Aller au contenu principal
Galerie

Penser sa mort

Halloween, fête des morts, Toussaint – un théologien du quotidien propose une méditation dans le thème

UNE THÉOLOGIE AU QUOTIDIEN

Quel signal routier choisiriez-vous pour signifier ce qu’est la mort pour vous?

Voir l’article original

Culte du souvenir à Môtiers samedi 24 novembre 2018

IMG_2380

La paroisse du Val-de-Travers invite la communauté et spécialement les proches des personnes décédées l’année écoulée à se réunir pour célébrer un culte du souvenir. Il aura lieu samedi 24 novembre 2018 à 17h au temple de Môtiers et sera suivi d’une collation.

Il est important de pouvoir accompagner les familles touchées sur le plus long terme et pas uniquement lors des services funèbres.

Se souvenir d’un proche défunt et partager ce souvenir en prières et en méditation lors d’un culte, c’est s’efforcer de marquer une présence pour les personnes endeuillées au moment où, quelques semaines ou quelques mois après le service funèbre, elles peuvent se retrouver très seules.

Une bougie sera allumée au moment de la mention du nom de chaque défunt dont le service funèbre a été célébré dans la paroisse pendant l’année écoulée. Ce sera l’occasion de marquer le fait que la douleur du deuil, ressentie parfois de façon solitaire peut aussi être exprimée d’une manière solidaire: touché et affecté par la mort d’un proche, je peux aussi me montrer présent pour celles et ceux qui, autour de moi, vivent la même douleur.

Concerné par le décès d’un proche ou attentif à la douleur des autres, chacune et chacun est invité à se joindre à la célébration et la collation qui suivra.

Retrouvée! Roberta et son père – culte de rentrée du catéchisme

20181030_65dieu-ciel

Lien pour lire les textes du message en format pdf

Récit : l’histoire de Roberta

Une famille a deux enfants. Le père est à la tête d’une petite entreprise et a plusieurs employés sous sa direction. Le fils ainé́ s’appelle Mario et la fille cadette se prénomme Roberta.

Un jour, la fille décide de partir à l’aventure, son rêve de toujours. Elle demande à son père de lui donner en avance la part d’héritage qui doit lui revenir un jour. Ses parents acceptent et Roberta part pour les États-Unis.

Là-bas, elle mène la vie qu’elle souhaite. Elle sort avec des amis, fait la fête et utilise son argent pour s’offrir ce dont elle a envie.

Un jour, suite à une catastrophe naturelle, la misère se répand dans le pays. Roberta qui n’a plus d’argent commence à se trouver en difficulté́. Elle cherche un travail et devient éboueuse : elle doit nettoyer la rue des déchets que les autres y laissent.

Avec les décombres de la catastrophe naturelle, le travail est vraiment pénible et Roberta est très mal payée. Elle ne peut pas manger correctement et elle ne bénéficie d’aucune aide.

Elle n’est pas la seule dans cette situation, mais beaucoup de gens s’en sortent mieux qu’elle grâce à leurs relations. Roberta les envie.

Un jour alors qu’elle réfléchit profondément, elle se dit en elle-même : « Ceux qui travaillent pour mon père ont assez à manger, mais ici je meurs de faim. Je vais retourner chez mes parents et je vais dire à mon père : « Papa, j’ai commis une grave erreur en partant de la maison ; je ne mérite plus que tu me considères comme ta fille. S’il te plait, donne-moi du travail et traite-moi comme une de tes employées ! ».

Roberta utilise le peu d’argent qui lui reste pour se payer un billet d’avion. A l’aéroport, quelqu’un l’a reconnue et a prévenu ses parents de son retour.

 

Comment sa famille va accueillir Roberta ?

Comment son père va réagir à sa demande ?

Quelle sera la réaction de Mario, son frère ?

Découvrez ces 3 propositions. Vous choisirez la vôtre.

Fin de l’histoire de Roberta – version 1

Prévenu du retour de Roberta, son père demande à Mario d’aller la chercher à l’aéroport.

D’abord, Mario se met en colère et refuse, parce qu’il trouve que Roberta les a laissé tomber et qu’il ne veut pas lui rendre service. Ce n’est pas le moment de lui faire croire qu’elle sera bien accueillie.

Mais dans cette famille, ce sont les parents qui commandent. Mario doit y aller, à contre cœur.

Roberta retrouve sa maison et sa chambre et son père l’accueille simplement, comme si elle rentrait de son travail un jour normal. Et Roberta peut travailler dans l’entreprise de son père.

Fin de l’histoire de Roberta – version 2

Quand il entend l’annonce du retour de Roberta, son père est fou de joie. Tout en criant « youppie », il se met en route pour l’aéroport pour aller chercher sa fille.

A peine dans la voiture, il branche le kit mains libres de son téléphone pour commander un traiteur. Il organise un repas de fête comme il n’y en avait plus eu dans la famille depuis le départ de Roberta, tellement il est content de retrouver sa fille saine et sauve.

A l’aéroport, il prend sa fille dans ses bras et la serre très fort. Voyant que tous ses habits sont usés, il décide de s’arrêter dans une boutique sur le chemin du retour pour habiller Roberta de neuf.

Mario ne comprend rien à cette joie et à cet empressement : sa sœur leur a donné du souci et elle a dépensé toute sa fortune. Pourquoi la traiter aussi bien à son retour ? Ce n’est pas normal de l’accueillir aussi bien.

Son père est si heureux qu’il dit simplement qu’il fait ce qu’il veut de son argent et Mario se vexe.

Fin de l’histoire de Roberta – version 3

C’est la secrétaire de l’entreprise du père de Roberta qui reçoit le message qu’elle est de retour.

Elle a vu son père si soucieux et son frère si vexé de la savoir partie et qu’elle ait donné si peu de nouvelles si ce n’est qu’elle s’amusait et qu’elle profitait de la vie. La secrétaire décide de se fâcher et de ne pas transmettre la nouvelle de son retour.

Mario entend la secrétaire et comprend qu’il s’agit de sa sœur Roberta. Même s’il est rassuré de savoir que sa sœur est de retour, il dit à la secrétaire qu’elle a bien fait et que Roberta n’a qu’à prendre le bus.

Elle se débrouillera bien avec son père pour voir ce qu’il dira quand elle rentrera à la maison.

Roberta arrive épuisée à la maison et son père lui passe un savon : qu’est-ce qu’elle a fait tout ce temps et pourquoi elle n’a pas annoncé son retour ?

Il lui donne à peine un verre d’eau et lui demande de disparaître dans sa chambre. Elle ira voir à l’agence de placement pour voir si elle trouve un travail.

Introduction à la lecture de la Bible

Vous le devinez ou vous avez reconnu l’histoire : Roberta, Mario et leur père sont des personnages directement inspirés de la Bible. Ce seront deux frères et l’histoire ne dit pas leur nom. Mais vous reconnaîtrez tout et vous allez découvrir ou réentendre la fin de l’histoire que l’évangile selon Luc propose.

Il s’agit de la parabole du fils perdu et retrouvé. Dans la Bible, une parabole, c’est une histoire qui peut être courte ou plus longue, comme ici. Une parabole compare une situation de la vie à ce que pourrait être le Royaume de Dieu. C’est l’histoire dans son ensemble qui dit quelque chose de la vie avec Dieu ou de la manière dont Dieu se donne à connaître.

Nous allons entendre maintenant la lecture de cette parabole.

Lecture de la Bible

Luc 15,11-32

Prédication de David Allisson :

Dans l’animation de la journée, les catéchumènes ont participé à des ateliers qui reprenaient différentes parties de la prière du Notre Père. A chaque atelier et partie de la prière correspondait l’extrait d’un poème qui suit et interprète le Notre Père.

Ici, dans la parabole, la relation du père et des deux fils est comparée à la relation entre Dieu et les humains.

Qu’est-ce que cela nous fait de comparer Dieu à un père, à « notre » Père ?

Qu’est-ce que cela nous fait de prier « notre Père » ?

Écoutez cet extrait de poème – prière :

Mon Dieu, j’ai du mal à t’appeler mon Dieu, cela me fait penser à ce monsieur avec sa grande barbe de vieux qu’on voit dans des tableaux …

Pour moi, tu n’es pas un vieux monsieur.

 

Père, Jésus me dit de t’appeler Père.

Je n’ai pas de mal à t’appeler ainsi.

Cela me fait penser à des paroles chaudes,

à des silences doux, à des regards tendres

qu’un père et une mère ont pour leurs enfants.

 

Cela me dit qu’au-delà̀ de mes parents,

c’est toi qui me donnes vie.

Pour moi tu es mystérieux,

et je te connais un peu mieux quand je te dis: notre Père

Dans cette parabole, l’histoire n’est vraiment pas crédible.

Vous voyez bien que tout est exagéré : le fils qui revient de voyage est dit mort et de nouveau vivant.

Le père exagère : au lieu de remonter les bretelles de son fils qui a tout dépensé, il dépense aussi. Il organise un festin et il habille de neuf le fils de retour.

Le père exagère encore : il fait des reproches au grand frère qui avait fait tout juste. Ce grand frère était resté à la maison. Il a travaillé pour son père. Il a tout fait pour bien se conduire. Et sa récompense : voir le petit frère être fêté et couvert de cadeaux après avoir dépensé tout son argent !

Mais essayons de voir une ou deux choses :

Il est magnifique de générosité cet accueil du père pour son fils.

Et le grand frère a bénéficié lui aussi de cette générosité. Tout le temps qu’il a passé avec son père, il a vécu de l’abondance des ressources de la maison.

C’est comme si le grand frère avait trouvé tout cela tellement normal qu’il n’arrive pas à voir l’accueil de son petit frère et il n’arrive pas à partager la joie de son père au moment de son retour.

Au fond, il n’arrive pas à se réjouir de ce qui le fait vivre, parce qu’il regarde l’autre et s’imagine qu’il y perd. Il se compare et il pense qu’il est injustement défavorisé.

Et toi ? Et vous ?

Qu’est-ce qui te fait vivre ? Qu’est-ce qui vous nourrit et vous fait grandir ?

Voyez cette vie plus grande que vous et qui fait couler en vous une présence qui vous dépasse, qui vous redresse et même qui vous corrige parfois !

Vous êtes riches de cela et cette richesse augmente quand vous la partagez. C’est pour cela que Dieu est dit « amour ».

L’amour augmente quand on le donne, quand on le partage. Et cela, c’est une force qui nous vient du Dieu de la vie.

Alors essayons de laisser un peu de côté nos réactions de grands frères. Laissons entrer en nous la vie qui est partout dans et autour de nous. La vie, Dieu, le monde nous donne des ressources et de quoi vivre, à la manière de ce père de la parabole pour ses fils et sa famille. Dans la maison de la parabole, il y a de quoi vivre. Il y a de quoi se réjouir. Il y a de quoi partager. Il y a même de quoi traverser les périodes difficiles des coups durs de la vie.

Cherchons dans et autour de nous tous les lieux où Dieu arrive à se montrer à nous. Il le fait même dans le malheur, la perte et l’injustice.

Jusque dans ces éléments-là de la vie, il fait apparaître des gestes et des signes d’amour.

L’amour augmente quand on le donne, quand on le partage. Et cela, c’est une force qui nous vient du Dieu de la vie.

Amen

Quel ferment mets-tu dans ta vie? – prédication des 25 et 28 octobre 2018

Texte issu d’une Célébration à la communauté de Grandchamps le 25 octobre, et d’un culte à Couvet le 28 octobre, présidés par Séverine Schlüter.

pétrissage

Pour télécharger le texte en format pdf, cliquez ici

 

Lectures bibliques : 

 
Prédication
 
Quel est le ferment que tu mets dans ta vie ?
Ou autrement dit : qu’est-ce que tu laisses agir en toi ?
C’est la question qui m’est venue un de ces jours, peu après que je me sois laissée emporter dans ma discussion avec un proche, plus loin que je ne l’aurais voulu.

Il faut dire que le sujet était délicat et propice aux émotions, et que cette personne avait touché un point sensible. J’ai alors haussé la voix, trop fort. Je suis restée un bon moment avec mon énervement… alors que j’aurais pu choisir de réagir autrement.
Je ne pouvais pas changer ce que je ressentais, mais j’aurais pu l’exprimer d’une autre manière. Cela aurait évité d’entrer en confrontation, et surtout mon ressentiment aurait pris moins de place et m’aurait coûté moins de temps !

Seulement voilà, j’ai choisi de laisser agir ma colère… et comme le levain dans la pâte, celle-ci a gonflé au lieu de s’apaiser.

Cela me questionne : à quoi est-ce que j’accorde de la place ? qu’est-ce qui me guide dans ma manière de vivre et de réagir ?

Prenez garde à ce que vous laissez agir en vous, dit Jésus.
Gardez-vous en particulier de l’hypocrisie…
En grec, l’hypocrite c’est celui qui porte un masque, qui donne de lui-même une apparence qui ne correspond pas à qui il est.
 

Il y a là une certaine incohérence entre ce que l’on dit ou ce que l’on demande aux autres et ce que l’on fait, ou entre ce que l’on vit intérieurement, en privé, et ce que l’on montre.

Mais on est hypocrite aussi quand on ne reconnaît pas ce qui se joue en nous dans nos interactions avec les autres, fermer les yeux nos mécanismes intérieurs, pas toujours adéquats.

Il y a en effet ce qui est visible dans nos comportements, que l’on peut facilement admirer ou au contraire montrer du doigt, dénoncer.

Il y a aussi des choses plus cachées, qui se passent en secret, dans notre for intérieur ; pourtant cela ne veut pas dire qu’elles n’ont pas d’effets !

C’est ce que Jésus dénonce : cette hypocrisie qui veut que ce que notre apparence, le comportement que l’on a en public soit plus important que ce que l’on garde pour soi ou que l’on vit loin du regard des autres.

C’est oublier que Dieu peut voir au fond des cœurs, et que notre attitude intérieure rejaillit, qu’on le veuille ou non, sur tout le reste !

Faire la lumière sur nos débats intérieurs, accepter de reconnaître nos failles, c’est évidemment un exercice difficile, car c’est se dévoiler, se mettre à nu devant soi, devant Dieu, et parfois devant les autres. C’est oser se montrer avec ses limites, fragiles et vulnérables.

Mais Jésus fustige aussi ceux qui ont l’habitude de pointer du doigt les moindres manquements des autres, alors qu’eux-mêmes portent en eux des incohérences.

En définitive, seul Dieu est juge de ce que nous valons vraiment. C’est son regard sur nous qui compte.
Cela pourrait faire peur, car que peut-on lui cacher ? Et pourtant, ce Dieu qui nous surveille, c’est avant tout celui qui veille sur nous, qui se préoccupe des moineaux, pour qui nos cheveux sont tous comptés… Plus qu’un avertissement ou qu’un appel à la crainte, c’est une invitation à la confiance. Quitte à se dévoiler, autant le faire sous le regard de ce Dieu bienveillant !

Je me souviens d’un épisode ou, petite, j’étais assise dans les escaliers de l’immeuble avec une amie d’enfance. Celle-ci revenait d’une rencontre de catéchisme pour enfants, et elle m’avait longuement parlé de Jésus et de ce Dieu qui voit tout. Peu après, j’ai fait une bêtise en voulant nettoyer toute seule la cage de ma perruche, et j’en avais cassé la baignoire. Aussitôt, j’ai été effrayée et je lui ai dit : mais alors, Dieu a tout vu ??? Je revois mon amie, calme et souriante, me répondre : ben oui, mais c’est pas grave, car il nous aime et il pardonne aussi ! J’ai ressenti alors une grande paix en moi, comme jamais. Et cette sensation d’avoir ce Dieu devant qui je pouvais être moi, sans crainte, m’est toujours restée.

Dès lors, à quoi ou à qui est-ce que je vais laisser le pouvoir sur ma vie ? Vais-je permettre que mes choix soient guidés par le regard des autres ? par la peur ? par la colère ?
Ou d’autres sentiments ? Ou suis-je prêt(e) à me laisser guider par ce Dieu qui sait tout de moi, mes faiblesses mais aussi toutes les potentialités qui m’habitent ?

Selon ce que je choisis, les effets seront différents sur mon quotidien, sur ma manière de vivre les choses.
Se priver du regard vrai mais bienveillant et de cette action de Dieu en moi, c’est se priver de ses effets salvateurs.

C’est un avertissement, mais aussi un encouragement : les valeurs positives que je porte en moi et que je mets en œuvre, même petites, mêmes discrètes ou semées dans l’ombre, auront des répercussions autour de moi, et germeront.

Si j’accepte que la pâte de ma vie soit fécondée par l’action de Dieu en moi, alors, ceci rejaillira aussi sur tout le reste. Et cela se verra.

Cela s’est vu dans les actes, les paroles et les gestes de Jésus. Celui-ci nous invite à reconnaître ces traces de Dieu en lui ; à savoir les reconnaître en nous aussi. Confesser le Christ, c’est aussi cela : consentir à cette force de vie, et la laisser croître en nous. Témoigner que cette force nous habite, par la façon dont nous vivons.

  1. Bonhoeffer disait ceci : « Voici que la grâce de l’Évangile, si difficile à comprendre aux gens pieux, nous met en face de la vérité et nous dit : tu es un pécheur, un très grand pécheur, incurablement… mais tu peux aller, tel que tu es, à Dieu qui t’aime. Il te veut tel que tu es, sans que tu fasses rien, sans que tu donnes rien, il te veut toi-même, toi seul… Dieu est venu jusqu’à toi, pécheur, pour te sauver. Réjouis-toi ! En te disant la vérité (sur toi-même), ce message te libère. Devant Dieu, tu ne peux pas te cacher. Le masque que tu portes devant les hommes ne sert à rien devant lui. Dieu veut te voir tel que tu es pour te faire grâce. Tu n’as plus besoin de te mentir à toi-même et de mentir aux autres en te faisant passer pour sans péché ». 

C’est peut-être ça qui est le plus salvateur dans cette histoire : pouvoir être complètement vrai devant quelqu’un, libres, sans plus avoir besoin de dissimuler quoi que ce soit, avec ses forces et ses faiblesses, et se sentir entièrement accueilli ainsi, sachant que ce quelqu’un veut nous guider vers le meilleur de nous-mêmes.

Alors, qu’est-ce que je veux laisser agir en moi ?
Quel levain vais-je mettre dans ma pâte ?
Le choix appartient à chacun-e. Mais je souhaite que nous puissions le faire, conscients du regard d’amour et transformateur de Dieu sur nous.

Amen.

Gardez-vous de l’hypocrisie! – Luc 12, 1-12

masques

2ème texte du culte du 28 octobre 2018 à Couvet

1 Pendant ce temps, les gens s’étaient assemblés par milliers, au point qu’ils se marchaient sur les pieds les uns des autres. Jésus s’adressa d’abord à ses disciples : « Gardez-vous, leur dit-il, du levain des Pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie. 2 Tout ce qui est caché sera découvert, et tout ce qui est secret sera connu. 3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans l’obscurité sera entendu à la lumière du jour, et ce que vous aurez murmuré à l’oreille d’autrui dans une chambre fermée sera crié du haut des toits. »

4 « Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui, ensuite, ne peuvent rien faire de plus. 5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Dieu qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer q . Oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre !

6 « Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux sous ? Cependant, Dieu n’en oublie pas un seul. 7 Et même vos cheveux sont tous comptés. N’ayez donc pas peur : vous valez plus que beaucoup de moineaux ! »

8 « Je vous le dis : quiconque reconnaît publiquement qu’il est mon disciple, le Fils de l’homme aussi reconnaîtra devant les anges de Dieu qu’il est à lui ; 9 mais si quelqu’un affirme publiquement ne pas me connaître r , le Fils de l’homme aussi affirmera devant les anges de Dieu qu’il ne le connaît pas. 10 Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme sera pardonné ; mais celui qui aura fait insulte au Saint-Esprit ne recevra pas de pardon.

11 « Quand on vous conduira pour être jugés dans les synagogues, ou devant les dirigeants ou les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ou de ce que vous aurez à dire, 12 car le Saint-Esprit vous enseignera à ce moment-là ce que vous devez exprimer. »

La Bible en français courant, Luc 12, 1-12

Tu sais tout de moi – Psaume 139, 1-16

naissance_3_567_x_425_7997

1er texte du culte du 28 octobre 2018 à Couvet

1 Du répertoire du chef de chorale. Psaume appartenant au recueil de David.

Seigneur, tu regardes jusqu’au fond de mon coeur,
et tu sais tout de moi : 2 Tu sais si je m’assieds ou si je me lève ;
longtemps d’avance, tu connais mes pensées. 3 Tu remarques si je suis dehors ou chez moi,
tu es au courant de tout ce que je fais. 4 La parole n’est pas encore arrivée à mes lèvres,
que tu sais déjà tout ce que je vais dire. 5 Tu es derrière moi, devant aussi,
tu poses ta main sur moi. 6 Que tu me connaisses à ce point est trop merveilleux pour moi,
et dépasse tout ce que je peux comprendre. 7 Où pourrais-je aller loin de toi ?
Où fuir loin de ta présence ? 8 Si je monte au ciel, tu es là ;
si je me couche parmi les morts, t’y voici. 9 Si je m’envole jusqu’au soleil levant,
ou si je vais m’établir au soleil couchant, 10 même là ta main me guide,
ta main droite ne me lâche pas. 11 Si je dis : « Que l’obscurité m’engloutisse,
qu’autour de moi le jour se fasse nuit ! » 12 pour toi, l’obscurité devient lumière,
et la nuit claire comme le jour ;
ténèbres ou lumière, pour toi c’est pareil. 13 C’est toi qui as créé ma conscience v ,
qui m’as tissé dans le ventre de ma mère. 14 Seigneur, merci d’avoir fait de mon corps
une aussi grande merveille.
Ce que tu réalises est prodigieux, j’en ai bien conscience. 15 Mon corps n’avait pas de secret pour toi,
quand tu me façonnais en cachette
et me tissais dans le ventre de ma mère. 16 Quand j’y étais encore informe, tu me voyais ;
dans ton livre, tu avais déjà noté
toutes les journées que tu prévoyais pour moi,
sans qu’aucune d’elles ait pourtant commencé.

La Bible en français courant, Psaume 139, 1-16

Qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé? – Actes 8,26-40

20181026_2014-Oct-10-940x448

Un ange du Seigneur dit à Philippe : « Tu vas partir en direction du sud, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza. Cette route est déserte. »

Philippe partit aussitôt. Et, sur son chemin, un homme se présenta : c’était un eunuque éthiopien, haut fonctionnaire chargé d’administrer les trésors de Candace, la reine d’Éthiopie ; il était venu à Jérusalem pour adorer Dieu et il retournait chez lui.
Assis sur son char, il lisait le livre du prophète Ésaïe.

Le Saint-Esprit dit à Philippe : « Va rejoindre ce char. »
Philippe s’en approcha en courant et entendit l’Éthiopien qui lisait le livre du prophète Ésaïe.

Il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »

L’homme répondit : « Comment pourrais-je comprendre, si personne ne m’éclaire ? » Et il invita Philippe à monter sur le char pour s’asseoir à côté de lui.

Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci :
« Il a été comme une brebis qu’on mène à l’abattoir, comme un agneau qui reste muet devant celui qui le tond.
Il n’a pas dit un mot. Il a été humilié et n’a pas obtenu justice.
Qui pourra parler de ses descendants ? Car on a mis fin à sa vie sur terre. »

Le fonctionnaire demanda à Philippe : « Je t’en prie, dis-moi de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même ou de quelqu’un d’autre ? »

Philippe prit alors la parole et, en partant de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.

Ils continuèrent leur chemin et arrivèrent à un endroit où il y avait de l’eau. Le fonctionnaire dit alors : « Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »

Philippe lui dit : « Si tu crois de tout ton cœur, tu peux être baptisé. » Et l’homme répondit : « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. »

Puis il fit arrêter le char. Philippe descendit avec lui dans l’eau et il le baptisa.

Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe. Le fonctionnaire ne le vit plus, mais il continua son chemin tout joyeux.

Philippe se retrouva à Azot, puis il passa de ville en ville, en annonçant partout la Bonne Nouvelle, jusqu’au moment où il arriva à Césarée.

La Bible en français courant – Actes des Apôtres 8,26-40