de Manfred Richter

Musiciens : Jean-Samuel Bucher (orgue), Emilie Pittet (violon) & Anaïs Bianchi (violon) Lecture et service : Francine Bütschi Célébrant : Eric Bianchi, diacre stagiaire

Accueil – Prière d’invocation

Que la Paix du Seigneur qui nous accueille règne sur nous, sur nos cœurs et sur nos vies.
Que Son amour nous fortifie, nous vivifie et nous inspire.

Seigneur,
L’amour que Tu portes à Tes enfants ne connaît vraiment aucune limite.
Viens vers nous, Toi qui nous acceptes tels que nous sommes.
Irrigue les terres de nos cœurs ouverts à Ta présence.
Ouvre nos yeux à Ta lumière, parfois cachée par nos angoisses, par nos pluies et viens nous libérer de nos carcans.
Oui, Seigneur, viens ! Prends nos mains ; Guide-nous au-delà des cadres qui nous séparent de Toi et qui nous séparent des autres.
Amen.

Acte de repentance

Seigneur Dieu,
Tu connais chacune et chacun dans le secret de son âme, le meilleur, comme le moins bon. Tu sais les paroles que l’on a dites et que l’on a déplorées. Tu sais les actes que nous n’aurions pas dû faire et que malgré tout, nous avons faits. Tu sais les fautes qui nous pèsent et qui nous angoissent ; les gestes, les pensées et les mots qui rendent nos gorges toujours plus serrées et notre esprit toujours moins vivant, toujours plus éloigné de toi.

Seigneur, nous portons ces regrets devant Toi comme autant de pierres dans un sac devenu bien trop lourd.

Prends-le Seigneur, ôte-nous de ce fardeau qui nous empêche d’avancer, de respirer, et de réaliser les œuvres d’amour auxquelles Tu nous convies. Nous te le remettons maintenant, dans le secret de nos bouches, mais dans le cris de nos cœurs.
Amen.

Annonce du pardon

Heureux sommes-nous ! Le Dieu Tout-Puissant par son Fils, Jésus-Christ nous a pardonnés ! Car Il est consolation au milieu des tristesses. Il est proche de nous lorsque nous nous éloignons. Il irrigue de son amour les sillons asséchés de la terre de nos vies. Il nous soutient lorsque nous trébuchons et Il nous relève dans toutes nos chutes. Car Il est la vie dans chacune de nos morts.
Amen.

Message

Quand j’étais haut comme 3 pommes et qu’il m’arrivait de « pousser le bouchon » un peu trop loin, ma mère, pour me faire peur seulement, me désignait une tapette à tapis en osier accrochée au mur et me disait : « arrête Eric, tu dépasses les limites ! ». Je savais alors qu’il y avait une frontière à ne pas franchir, un cadre à ne pas dépasser. Mieux valait alors pour moi et pour mon postérieur de m’en tenir là.

Et puis plus tard, alors que je portais un tout autre habit que celui-ci et que j’avais un képi sur la tête, je devais parfois déterminer quelle limite franchie devait ou non donner lieu à une sanction. Bon, on sait que rouler à 80 km/h dans un village, c’est très largement dépasser les limites, mais il en existe des plus ténues.

Et il en est de même dans notre vie de tous les jours. Nos limites, physiques, psychiques, sont parfois difficiles à cerner et à identifier. Tout n’est pas blanc ou tout noir et il est donc encore plus compliqué de connaître et d’apprécier celles des autres, à moins bien sûr de très bien les connaître.

On le sait, dépasser les limites est perçu assez négativement en général, parce qu’à l’intérieur du cadre, nous sommes protégés. Mais en-dehors, nous sommes dans l’inconnu, dans l’interdit peut-être et donc, dans la crainte d’être puni.

Mais si certaines limites sont là pour notre bien, d’autres en revanche nous enferment, nous empêchent d’aller de l’avant dans la relation avec nous-mêmes, avec les autres et aussi avec Dieu.

On le sait, on le dit : Le Seigneur nous connaît mieux que quiconque, même mieux que nous-mêmes. Et dans le premier texte que nous avons entendu, on peut se demander :

Mais pourquoi Dieu a-t-il demandé à Abram, un homme de 75 ans, marié à Saraï, âgée de 65 ans, de tout quitter : son pays, sa parenté et la maison de son père, pour prendre la route vers l’inconnu ?!

Comment Dieu a-t-il pu lui promettre une si grande descendance alors que cela paraissait impossible physiquement ?

De l’autre côté, je ne sais pas comment vous vous auriez raisonné si vous aviez été Abram ? Parce qu’on peut dire qu’il lui fallait avoir des limites intérieures assez extensibles pour pouvoir accepter de tout quitter aussi brutalement. Et Saraï aussi par ailleurs ! On ne parle presque pas d’elle et pourtant, le texte dit plus loin qu’elle quittera finalement cette terre avec Abram et son neveux Loth.

Mais revenons à Abram… Peut-être que celui-ci ne se sentait plus le corps assez fort pour pouvoir faire ce que le Seigneur lui demandait. Mais il avait en lui une chose très précieuse. Une chose qui évinçait toutes les questions qu’il pouvait se poser. C’était la foi… Et qu’est-ce que la foi si ce n’est une confiance absolue ?

Pas d’avance sur salaire… ou plutôt : pas d’avance sur promesse… Rien. Dieu demande à Abram et Abram le croit et se met en route.

Peut-être avait-il peur…

En tout cas, il avait foi en cette promesse de bonheur venue directement du Très-Haut et qui déjà, s’adressait à l’humanité entière. Car Dieu lui avait dit : « À travers toi, je bénirai toutes les nations de la terre. ». Libres sommes-nous alors d’accepter ou non cette bénédiction. Libres sommes-nous d’accepter cette confiance, cette foi que Dieu met en chacune et en chacun de nous, comme Il avait foi en Abram.

Et dans nos vies, pauvres humains que nous sommes, il nous arrive fort heureusement d’avoir peur !

Peur d’aller à la rencontre de l’autre lorsqu’il ne nous ressemble pas. Peur de se livrer tels que nous sommes par crainte du jugement des autres. Peur de se mettre à l’écoute de Dieu, parce que l’on se déconsidère, parce que l’on pense que l’on sera parfaitement incapable de faire ce qui nous sera demandé. Ou alors tout simplement parce que l’on pense que l’on ne mérite pas que Dieu s’intéresse à nous. Mais nous pouvons aussi avoir peur de perdre le contrôle de notre vie, peur d’avoir à choisir entre plusieurs options.

Mais avec la foi, nous sommes aidés pour avancer au-delà de nous-mêmes, parfois même, au-delà de nos propres réflexions. C’est une ouverture ! Une porte qui nous permet de sortir du cadre.

Mais attention, pas d’incompréhension !

Je ne suis pas en train de vous dire, bon, Dieu est avec moi, j’ai foi en Lui et Lui en moi, donc demain, je vais descendre les gorges de l’Areuse dans une vieille barque en bois alors que je ne sais pas nager…

Vous ne me verrez pas non plus, dommage peut-être, suspendu au clocher du temple en hurlant ma foi avec un mégaphone…

Non… bien sûr que non… Il faut rester raisonnable et réaliste.

Car c’est en nous mettant à l’écoute de la Parole de Dieu dans ce qui nous limite intérieurement, avec notre identité profonde et notre foi, que nous pourrons peut-être, faire un pas de plus en avant, modestement et sans nous mettre en danger.

Maintenant, je souhaiterais que nous prenions le temps, pendant qu’Emile et Anaïs nous jouent un morceau de violon, de réfléchir à ce que la foi nous a déjà permis d’accomplir au-delà de nos limites ou de celles que nous aimerions pouvoir franchir avec son aide.

Interlude de violon

Le texte de l’évangile de Matthieu que nous avons entendu est lui aussi très riche. Il faut savoir que peu avant ce passage, Jésus et ses disciples se trouvaient dans la région de Génésareth. Jésus avait échangé avec des Pharisiens et des maîtres de la loi, sur ce qui était pur et impur. Chez les Juifs en effet, il existait des coutumes qui pouvaient vous garder de devenir impurs, autrement dit : inaptes à vous rapprocher de Dieu.

Et dans cette discussion, Jésus avait indiqué que ce n’était pas la nourriture que l’on consommait qui rendait impur, ou le fait de ne pas se laver les mains avant de la manger, mais bien ce qu’il y avait de mauvais qui sortait du cœur de l’homme qui l’éloignait de Dieu.

Vous voyez, même la religion posait alors un cadre que Jésus invitait à dépasser…

Et c’est après cela que lui et ses disciples se sont rendus dans le territoire de Tyr et de Sidon, qui étaient des lieux païens, dans lesquels les Juifs, pour des raisons de pureté aussi, ne pouvaient s’y rendre. Et pourtant, ils y sont allés… Quelque part au-delà de cette frontière si je puis dire ; au-delà des limites qui étaient admises, au-delà du conformisme de leur religion.

Et ce faisant, c’est en chemin que Jésus se fait interpeller par cette femme, par cette païenne, assaillie par le désespoir de savoir sa fille tourmentée par un mauvais esprit. Mais voilà que Jésus ne lui répond pas, incitant ses disciples à réagir.

Alors ils l’apostrophent, eux qui semblent insensibles, agacés par la situation, et qui demandent au Maître de renvoyer cette femme. Alors Jésus prend la parole et indique à cette mère qu’il n’est ici que pour aider le peuple d’Israël. Mais elle, elle insiste ! Elle sait que Jésus peut lui venir en aide. Elle met en lui toute sa confiance… Elle a foi en lui !
Alors elle se met à genoux et lui demande : « Maître, aide-moi »…

Quelles limites ne dépasserions-nous pas par amour ?

Et là, Jésus a cette phrase très dure : « il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens ». C’est presque une forme de mépris, une forme d’insulte que lui assène Jésus… À moins bien sûr qu’il veut voir l’étendue de la confiance de cette femme envers lui. Alors, cette maman, elle ne se décourage pas ! Elle continue, elle persévère. Elle ne veut pas la nourriture des enfants, non, mais elle, la païenne, elle se contenterait même des miettes…

Alors lorsque l’on réfléchit à comment la Parole a été reçue dans le monde juif de l’époque, c’est-à-dire assez mal, Jésus est touché. Je dirais même bien plus : Jésus est converti. Là où il ne voyait qu’un panneau « obligation d’aller tout droit », cette femme lui a présenté un panneau « toutes directions » !

Alors oui, Jésus évolue dans son incarnation. Désormais, le peuple élu n’est plus le seul à pouvoir goûter la nourriture apportée par le Christ. Il s’exclame : « Oh ! Que ta foi est grande ! Dieu t’accordera ce que tu désires. ».

Et c’est purement merveilleux ; parce que là où Jésus voyait le cadre de son ministère, lui, le Christ, le Fils de Dieu, il est appelé, par cette femme, à dépasser ses propres limites. Par sa foi, elle a ouvert la porte du cadre du ministère de Jésus. Ce n’est pas rien…

Et nous, quelles limites intérieures sommes-nous prêts à faire voler en éclat par amour ?
Quelles limites pouvons-nous franchir à l’aide de la foi ?

À quelles limites notre Eglise institutionnelle se borne-t-elle et qui pourraient être dépassées en nous concentrant sur la foi, l’espérance et l’amour qui doivent la porter et la constituer ?

Comment puis-je être signe de foi de l’amour de Dieu auprès de quelqu’un qui en a tant et tant besoin ?

Quelles portes s’ouvriront à nous grâce à la foi ? C’est une question qui a le mérite d’être posée. Serons-nous prêts à en franchir les seuils comme Abram ? C’est une toute autre question…

Mais ce discernement, ces questionnements, ils doivent nous interpeller et nous mettre en marche !

Pas n’importe où et pas n’importe comment, mais sans nous mettre en danger, parce qu’il y a des limites qui nous protègent, ne l’oublions pas. C’est là tout le défi…

Mais comment le faire et comment savoir quelles limites intérieures il nous sera bon de franchir ?

Je dirais humblement alors que ces réponses, elles sont individuelles. Elles doivent se trouver dans la prière, dans la méditation personnelle et dans notre quotidien de relations humaines avec les autres.

Lors de cette prochaine semaine, je nous invite à prendre un temps de réflexion à ce sujet. Un moment de face-à-face avec nous-mêmes, un moment de cœur-à-cœur avec Dieu. Laissons mûrir en nous la Parole. Mettons sur la table de notre âme, nos sentiments de craintes, de peurs, mais aussi d’espérance.

Car devenir, c’est en Dieu par le Christ que nous sommes appelés à le faire. Dans la confiance absolue d’un amour gratuit et inconditionnel. Et n’attendons aucune réponse immédiate, mais soyons attentifs aux signes toujours présents et qui jalonnent nos routes. Laissons-nous toucher et à l’image de Jésus, laissons-nous toujours nous réformer et nous convertir à l’amour. Laissons-nous aussi être un signe d’amour dans la vie des gens qui nous entourent.
Amen.

Prière d’intercession

Seigneur notre Dieu,
Nous te prions pour que nous puissions entendre la souffrance de celles et de ceux qui nous entourent, lorsque celle-ci est dite avec les cris ou lorsqu’elle demeure discrète, silencieuse, mais vécue tout aussi difficilement.

Nous te prions pour tes enfants qui à travers notre vaste monde, sont en proie à la violence, à la faim et à la maladie. Donne-leur toujours la chaleur de ta présence. Donne aux responsables des nations l’intelligence du cœur, plus que celle de la bouche.

Nous te prions pour nos proches, nos amis, qui traversent des moments de doute, de douleurs et de deuil. Sois pour eux le refuge au-dedans et au-delà de leurs limites.
Amen.

Notre Père

Seigneur Dieu,
Qu’importe que la nuit vienne, puisque tu dessines chacune des aubes.
Qu’importe la pluie et le vent, puisque tu murmures à nos oreilles que la lumière éternelle brille déjà.
Qu’importe que la peur nous étreigne et nous limite, puisque Tu nous tiens la main et nous conduits dans la liberté absolue.
Rassemblés pour te rendre grâce avec les chrétiens de tous les temps et enseignés par ton Fils, Jésus le Christ, nous disons la prière qu’il nous a apprise :

Notre Père qui es aux cieux,
Que Ton nom soit sanctifié,
Que Ton règne vienne,
Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi,
À ceux qui nous ont offensés,
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal.
Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne,
La puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles, Amen.

Envoi – Bénédiction

Demain est un souffle de vie qui vous invite à respirer.
Demain est un temps dans le monde qui vous invite à oser.
Demain est un air de musique que l’on fredonne avec le cœur, que l’on partage et que l’on offre avec tendresse.
Que le chemin s’ouvre sous vos pas.
Que le vent vous pousse en avant.
Que le soleil rayonne sa chaleur sur votre visage.
Que les pluies tombent avec douceur sur vos champs.
Et jusqu’à vous revoir, puisse Dieu vous garder dans Sa main et qu’Il vous bénisse,
Lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

Rendez-vous compte! Culte du dimanche des réfugiés – 21 juin 2020

Culte du dimanche 21 juin 2020 à Fleurier

Célébrants: Claire-Lise Vouga, Florian Stirnemann. David Allisson, pasteur.
Musiciennes: Fabienne Pantillon, orgue. Lisette Paillard, flûte.
Télécharger les textes du cultes en fichier pdf grâce à ce lien.
Merci à l’EPER pour la mise à disposition de ce culte clé en main. Texte complet à consulter grâce à ce lien.

Accueil

Que le souffle du Christ nous rejoigne en ce dimanche des réfugiés : la paix soit avec vous.
Bienvenue en ce dimanche où nous sommes accueillis dans la présence de Dieu comme les réfugiés aimeraient être accueillis dans leur exil.
Soyons attentifs au souffle du Seigneur. Prions.

Invocation

Dieu notre Père,
Devant Toi nous venons ensemble,
A toi nous nous adressons,
Toi qui écoute les chants et les cris de tous tes enfants dispersés sur la terre.
Chants de louange ou cris de détresse,
Hymnes de joie ou lamentations de deuil,
Tu nous entends et tu descends pour nous conduire au chemin de la paix. Tu es béni, Seigneur. Viens!
Amen

Psaume 31 (30) (extraits)

Prière de repentance

Seigneur,
Toi qui connais le cœur de chacune et chacun et l’état de notre monde nous crions à toi !
Plus nous sommes dans l’angoisse et l’incertitude, plus nous nous sentons fragiles, plus nous avons besoin de Toi pour garder confiance.
Plus nous savons l’être humain bafoué, méprisé, malmené, plus nous avons besoin de toi pour que notre foi ne soit pas bouleversée.
Plus nous découvrons la violence des hommes, plus nous découvrons la bêtise des violents et la brute qui veille dans le puissant, plus nous avons besoin de Toi pour croire encore que tu as des projets de vie et de bonheur pour notre humanité.
Plus nous avons conscience de l’ampleur de la tâche et du peu que nous pouvons, plus nous savons qu’il faudra toujours recommencer, plus nous avons besoin de Toi.

Seigneur,
Toi qui as connu la détresse de ton peuple, Toi qui sais les épines, les clous, les coups et le mépris, et la douleur de l’amour refusé, viens à notre secours pour garder foi et espoir.
Amen

Paroles de grâce 

« Moi, je sais les projets que j’ai formés pour vous – Parole du Seigneur. Projets de vie, et non de malheur. Je veux vous donner un avenir, un espérance ! »
Recevons de notre Dieu le pardon, le courage et l’espérance ! Amen 

Lecture de la Bible

Luc 10,25-37
Exode 2,23-3,10
Exode 4,10-17

Méditation 

Il ne suffit pas de voir. Encore faut-il se rendre compte, pour réagir à la détresse d’un autre et se mettre en mouvement. 

Dieu lui-même s’est rendu compte. Vous rendez-vous compte ? Dieu lui-même !

Dieu se rendit compte…

Nous avons toutes et tous vu des images de réfugiés. De bateaux en détresse. De camps bondés. De longues colonnes de marcheurs face aux barbelés. Que faire ?

Voir et faire. Entendre et agir. Les deux textes que nous avons entendus décrivent ce mouvement qui permet de sauver des vies.

Mais avant de réfléchir au « que faire », arrêtons-nous un instant sur : « se rendre compte ».

Avant le Samaritain qui semble s’être rendu compte de la situation du blessé, le prêtre et le lévite n’ont pas pu. Ils sont passé à bonne distance, comme s’ils ne se rendaient pas compte.

Nous avons toutes et tous vu des images de réfugiés. Parmi d’autres images de personnes en détresse et en souffrance. Les appels ne manquent pas.

Que faut-il pour que nous nous rendions compte, nous aussi ?

Que faut-il pour que nous percevions, derrière chaque image, chaque nouvelle, un visage de femme, d’homme, d’enfant qui appelle à l’aide, qui cherche à sauver sa vie ? Ceci peut-être justement. Une certaine contemplation. Un certain questionnement.

Qui sont-ils ? Comment se retrouvent-ils dans cette situation ? 

On me parle d’un garagiste syrien qui a vu son affaire engloutie, ses biens pillés dans la guerre, avant de se sentir lui-même en danger d’être enrôlé de force dans l’armée. Alors il a fui. […]

J’ai reçu le récit d’une mère de famille qui entendait siffler les bombes au-dessus de sa maison. A chaque fois elle priait, en se disant : « ce sera peut-être mon tour ? Ah non, je suis encore en vie… » Et elle a fini par prendre la route, pour fuir cette angoisse. […]

Et ce jeune homme afghan. Dès son enfance il a été emmené par ses parents en exil dans deux pays du Moyen-Orient, à la recherche d’une 

vie en sécurité physique et économique. Difficile à trouver. Devenu jeune homme, confronté à une absence totale de perspectives, il prend la route de l’Europe. Il lui aura fallu plus de 7 ans entre le moment où il débarque en Italie et celui où il reçoit une autorisation de séjour en Suisse. Il est arrivé à 23 ans, il en a 30 aujourd’hui. Il voulait venir en Suisse parce que son frère y vit. Mais les accords de Dublin avaient décidé, comme ça – sans le connaître, sans reconnaître l’importance du lien familial – qu’il devrait faire sa vie en Italie. Il y a été renvoyé, deux fois, a dû survivre dans la rue, connaître la faim et l’insécurité. Il n’a pas tenu le coup. Il a sombré dans une profonde déprime. Il se sent comme un homme fini à qui on a volé les meilleures années de sa jeunesse. Il voulait travailler, construire sa vie et sa famille. Il n’a pu que se battre contre les moulins à vent de règlements administratifs… des règlements qui ne se rendent plus compte. Qui perdent de vue, trop souvent, le visage humain, les liens familiaux, la détresse et les besoins vitaux de celles et ceux dont ils ont pourtant pris la responsabilité. Et qui font des dégâts. 

Voilà ce que provoque la guerre, la dictature, l’errance ou la pauvreté.

Des vies comme toute vie, comme la mienne, comme la vôtre, se trouvent soudain chamboulées.

Tout doit changer et il faut partir, errer, chercher, recommencer, pour sauver au moins son existence. 

Nous avons un repère pour nous rendre compte. Le coronavirus a bousculé certains de nos repère du jour au lendemain. C’est peu de choses par rapport à la situation de beaucoup de réfugiés. Mais c’est une occasion de nous rendre compte.

Ce que nous avons vécu, toutes et tous à l’échelle du monde, peut enraciner plus profondément la conscience d’une solidarité les uns avec les autres, d’humains à humains, par-delà les frontières. Mais d’un autre côté, cette crise a recentré chaque pays sur lui-même, fermé les frontières et mobilisé tout l’espace médiatique, de pensée, de réflexion, toutes les forces de chaque peuple pour lui-même, et c’est bien normal. Pourtant le monde ne s’est pas arrêté de tourner. On a espéré au début que l’ampleur de la crise sanitaire permettrait une trêve dans les conflits… mais non. Et le monde en ressortira un peu plus pauvre qu’avant. 

Ce ne sera donc pas si simple de rester enracinés dans ce dont nous avons pu nous rendre compte de manière inédite, comme fragilité, comme difficulté de vivre du jour au lendemain un basculement qui chamboule tout, et comme solidarité à l’échelle du monde. Pour que cette crise devienne le terreau d’une solidarité plus grande, plus simple, plus évidente, il faudra le choisir, il faudra s’y tenir et s’y engager. Nous avons toutes et tous exploré des choses nouvelles pendant ce temps différent, d’un commerce plus local à des solidarités nouvelles, des proximités autrement dans la distance. Des trésors précieux d’humanité ont émergé, qui nous permettent de la traverser.

Nous sommes les prochains les uns des autres et nous sommes les prochains de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes qui ont besoin d’un refuge.

Nous voilà invités à nous en rendre compte.

Nous mettrons-nous en route? 

Moïse, lui, préfèrerait malgré tout rester derrière son troupeau. Après une longue négociation avec Dieu, Moïse essaye encore un 4e, et un 5eargument – pour ne pas être celui qui est envoyé. 

Livre de l’Exode, chapitre 4 

Méditation (suite) 

Pas moi, Seigneur, pas moi… je ne peux pas, je ne peux rien, c’est trop, c’est pas mon affaire ! J’ai peur.

Nous n’avons pas à nous en vouloir de ressentir un sentiment d’impuissance, de crainte en nous rendant compte des situations si douloureuses, compliquées, de certains réfugiés et migrants. Dans le texte on voit que Dieu prend le temps de discuter avec Moïse, de se révéler, d’essayer de le rassurer, de l’encourager, lui donner des assurances à présenter au peuple d’Israël comme au Pharaon. 

On voit aussi que Dieu ne lâche pas le morceau : c’est sur toi que je compte. Vas-y. Maintenant !

Alors, à côté de notre sentiment de crainte, d’impuissance, d’être dépassés par ces réalités tragiques, nous pouvons essayer de tenir cet élan qui nous dit : « On ne peut pas laisser ça comme ça ! Il faut faire quelque chose ! ». Le même que celui de Dieu qui se rend compte… et passe à l’action. 

Et nous pouvons beaucoup : engagements concrets, rencontres, participation à des prises de paroles et prises de position, soutien financier à des projets. Mais aussi simplement ne pas oublier, prier. Ne jamais oublier ce dont nous nous sommes rendus compte.

Ne faisons pas taire la voix qui nous a fait prendre conscience de la souffrance d’autrui. La compassion, se rendre compte et agir, est le cœur même et le moteur de notre foi chrétienne. 

Cela ne résoudra pas notre sentiment d’impuissance. Il y a trop pour nous. Aucun de nous ne sauvera le monde et surtout pas à lui tout seul. Mais ensemble, par notre engagement, nous faisons vivre davantage de justice, de paix et d’amitié dans le monde. N’ayons pas peur et engageons-nous, que la solidarité grandisse dans notre monde. NOUS en avons besoin. 

Mon modeste témoignage – Florian Stirnemann

Alors que j’avais encore une activité professionnelle j’ai eu l’occasion d’accueillir des réfugiés dans les ateliers de l’institution dont j’avais la responsabilité. Ces réfugiés à qui nous donnions du travail dans les jardins ou à la ferme m’ont toujours étonné. En effet ils avaient une soif de travail hors du commun. 

A cette époque j’étais responsable d’atelier pour personnes ayant des problèmes d’addictions. Les réfugiés qui étaient au centre de Perreux se démarquaient par leur motivation au travail, ce qui me changeait beaucoup de mon quotidien ! Qu’ils soient Somaliens, Ethiopiens ou Tchétchènes, tous étaient heureux de pouvoir vivre une activité professionnelle.Ce qui m’étonnait toujours, c’est que le soir en nous quittant pour retourner au centre, ils venaient vers moi et me disaient MERCI !

Intervention de Claire-Lise Vouga

Depuis plusieurs années, je suis engagée au sein de Requ’eren ici au Val de Travers.

Tout d’abord nous avons accueilli les requérants du centre de Couvet pour un accueil café à la Cure de Couvet. Puis le centre a fermé et les personnes que nous avions l’habitude de rencontrer à la cure ont déménagé mais nous avons constaté que chacun d’entre nous avait gardé des liens privilégiés avec certains.

Changement de cap, maintenant, nous nous tournons plutôt vers le parrainage.

Depuis plusieurs années donc j’ai l’occasion de rencontrer des personnes qui ont quitté leur pays et qui se retrouvent chez nous souvent par le plus grand des hasards. Les voilà au Val-de-Travers dans le petit canton de Neuchâtel. Nous, nous vivons bien dans ce petit coin de pays et eux… ils survivent, avant de réapprendre à vivre.

Pendant ces trois derniers mois de confinement suite à la pandémie de covid 19 nous avons quelque peu perdu nos repères nous aussi. Nous avons perdu certaines certitudes. Nous avons eu peur. Nous ignorions de quoi demain serait fait. Ainsi nous nous sommes posés des questions qu’avant nous préférions ignorer.

Ces questions que les requérants se posent : et demain ? Comment se portent mes parents, mes enfants ? Oui on les a eu au téléphone, mais j’aimerais tellement les serrer dans mes bras ! C’est pas possible ici c’est tout juste si on veut de moi, alors mes enfants non ils ne sont pas les bienvenus. Les lois suisses je ne comprends pas. Berne a dit non !

Dans le cadre de la formation offerte par Requ’eren, l’hiver passé nous avons eu l’occasion de suivre un cours sur les traumatismes. Ce qui m’a frappé, dans de ce cours, c’est que lors des traumatismes importants, notre zone de confort se réduit considérablement. La personne qui subit un fort traumatisme est comme éclatée. Elle perd ses repères, ne trouve plus le chemin qui la ramène vers la vie.

Et moi, quand je côtoie un tel malheur, je me sens impuissante. Moi qui suis vivante. Où est-il ce fil qui peut nous unir pour reprendre contact avec la vie. Au secours Seigneur ! Aide-moi !

Dois-je parler, me taire, pleurer, donner la main…

Sans pouvoir m’appuyer sur Dieu je ne saurais que faire.

J’ai aussi besoin qu’Il change mon regard, pour recevoir le visage de l’autre, sa culture , ses habitudes, et alors, les différences m’enrichissent.

Nous n’avons pas besoin de se ressembler pour s’assembler.

Merci à vous les gens d’ailleurs pour tout ce que vous m’apportez. Merci pour vos différences, votre foi, vos rires au milieu de vos tempêtes. Merci pour vos cultures pleines de couleurs. Merci pour le piment que vous donnez à ma vie.

Intercession

Dieu notre Père,

Les cris du monde viennent à nos oreilles et nous les portons devant Toi ! 

Cris des exilés qui cherchent refuge, sur la route et dans des camps de longues années parfois avant de trouver une terre d’asile. Seigneur, rends-nous et rends nos politiques accueillants à ces cris, nous t’en prions 

Cris de familles endeuillées, qui ont perdu l’un des leurs. Que ce soit dans la maladie, ou sur la route de l’exil, cette même douleur du manque de l’être aimé hurle… O Dieu, dessine pour chacune et chacun des chemins de réconfort 

Cris de toutes celles et ceux qui se retrouvent dans le chômage, la précarité́ économique, la faim, suite à la crise sanitaire ou de longue date déjà… Seigneur, fais grandir en nous et en notre monde la flamme de la solidarité, avec courage et clairvoyance, nous t’en prions. 

Amen

Annonces Voir. Se rendre compte. Se mettre en mouvement. Actions possibles en ce dimanche des réfugiés :

  • Contribuer à l’offrande d’aujourd’hui, destinée au dimanche des réfugiés pour des actions en faveur des réfugiés
  • Écrire des lettres au Conseil fédéral et au Parlement pour demander à la Suisse un engagement plus grand pour sauver davantage de vies en méditerranée. Cette action est décrite sur votre feuille de culte à emporter avec vous et par ce lien
  • Lire des livres, par exemple un des « livres en liberté » que j’ai apporté avec moi aujourd’hui :
  • Lettres de Syrie et d’exil – Bachar Alkazaz : De 2010 à 2017, Bachar, instituteur en Syrie, a écrit à Philippe, son ami suisse. Depuis Damas d’abord, alors que la guerre débute, on suit le quotidien de cette famille ballottée par des événements toujours plus terrifiants. Puis vient le temps de l’exil, en Jordanie d’abord, en Suède ensuite.
  • L’apiculteur d’Alep – Christy Lefteri : L’autrice s’est inspirée pour son récit des témoignages qu’elle a entendu de réfugiés alors qu’elle était bénévole dans un camp à Athènes. L’histoire raconte le chemin de réfugiés entre les ruches dont le personnage s’occupait à Alep et celles de son cousin parti avant lui pour l’Angleterre.
  • Le riz pousse au pied de Tourbillon : Tuyet Trinh Geiser a quitté au milieu des années 1970 le Vietnam où elle est née. La guerre et les conflits politiques l’ont obligées à chercher refuge alors qu’elle avait 16 ans. Elle est arrivée aux Cernets à l’époque et raconte son parcours avec beaucoup de recul et de reconnaissance pour son accueil au Val-de-Travers.

Envoi [Texte du romancier San Antonio]

Il n’y a qu’une « vertu » en ce monde: LA CHARITÉ
Et la charité, c’est quoi ? De la colère. 
La charité consiste à s’indigner ! 
La charité, c’est pas de chialer sur la misère du monde : c’est de la combattre !
La charité n’est pas humble, mais elle est belliqueuse ! La charité c’est de l’amour.
En amour faut pas s’aplatir, c’est inopérant, et négatif. La carpette ? Jamais ! Dieu a en horreur les serpillères !

Bénédiction 

Recevez la bénédiction du Seigneur, celle qui a été posée déjà par Aaron sur le peuple en marche (Nombres 6.24-26)
Que le Seigneur nous bénisse et nous garde !
Qu’il fasse briller sur nous son visage et nous fasse grâce !
Qu’il porte sur nous son regard et nous apporte la paix ! Amen

« Prenez bien soin de vous »… entre Narcisse et sacrifice!

7 juin 2020 – Fleurier. Culte célébré par Véronique Tschanz A.

Accueil

Retrouvailles, douceur, simplicité … ce sont les mots qui sont venus en préparant ce moment de culte dans une forêt de la Côte aux Fées !

Retrouvailles… mais pas comme avant, encore timides, encore dictées par la distance, la prudence, parfois la peur. Chacun a le droit de vivre ces retrouvailles à son rythme, avec sa propre histoire de vie.

Douceur…du lien qui se tisse à nouveau, de la musique partagée, des regards et paroles qui s’échangent de loin. Nous avons besoin de douceur…parce que la pandémie a été cruelle, violente pour certains et laisse des traces.

Simplicité… parce que cette période chamboulée nous a appris l’humilité et nous a montré que nous ne maîtrisons pas grand’ chose. Simplicité… et peut-être l’occasion de redécouvrir la lenteur, le silence, l’introspection.

Je nous propose de vivre ce culte sur ce chemin de retrouvailles, de douceur et de simplicité. La musique sera notre guide pour créer une unité… l’orgue nous emmènera dans des variations d’un même thème musical.

Le thème que j’ai choisi d’aborder a trait à une phrase que nous avons beaucoup entendu dans ce temps de semi-confinement : « Prenez soin de vous » !

Qu’est-ce que cela signifie du point de vue spirituel ?

A l’aide de questions, suivies de silence, puis de textes bibliques, je vous proposerai quelques pistes sous l’angle de Dieu, du Christ et de l’Esprit saint.

Invocation

Faire halte

Dans le tumulte du temps

Donner de l’espace

À la quête du sens

Laisser l’instant

S’ouvrir aux retrouvailles

Tramer les fils de la patience

Jusqu’à toi,

Tel un corps de femme

Tissant l’enfant à naître

Pour te rejoindre enfin

Là où le silence éclot                            Francine Carillo

Orgue sur le thème du chant : « Louange à toi, premier Vivant »

Question 1 : « Comment Dieu prend-il soin de moi ? 

La Bible, par le biais d’hommes et de femmes, témoigne de l’amour de Dieu pour ses Créatures. Dieu prend soin de nous.

Je nous pose la question :

« Comment Dieu prend-il soin de moi ? »

1 minute de silence

Lecture de Esaïe 43, 1-4

Commentaire

Dieu donne un nom à son peuple. Donner un nom est un acte créateur.

Rappelez-vous quand vous avez choisi le prénom de votre enfant… à  cet enfant que l’on n’a pas encore vu, dont on ne sait pas s’il aura les yeux bleus, les cheveux noirs, les oreilles décollées et le nez busqué, on lui donne une identité en choisissant son nom.

En donnant au peuple son nom Israël, Dieu lui donne une existence, une identité.

Et en disant au peuple : « Tu m’appartiens », il lui fait savoir qu’il est Créateur, engagé et responsable envers sa créature. Dieu s’investit de la responsabilité de prendre soin d’elle.

Mais cela ne signifie pas que le Créateur s’engage à garantir une vie sans embûches : il y aura des feux à affronter, des eaux à traverser, des pandémies à dépasser… mais dans ces épreuves, Dieu affirme son engagement.

Son engagement, c’est cette déclaration d’amour : Esaie 43, v. 4

Un amour qui se décline sur le mode du lien… lien exprimé par le don du nom et par le rachat au travers duquel Dieu a redonné sa dignité à son peuple.

Cet amour perdure de la part de Dieu, même si l’humain vacille.

Dieu prend soin de nous en nous donnant une existence / une identité.

Dieu prend soin de nous en s’engageant à nos côtés dans nos parcours lisses ou chaotiques.

Orgue

Question 2 : « Où en suis-je avec l’amour de moi-même ? »

La fameuse maxime cartésienne « je pense, donc je suis », est décalée dans la Bible et devient : « je suis aimé donc je suis ». Cela semble facile, énoncé ainsi, mais je nous pose cette 2ème question :

« Où en suis-je avec l’amour de moi-même ? »

1 minute de silence

Lecture biblique : Matthieu 22, 34-39

Commentaire

Aime ton prochain… « Comme toi-même »… c’est peut-être la partie la plus compliquée du commandement de Jésus.

Le christianisme a engendré des gens qui se sont sacrifiés corps et âme pour gagner les faveurs de Dieu.

Le libéralisme, quant à lui, a accouché de nouveaux Narcisse… vous savez, cet homme de la mythologie grecque : il est amoureux de sa propre image. Un jour qu’il se contemple dans un étang, il est ébloui par sa beauté. Il veut la rejoindre, se jette dans l’eau et se noie.

Il y a aussi ces gens s’aiment tellement peu qu’ils ne veulent surtout pas se faire remarquer. Ils se dénigrent, ont peur du regard des autres et s’effacent complètement.

Alors comment s’aimer soi-même et prendre soin de soi ?

Et si c’était : se mettre à l’écoute de ce qui nous rends davantage vivants ?

Cela peut se traduire par des choses très concrètes : créer du patchwork, rencontrer ses petits-enfants, rester dans le silence, sculpter, visiter des personnes âgées, lire, travailler, marcher dans la nature, s’occuper de son jardin , faire de la musique, prendre soin d’un animal… autant de façons d’être qui soient en accord avec nous-mêmes, qui nous apportent de la joie, de la paix, qui nous permettent de vivre en harmonie avec nos valeurs, qui nous relient à qui nous sommes réellement, donc à Dieu et aux autres.

C’est une tâche ardue car des obstacles se sont accumulés sur la route qui mène à nous-mêmes. Des expériences blessantes (manque de reconnaissance et d’amour, absence de bienveillance, exigences exorbitantes, relation d’emprise, etc.) nous ont poussés à nous réfugier derrière des masques, à revêtir une armure ou à ériger des murs de protection.

Vivre en paix avec son histoire, avec ses fragilités, ses forces, accepter de se laisser regarder et aimer par Dieu, c’est le travail de toute une vie !

Orgue

3ème question : « Qu’est-ce que j’ai appris sur moi et sur Dieu en ce temps de crise ? »

S’aimer soi-même, c’est probablement le travail de toute une vie. Et peut-être que chaque crise existentielle nous offre l’occasion de nous laisser bousculer, chambouler pour aller un peu plus loin dans notre expérience de l’amour de Dieu et donc dans le « s’aimer soi-même ». D’où ma 3ème question :

« Qu’est-ce que j’ai appris sur moi et sur Dieu en ce temps de crise ? »

1 minute de silence

Lecture biblique : Actes 2, v. 1a + 36-39

Commentaire

Selon le livre des Actes, Pierre prononce le discours que nous venons d’entendre après la Pentecôte. Qu’avait-il appris sur lui et sur Dieu dans ce temps de crise ?

Je me suis demandé comment Pierre avait pu surmonter sa culpabilité et se pardonner d’avoir renié et abandonné Jésus.

Comment a-t-il retrouvé la force de se relever, de témoigner et de poursuivre la mission en ce temps de deuil ?

Serait-ce grâce au souffle qu’il a reçu ? Oui, mais pas n’importe quel souffle, puisqu’il s’agit du même mot qui est employé dans la Genèse, au moment de la création du monde.

Par ce souffle, c’est la vie qui s’exprime, qui permet de se libérer, de retrouver des élans, de pardonner, de se pardonner et d’apprendre à se percevoir autrement.

Un souffle qui bouscule l’ordre établi, qui transforme.

C’est peut-être ce souffle de vie qui a permis à Pierre de prendre soin de lui, de se pardonner et de s’aimer malgré ses erreurs.

La bonne nouvelle, c’est que ce souffle est promis non seulement aux disciples, mais aussi aux générations à venir, pour toutes celles et ceux qui vivent au loin… donc nous !

Oui, l’Esprit de Dieu souffle, en temps de crise, mais pas seulement !

Il continue de nous apprendre l’amour de Dieu et il nous invite à prendre soin de nous, à nous aimer, à nous pardonner comme autant de réponses à cet amour. Amen

Orgue

Bénédiction « en écho » (chacun bénit son voisin en répétant une phrase après moi)

Que la route s’ouvre à ton approche
Que le vent souffle dans ton dos,
Que le soleil réchauffe ton visage,
Que la pluie ruisselle dans tes champs,
Et que, jusqu’à la prochaine rencontre,
Dieu te garde dans la paume de ses mains.

Prends la route sans attendre
Ami, frère ou étranger.
Écoute le murmure du blé qui lève,
Il est plus fort que le fracas des murs qui s’écroulent…
Prends la route sans attendre
Les défis du monde sont dans tes mains.
Choisis de grandir, de prendre la parole,
Aujourd’hui c’est déjà demain.

Buy on

Recevez le don de Dieu, le Saint-Esprit – Actes des Apôtres 2,36-39

Texte lu au culte du 7 juin 2020 à Fleurier

[En ce jour de la Pentecôte,] tout le peuple d’Israël doit donc le savoir avec certitude : ce Jésus que vous avez cloué sur la croix, c’est lui que Dieu a fait Seigneur et Messie ! » Les auditeurs furent profondément bouleversés par ces paroles. Ils demandèrent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Changez de comportement et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Vous recevrez alors le don de Dieu, le Saint-Esprit. Car la promesse de Dieu a été faite pour vous et vos enfants, ainsi que pour tous ceux qui vivent au loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »

Actes des Apôtres 2,36-39 – La Bible en français courant

Aime ton prochain comme toi-même – Matthieu 22,34-39

Texte lu au culte du 7 juin 2020 à Fleurier

Quand les Pharisiens apprirent que Jésus avait réduit au silence les Sadducéens, ils se réunirent. Et l’un d’eux, un maître de la loi, voulut lui tendre un piège ; il lui demanda : « Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? » Jésus lui répondit : «   “Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence.” C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et voici le second commandement, qui est d’une importance semblable : “Tu dois aimer ton prochain comme toi-même.”

Matthieu 22,34-39 – La Bible en français courant

Tu es précieux à mes yeux et je t’aime – Esaïe 43,1-4

Texte lu au culte du 7 juin 2020 à Fleurier

Peuple de Jacob, maintenant ton créateur,lui qui t’a formé, Israël, le Seigneur te déclare :
« N’aie pas peur, je t’ai libéré,
je t’ai appelé personnellement,
tu m’appartiens.
Quand tu traverseras l’eau,
je serai avec toi ;
quand tu franchiras les fleuves,
tu ne t’y noieras pas.
Quand tu passeras à travers le feu,
tu ne t’y brûleras pas,
les flammes ne t’atteindront pas.
Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu,
moi, le Dieu saint d’Israël,
je suis ton sauveur.
Je donne l’Égypte pour payer ta libération,
l’Éthiopie et Séba en échange de toi.
Oui, tu es précieux à mes yeux,
tu as de la valeur pour moi
et je t’aime.
Donc je donne des peuples à ta place,
des êtres humains en échange de toi.

Esaïe 43,1-4 – Bible Nouvelle Français Courant

L’Esprit-Saint de déconfinement

31 mai 2020 – Fleurier – Pentecôte, culte célébré par David Allisson

Texte à lire ci-dessous ou activer ce lien pour ouvrir le fichier pdf

Salutations

Bonjour, et bienvenue pour ce culte après 11 dimanches, et samedis, sans culte dans nos murs.

C’est une reprise un peu en sourdine, ou en catimini : nous nous désinfectons les mains, nous gardons nos distances, nous retenons poignées de mains et bises, nous notons nos noms, nous serons conduits dans la musique mais sans chant, l’offrande se fera à la fin du culte dans le tronc et nous sommes priés de garder nos distances aussi à la sortie.

Un culte, oui. Mais pas un culte comme avant. Nous recommençons à nous rencontrer les uns les autres, avec retenue, un peu à distance, avec précautions.

C’est la Pentecôte aujourd’hui.

Prenons cela comme l’occasion de nous rappeler que, même dans nos enfermements, nos précautions, nos craintes ou nos maladresses, l’Esprit de Dieu souffle où il veut.

Je nous souhaite et je souhaite au monde que cet Esprit devienne viral et transmette à chacun de nous et dans le monde entier l’amour, l’attention à la planète et à la justice.

Nous sommes ici avec le sentiment de sortir d’une période où les expériences douloureuses et difficiles ont pu faire souffrir d’autant plus.

Certains ont pris cette période comme un temps de retraite spirituelle, en méditation qui a mis à profit un déroulement différent des heures et des jours.

Nous voilà appelés à vivre quelque chose ensemble alors que nous avons vécu ces semaines à des rythmes différents, avec des expériences et des émotions parfois à l’opposé les uns des autres. Je nous souhaite de nous ouvrir à ce que les autres ont vécu autrement et à nous aimer les uns les autres avec ces différences et ces ressentis contrastés.

Les lectures de la Bible, ce matin, sont tirées toutes les 3 de l’évangile de Jean, chapitre 20, celui de la résurrection et du don de l’Esprit.

Accueil – Invocation

La paix soit avec vous !

Au jour de la Pentecôte, l’Esprit se saisit des disciples du Christ. 

Dans leur diversité, ils se font entendre des uns et des autres. Soyez les bienvenus en ce lieu où nous devenons Église.

Ce lieu est aujourd’hui trop grand, car certains avec qui nous nous sentons en lien ont préféré rester chez eux par précaution.

Ce lieu est aujourd’hui trop petit, car l’Esprit de Dieu nous relie à toutes celles et tous ceux qui mettent en lui, et reçoivent de lui, foi, espérance et amour.

Que l’Esprit se saisisse de chacun de nous
et nous saurons être signes de la présence de Dieu dans le monde. 

Introduction à la méditation « Mes enfermements »

Durant ce culte, je nous invite à plusieurs temps de méditation silencieuse. 2 fois 2 moments.

Nous sortons peu à peu d’un temps de plusieurs semaines de semi-confinement. Pour les personnes dites à risque ou vulnérables, il faudrait même avoir la prudence de prolonger ce temps en retrait.

Durant ce premier moment, alors que nous sommes encore dans la crise, mais que des assouplissements commencent à apparaître, pensons à ce qui nous enferme, ce qui nous tient à l’écart de la vie, des autres, de Dieu ou du sens profond des choses.

[silence]

C’est un temps d’introspection, un temps personnel et individuel, mais nous sommes ensemble pour le vivre. Et aujourd’hui nous sommes à distance mais nous pouvons nous voir d’un banc à l’autre. Pendant la musique, regardez près de qui vous avez médité ces quelques instants. Échangeons nos regards.

Introduction à la méditation « Mes ouvertures »

Cette période de semi-confinement, cela n’a pas été que des enfermements. Il y a aussi eu des ouvertures, des découvertes et des apprentissages. J’ai entendu bien des personnes qui ont pris ce temps différent comme une sorte de retraite spirituelle ou d’approfondissement. Je nous invite maintenant à un temps de silence et de méditation sur ce que nous avons appris ou découvert.

Quelles sont les ouvertures vécues durant ces quelques semaines ?

[silence]

Ici aussi, nous sommes proches les uns des autres. Ouvrons-nous aussi les un·e·s aux autres. Je vous invite à vous lever et à échanger des regards avec les personnes qui se trouvent autour de vous.

Prière

Toi, Saint-Esprit, lumière qui viens, Clarté qui descends dans notre nuit, Seul tu nous éclaires et tu nous parles, Car au nom du Père et au nom du Fils, Tu viens, Seigneur.

Toi, Saint-Esprit, qui donnes la foi, Qui nous remplis d’amour et d’espoir, Seul tu nous éclaires et tu nous parles, Car avec le Père et avec le Fils, Tu es Seigneur. 

Toi, Saint-Esprit, présence de Dieu, Dans l’épreuve ou le bonheur des jours, Seul tu nous éclaires et nous révèles, Dans l’amour du Père et la paix du Fils, Ta joie, Seigneur. Amen

Prière avant la lecture de la Bible

Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu répands l’Esprit saint sur l’immensité du monde.
Continue dans le cœur des croyants l’œuvre d’amour que tu as commencée à la naissance de l’Église.
Que notre écoute de la lecture de la Bible nous ouvre à la présence du Saint-Esprit. Amen

[D’après La liturgie du culte dominical et des fêtes, Communion Protestante Luthéro-Réformée, 2018, p.115]

Lecture de la Bible

Jean 20,1-23

Prédication– David Allisson

« La paix soit avec vous ! »

Jésus n’a pas convaincu les autorités religieuses et politiques. Les religieux ont réussi à convaincre le gouverneur qu’il valait mieux condamner Jésus à mort et l’exécuter.
Il a été convenu qu’une action extrême et bien ciblée serait meilleure pour tout le monde que de laisser le mal se répandre un peu partout.

Les disciples et amis de Jésus ont subi les événements. Ils n’ont pas pu résister et se sont trouvés démunis : le maître est mort, leurs espoirs sont anéantis, ils sont repérés comme les proches de Jésus et ont peur d’être identifiés comme porteurs du mal eux-aussi.
Ils préfèrent se mettre volontairement en quarantaine. Cela vaut mieux que de prendre le risque de mourir eux-aussi.

J’ai l’impression de bien comprendre leur choix, après ce que nous venons de vivre avec le coronavirus.
Mieux vaut prendre des précautions même désagréables que de mettre en danger moi-même et beaucoup d’autres.

Les disciples effrayés se sont enfermés à double tour et ne s’imaginent pas sortir de sitôt de leurs quatre murs protecteurs.
Leur peur les rend plus morts que vifs.
Et c’est justement là que l’espérance les rejoint.

Même ici dans l’enfermement et la peur, la vie peut surgir. La vie peut surgir dans les situations de désespoir, de mort, d’enfermement les plus obscures et qui semblent les plus définitives.

Les disciples et amis de Jésus venaient de vivre les moments les plus douloureux possibles dans leur lien avec lui. Ils avaient placé de grandes espérances en lui. Ils attendaient de lui la libération, une ouverture de vie espérée depuis longtemps. Et ils avaient senti que c’était possible : les moments partagés, les paroles entendues, les gestes de guérison et d’inclusion dont ils avaient été témoins et qu’ils avaient reçus, tout cela leur avait fait sentir qu’il y avait en Jésus un souffle de vie différent de tout ce qu’ils avaient connu jusqu’ici.

Et cela s’est brutalement interrompu.

Les adversaires de Jésus ont réussi à mobiliser le peuple et les autorités pour faire condamner Jésus et l’exécuter de manière spectaculaire pour une mort lamentable.

Les voilà en deuil. Enfermés dans leur tristesse et leur douleur. Leur espérance est morte en même temps que Jésus. Et le texte le souligne en notant qu’ils se sont enfermés à clé. Il ne leur reste plus que le confinement et la peur.

Et c’est justement là que la Vie les rejoint.
Le Christ ressuscité s’est manifesté à ses disciples dans cette pièce fermée.
Jésus vient, se tient au milieu d’eux et leur dit : « la paix soit avec vous ».
Le souffle de Dieu se faufile jusque dans l’endroit verrouillé où sont rassemblés les disciples découragés.

Jésus souffle sur vous et vous transmet ce qu’il porte en lui.
Jésus souffle sur vous et vous transmet la force de la vie.
Ce souffle, c’est l’Esprit Saint, l’Esprit de la résurrection qui donne la vie aux êtres humains.
Attendre, espérer le souffle de Dieu, la résurrection qui nous est aussi offerte, c’est affirmer qu’une relation avec Dieu fait vivre. Dieu est notre créateur. Il donne toute son intensité à la vie que nous avons reçue.

Pour Jésus, cette intensité de vie, c’est la résurrection par laquelle Dieu le relève. Il est sorti du tombeau, il est sorti du lieu de la mort pour retrouver la vie de la présence de Dieu et des autres.

Pour les disciples aussi, c’est une résurrection. Ils se sont enfermés, ils avaient peur de ce qui allait leur arriver en l’absence de Jésus. C’est dans ce moment de tristesse et de déprime que Jésus Christ, Jésus le ressuscité, apparaît au milieu d’eux bien vivant. Il souffle sur eux. Il leur donne l’Esprit Saint.
Cet Esprit Saint est aussi pour nous. C’est le souffle qui nous ouvre à la vie en Dieu.
Amen.

Intercession

Pour prier les uns pour les autres et pour le monde, j’aimerais partager avec vous ce que nous avons fait avec les catéchumènes cette semaine. Par messages nous leur avons demandé ceci :

Quelle est ton espérance/rêve (réaliste) pour le monde de demain ?
Et qu’est-ce que tu peux faire pour aider à la réaliser ?

Voici les réponses des catéchumènes sur WhatsApp :

Que tout redevienne “comme avant”, et on peut tous y contribuer au quotidien. Que les gens fassent plus attention à la planète.

Que l’homme se rende compte à quel point il a détruit la nature, la faune et la flore et qu’il fasse plus attention à ses faits et gestes pour faire en sorte que ça s’améliore

J’aimerais pouvoir être avec mes copains comme avant le confinement et je dois respecter les consignes de sécurité pour y contribuer.

J’aimerais que tout le monde fasse des efforts pour préserver notre planète 🌎On peut tous agir il suffit juste de faire des efforts 🤷🏼‍♀️

Moi je voudrais que les pays ne s’occupent pas que de l’économie mais aussi des autres pays défavorisés. Et je trouve que ce n’est pas juste qu’on s’occupe que des épidémies avec un impact économique et non pas des épidémies comme la malaria qui fait autant de morts dans un même laps de temps mais vu qu’il n’y a aucun impact économique les gouvernements s’en foutent un peu. Pour y remédier je ne sais pas trop comment m’y prendre face au gouvernement. [Deviens conseiller ! C’est vrai !]

J’aimerais qu’on fasse tous attention à notre mode de vie, pour trouver comment faire au mieux pour nous et les autres et bien sûr qu’on puisse recommencer une vie plus « normale »

J’aimerais que les gens réfléchissent plus avant de jeter qqch dans la nature et que les gens attachent leurs chiens pour respecter la faune et la flore.

J’aimerais que tout revienne « comme avant » tout le monde peut faire des efforts !

Je voudrais qu’on fasse tous un peu plus attention à la planète par exemple en produisant moins de CO2 ou en respectant la nature. Je voudrais aussi qu’on soit tous égaux en termes d’argent, d’éducation, de liberté… pour aider à ça on peut économiser l’eau en faisant, par exemple, des douches moins longues ou faire des petits gestes au quotidien qui paraissent tout petit mais que si tout le monde les faits ça devient grand. Pour l’égalité on peut sensibiliser la population en leur montrant la pauvreté dans le monde, que même dans les pays « riches » comme la Suisse il y a des SDF etc. Si on sensibilise la jeune population c’est elle qui bientôt sera « chef » et qui pourront, peut-être, changer ça 🙂

Prière de Patrick Schlüter, pasteur :
Tous nos rêves et espérances pour le monde, nous les déposons devant toi, Seigneur.
Aide-nous à faire les bons choix, à comprendre ce qui est le plus important. Donne-nous la force de faire notre part pour construire le monde de demain !
Ce qui ne dépend pas de nous, nous te le confions. Fais-nous voir ta présence par les signes et gestes d’espérance qu’il y a autour de nous.
C’est pourquoi, avec Jésus, nous te prions : 
Notre Père, qui es aux cieux…

Bénédiction

Recevons la bénédiction du Seigneur !
Que le Dieu de l’espérance nous remplisse de joie et de paix dans la foi pour que nous débordions d’espérance par la puissance du Saint-Esprit.
Il nous bénit, celui qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

Il souffla sur eux et leur donna le Saint-Esprit – Jean 20,1-23

Texte lu lors du culte de Pentecôte dimanche 31 mai 2020 à Fleurier

Jean 20,1-23 – La Bible en français courant

1 Tôt le dimanche matin, alors qu’il faisait encore nuit, Marie de Magdala se rendit au tombeau. Elle vit que la pierre avait été ôtée de l’entrée du tombeau. 2 Elle courut alors trouver Simon Pierre et l’autre disciple, celui qu’aimait Jésus, et leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » 3 Pierre et l’autre disciple partirent et se rendirent au tombeau.4 Ils couraient tous les deux ; mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. 5 Il se baissa pour regarder et vit les bandes de lin posées à terre, mais il n’entra pas. 6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva à son tour et entra dans le tombeau. Il vit les bandes de lin posées à terre 7 et aussi le linge qui avait recouvert la tête de Jésus ; ce linge n’était pas avec les bandes de lin, mais il était enroulé à part, à une autre place. 8 Alors, l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi. Il vit et il crut. 9 En effet, jusqu’à ce moment les disciples n’avaient pas compris l’Écriture qui annonce que Jésus devait se relever d’entre les morts. 10 Puis les deux disciples s’en retournèrent chez eux. 

11 Marie se tenait près du tombeau, dehors, et pleurait. Tandis qu’elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le tombeau ; 12 elle vit deux anges en vêtements blancs assis à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus, l’un à la place de la tête et l’autre à la place des pieds. 13 Les anges lui demandèrent : « Pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répondit : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. » 14 Cela dit, elle se retourna et vit Jésus qui se tenait là, mais sans se rendre compte que c’était lui. 15 Jésus lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle pensa que c’était le jardinier, c’est pourquoi elle lui dit : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le reprendre. » 16 Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se tourna vers lui et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! » — ce qui signifie « Maître » —. 17 Jésus lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va dire à mes frères que je monte vers mon Père qui est aussi votre Père, vers mon Dieu qui est aussi votre Dieu. » 18 Alors, Marie de Magdala se rendit auprès des disciples et leur annonça : « J’ai vu le Seigneur ! » Et elle leur raconta ce qu’il lui avait dit. 

19 Le soir de ce même dimanche, les disciples étaient réunis dans une maison. Ils en avaient fermé les portes à clé, car ils craignaient les autorités juives. Jésus vint et, debout au milieu d’eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 20 Cela dit, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » 22 Après ces mots, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ! 23Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés obtiendront le pardon ; ceux à qui vous refuserez le pardon ne l’obtiendront pas. »