Skip to content

Culte en musique festive pour le temps de Pâques – 28 avril 2018

20180428invit m et c 28042018

Lien pour télécharger l’invitation en format pdf

Publicités

Une paroisse portes ouvertes – 5 mai 2018

20180211paroisseRecadrage

Lien pour télécharger le papillon d’invitation en format pdf

« Vous êtes le sel de la terre », promet Jésus dans l’Evangile. La paroisse cherche, grâce à ses salles de réunion, à devenir salière pour le Vallon. Une matinée portes-ouvertes et un appel à projets et propositions sont lancés.

Des idées pour utiliser les locaux de la paroisse

Le Conseil paroissial rassemble ses idées et ses forces pour mettre en valeur cette richesse de la paroisse : mettre à disposition des locaux pour des activités paroissiales ou pour la vie de la région.

Votre salle à manger est trop petite pour réunir toute votre famille ? Une des salles paroissiales conviendra certainement pour votre réunion.

Appel : votre projet pour élargir la vie au Vallon

Vous souhaitez mettre en œuvre un projet ou une idée qui demande l’usage de locaux ? Peut-être qu’une des salles de la paroisse vous permettra de trouver ce qui vous manque. La paroisse fait appel à vous : partagez vos idées, vos projets, vos suggestions. Faites connaître vos idées à réaliser vous-mêmes, en équipe ou à offrir en suggestion.

La paroisse attend votre proposition de projet qui permettra de :

  • amener de la vie au Vallon
  • favoriser les échanges, les rencontres, la créativité
  • soutenir, améliorer la qualité de vie, permettre le développement durable

Des portes-ouvertes pour évaluer les possibilités

Une journée portes-ouvertes vous permettra de vous faire une idée sur place. Vous serez accueillis samedi 5 mai 2018 entre 9h et 13h dans les lieux suivants :

  • salles de paroisse de Noiraigue, Couvet, Môtiers, Fleurier
  • salle de la Colombière à Travers

Le Conseil paroissial se réjouit de votre intérêt et des échanges que votre proposition suscitera.

Pour participer à l’appel à projets, demandez le formulaire au secrétariat paroissial :
Grand-Rue 25, 2108 Couvet EREN.valdetravers@eren.ch ou téléchargez-le ici grâce à ce lien.

20180404PapillonPortesOuvertesLocauxParoissiauxVerso

Livre à Vivre – festival d’auteurs chrétiens – 26 mai 2018

20180416Cre¦ét berard_flyer_2018_WEB_corr4 copie

Lien vers le papillon d’invitation et programme de la journée en format pdf

Un petit résumé :

Il s’agit de la 4ème édition du Festival « Livre à Vivre ».

Cette année encore un programme varié qui donne la place à la réflexion et à la poésie, au débat et à l’enrichissement mutuel. Le texte, l’image et même la musique et le théâtre s’y côtoient harmonieusement.

Les auteurs sont des issus de divers milieux, il y a parmi eux des historiens, philosophes, philanthropes, médecins, pasteurs, psychologues et des artistes.

Date et lieu :

Le 26 mai 2018, à Crêt-Bérard (Puidoux) à 5 minutes de la sortie d’autoroute de Chexbres

Jésus ressuscité!? A voir!

Cultes des 7 et 8 avril 2018 – Môtiers et Travers

Lecture biblique et message en pdf

Lecture biblique: Evangile selon Jean 20,19-29

Le soir de ce même dimanche où Jésus est ressuscité, ses disciples sont réunis dans une maison. Ils ont fermé les portes à clé parce qu’ils ont peur des chefs juifs.

Jésus vient et se tient au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après qu’il a dit cela, il leur montre ses mains et son côté. Les disciples sont remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit encore une fois : « La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Après ces paroles, il souffle sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Quand vous pardonnerez les péchés à quelqu’un, Dieu donnera son pardon. Quand vous refuserez ce pardon à quelqu’un, Dieu le refusera aussi. »

Quand Jésus est venu dans la maison, Thomas appelé le Jumeau, l’un des douze apôtres, n’était pas avec eux. Les autres disciples lui disent : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais Thomas leur répond : « Je veux voir la marque des clous dans ses mains. Je veux mettre mon doigt à la place des clous, et je veux mettre ma main dans son côté. Sinon, je ne croirai pas. »

Le dimanche suivant, les disciples sont de nouveau réunis dans la maison, Thomas est avec eux. Ils ont fermé les portes à clé.

Jésus vient et il se tient au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance ta main et mets-la dans mon côté. Arrête de douter et crois. »

Thomas lui répond : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Tu crois parce que tu m’as vu. Ils sont heureux, ceux qui n’ont pas vu et qui croient. »

Message

Ce récit de Jésus ressuscité est aussi fameux que magnifique à mes yeux ! Il y a beaucoup à en dire, j’en choisis trois aspects ici.

En premier, l’attitude des disciples, qui passe par trois états :

– Tout d’abord, la peur et certainement le chagrin et la désillusion. Leur maître est mort misérablement, ils sont dans le choc de sa perte, ils se sentent abandonnés.

– Puis, quand Jésus les rejoint, passée leur stupeur, la joie les envahit. Avec la paix retrouvée, les voilà revêtus d’une responsabilité : vivre et partager l’Esprit qui anima Jésus, et être ses continuateurs dans le monde.

– Enfin, entourant Thomas qui veut aussi voir Jésus en vrai, ils vont attendre avec lui toute une semaine jusqu’à ce qu’il soit exaucé. Ils vont être pour lui des compagnons précieux dans son passage du doute à la foi.

Nous pouvons vivre ces états d’âme que connurent les disciples : la perte d’une confiance en Dieu ; le doute que « tout cela est vrai » concernant Jésus ; ce sentiment que la foi n’est pas possible pour tous. Nous pouvons aussi expérimenter cette joie bouleversante que la vie de Dieu est plus forte que tout ; que nous sommes guidés par un souffle qui nous dépasse et qui peut faire du bien à ceux que nous côtoyons. Nous vivons aussi des moments où nous pouvons épauler des proches, parfois sans le savoir, et leur être utile dans un passage délicat de leur vie.

Deuxièmement, j’aime voir Thomas, l’oublié du dimanche de Pâques ! C’est quand même pô juste ! de manquer un tel rendez-vous. Je le trouve courageux de dire sa frustration à ses amis et d’insister pour voir lui aussi Jésus afin de croire comme eux. Il aurait pu « s’écraser » devant leur joie et leur foi retrouvées ; être une sorte de Calimero, penser « je ne méritais peut-être pas cette chance-là » et s’enfoncer dans une mauvaise conscience. Mais non, il reste debout et il réagit. Il expérimente qu’il a sa place dans le groupe et qu’il peut leur faire confiance pour résister à leur liesse jusqu’à ce qu’il puisse la vivre à son tour !

Nous pouvons ressembler à Thomas, appelé le Jumeau. Nous arrive-t-il de nous sentir en-dehors de la vie d’un groupe – famille, amis, club – et de ne pas connaître  la joie, l’enthousiasme, ou d’autres sentiments qui habitent ce groupe ? Il nous a manqué un rien, d’être présent à un événement qui a soudé les autres, et nous voilà « pas dans le coup », ce qui peut être désagréable à vivre. Dans cette situation, heureux sommes-nous si nous pouvons rester en contact avec ce groupe. Et encore plus heureux si le groupe ou une partie de ses membres nous prennent au sérieux pour vouloir nous réintégrer dans ce qui est partagé par tous. Dans une famille, je pense à des retrouvailles avec un parent longtemps en retrait et qui refait des liens vivants avec les siens.

Troisièmement, il y a l’attitude de Jésus. Le plus beau pour moi n’est pas qu’il rejoigne ses disciples dans leur maison fermée à clé. Ça, c’est juste le signe que rien ne peut arrêter Jésus de rejoindre les siens là où ils sont, là où ils en sont. Il traverse pareillement les murs de la peur, du doute, du chagrin, tout ce qui garde les siens prisonniers en eux-mêmes. Le plus beau pour moi, c’est qu’il accepte la requête de Thomas et qu’il l’exauce. Sans le juger, sans le sermonner. Il se montre à Thomas et celui-ci n’a plus besoin de toucher pour croire ; la vue seule lui suffit.

Que Jésus déclare heureux ceux qui croient sans avoir vu est bien ; c’est vrai que la confiance qu’on peut vivre comme un enfant la vit, sans se poser de question, c’est une richesse. Mais pour autant, Jésus répond à ceux qui ont besoin d’un signe de plus, et qui le lui demande sans détour.

Croyons-nous que Jésus est ressuscité ? Croyons-nous que, comme lui, notre vie est promise à la résurrection, plutôt qu’au néant ? Souhaitons-nous le savoir comme on sait que l’amour est vrai quand on l’a expérimenté ? Comme Thomas, nous osons demander à Jésus de nous accorder une réponse qui deviendra notre expérience vécue. S’il est vraiment ressuscité, c’est pour que chacun de nous connaisse une vie re-suscitée. Amen.

Convivialité et repas à la suite du culte

20180404

Télécharger le papillon d’invitation en format pdf – cliquer ici

Partage d’un repas après le culte

Envie de partager un moment convivial  ?

  • dimanche 22 avril, culte à 10h au temple de Noiraigue,

puis repas à l’Auberge ou à la Ferme Robert (en fonction des moyens de déplacement)

  • dimanche 10 juin, culte à 10h au temple de La Côte-aux-Fées, puis repas à l’Hôtel de la Poste

Menu : à la carte

Inscription jusqu’au jeudi 19 avril – jeudi 7 juin – à 11h au 032 863 38 60 (secrétariat paroissial)

Il est aussi possible de venir sans inscription.

Ouvert à toutes et tous.

Bienvenue

Marie-Claude Burgat, paroissienne

Aller au culte en voiture, c’est possible !

2018-03 – Papillon info Transport-culte

 

Aller au culte en voiture, c’est possible !

Vous souhaitez participer au culte aussi quand il n’a pas lieu dans votre village ? Vous aimeriez vous y rendre même si vous ne disposez pas de voiture ? C’est possible et organisé pour vous dans les trois villages suivants : Fleurier, Travers et Couvet.

À Fleurier : une voiture vous attend à la place de la Gare

– à 9h30 pour Travers, Noiraigue, La Côte-aux-Fées, Les Verrières

ou Les Bayards ;

– à 9h40 pour Buttes, Saint-Sulpice ou Couvet (et Môtiers en cas

de culte dominical !)

– les dimanches où le culte n’a pas lieu à 10h, c’est 20 ou 30 minutes avant que la voiture vous attendra. Par exemple : à 5h40 pour l’Aube de Pâques, 1er avril à Môtiers – début de l’expérience fleurisane ! ;

à 19h25 pour le culte avec les jeunes, 29 avril à Couvet.

 

À Travers : une voiture vous attend à la place du Tilleul

– à 9h30 pour St-Sulpice, Buttes, La Côte-aux-Fées, Les Bayards

et Les Verrières ;

– à 9h45 pour les villages de Noiraigue, Couvet, Môtiers, Fleurier.

 

À Couvet : les personnes suivantes sont à disposition comme chauffeurs, n’hésitez pas à les solliciter quand vous le souhaitez :

– Claudine Frasse   032 863 22 55    – Evelyne Tribolet    032 863 13 85

– Francine Bütschi  032 863 24 67    – André Rufener      032 863 11 63

– André Jaccard     032 863 12 08

 

Merci aux chauffeurs qui permettent la réalisation de ce projet ;

merci à vous qui utiliserez ce moyen mis à votre disposition !

Au plaisir de vous rencontrer,                  René Perret, mars 2018

Passer la porte

159475497_08b17010e1_b

Lecture biblique : Jn 20,1-10

Télécharger la prédication au format pdf

C’est l’histoire d’un homme qui va chez son médecin. Il arrive avec la tête de quelqu’un qui n’a pas bien dormi depuis longtemps : le visage défait, le teint gris, les yeux rouges et cernés…

– Docteur, dit-il, il faut que vous m’aidiez. Je ne trouve plus le sommeil !

– Vous avez des soucis ? lui demande le médecin.

– Non non, tout va bien, répond l’homme. C’est juste que dès que je ferme les yeux, je fais toujours le même rêve. Je suis devant une porte fermée, et je sais que derrière cette porte, il y a quelque chose d’extraordinaire qui m’attend. Alors je mets la main sur la poignée et je pousse doucement. Rien ne se passe. Je pousse plus fort : toujours rien. Je pousse encore plus fort : la porte ne bouge pas d’un pouce. Alors je me mets à lui donner des coups d’épaule, des coups de genou, et je hurle et je tambourine à la porte à m’en écorcher les mains. Rien. Et je me réveille en sursaut, trempé de sueur.

Le médecin est perplexe, mais il essaie tout de même d’aider :

– Et cette porte, elle a quelque chose de particulier ? Je ne sais pas, une serrure ou une inscription peut-être ?

Et l’homme s’écrie :

– Ah mais oui ! Maintenant que vous le dites, je crois bien qu’il y a marqué : « Pour ouvrir, tirez » !

Le héros malheureux de cette histoire, ça aurait pu être ce jeune homme – appelons-le Jean – qui est allé un jour sur la tombe de son ami, un ami très cher disparu trop tôt dans des circonstances affreuses. Il a été averti par une connaissance commune que la tombe a été vandalisée : plus de pierre, plus de corps ! Alors, avec Simon-Pierre (un autre gars de la bande, mais un peu plus vieux que lui) il court, il court, jusqu’au tombeau, il voit la pierre roulée, le linge plié… et il s’arrête là. Il n’y a rien qui l’empêche d’entrer. Mais dans sa tête, il y a encore une porte, et c’est une porte blindée, une porte de salle des coffres dans une banque genevoise, une porte infranchissable. Il s’arrête là, sur le seuil, son élan coupé net. Peut-être qu’il pressent que quelque chose d’extraordinaire est là pour lui, à l’intérieur. Mais il ne peut pas aller plus loin.

Et franchement, je ne peux pas lui jeter la pierre. Peut-être que comme moi, en entendant l’Evangile tout à l’heure, vous l’avez intérieurement encouragé, le petit Jean : « Vas-y ! Entre ! Il est ressuscité ! »

Oui, mais voilà : ce que nous, nous savons depuis deux mille ans, lui, il le découvre à peine. Il ne sait pas qu’un jour il y aura un culte de l’aube le dimanche de Pâques, il ne sait pas qu’un dénommé Haendel écrira un oratorio de la résurrection, il ne sait pas qu’il y aura une icône traditionnelle qui le représente, cet instant où le Christ a vaincu la mort : rayonnant, triomphant, debout sur les battants de la porte du séjour des morts dont les clés et les verrous sont éparpillés à terre, vaincus, inutiles. Il ne le sait pas encore, que cette porte est brisée, défoncée, pour toujours.

Au fond, quand je regarde ce petit jeune homme hésitant que nous montre l’Evangile, c’est aussi un peu moi-même que je vois. Jésus a vaincu la mort : c’est une affirmation tellement énorme qu’elle dépasse l’entendement. Je n’arrive même pas à me représenter ce que c’est, vaincre la mort. Et je me dis que peut-être, il y a une porte plus infranchissable encore que celle de la mort : celle de mon doute, celle de ma peur, celle de mon hésitation à croire.

Mais heureusement, il y a Simon-Pierre. Il n’y va pas par quatre chemins, Simon-Pierre. Il en a vu d’autres : dans sa vie rude de pêcheur, dans sa vie rude de disciple de Jésus. La mort ? il est déjà passé tout près, plusieurs fois. Jésus, il l’aime ; et ne pas oser le rejoindre là où il est, serait-ce dans le tombeau, il a déjà essayé, non pas une fois mais trois fois, lors de cette fameuse nuit de procès au palais, avant le cri du coq. Et cet abandon lui a fait tellement mal qu’il en a pleuré toutes les larmes de son corps. Il n’est plus prêt à payer ce prix-là, même en échange de sa vie. Alors, sans se poser de questions, il entre. Et il voit.

Que se passe-t-il à cet instant dans la tête de Simon-Pierre ? Est-ce qu’il se demande, comme Marie-Madeleine, où a bien pu passer le corps de son Seigneur ? Est-ce qu’il voit et croit, est-ce qu’il comprend qu’il est inutile de chercher le Vivant parmi les morts ? L’Evangile ne nous en dit rien. Et au fond, ce n’est pas grave, car ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte, c’est le geste très simple qu’il a accompli : celui de faire un pas, de franchir le seuil, parce que celui qu’il aime l’a franchi avant lui. Le geste de passer la porte, parce que quoi qu’il y ait dans ce tombeau, la mort ou la vie, Jésus a passé cette porte en premier.

Par ce geste qui peut nous sembler si banal, si anodin, Simon-Pierre fait plus que d’entrer dans le tombeau vide. Il montre à son jeune ami, à celui que Jésus aimait mais qui n’ose pas franchir le pas, que c’est possible, que la seule barrière qui reste n’existe qu’en lui-même. Ce petit pas est un grand témoignage. Et parce que Simon-Pierre est là, parce que Simon-Pierre ose regarder en face le vide, le linge plié, l’absence incompréhensible, Jean ose faire la même chose : il regarde, et il croit.

Si aujourd’hui nous proclamons, encore une fois, que Christ est ressuscité des morts, c’est grâce à ce petit pas. Si nous nous sommes tous levés aux aurores ce matin pour nous rassembler ici dans cette église, c’est grâce à ce petit pas. Et au fond, être une communauté, c’est sans doute tout simplement cela : quand je peux, faire un pas, pour témoigner à mes frères et sœurs que c’est possible ; témoigner que la route est ouverte, que je peux y passer parce qu’avant moi Simon-Pierre y est passé, parce qu’avant lui le Christ y est passé. C’est témoigner que la victoire du Christ sur la mort de ma chair est aussi la victoire sur la mort de mon espérance. Car oui, c’est bien vrai : aujourd’hui, Christ a ouvert devant nous une porte que nul ne pourra refermer.

Amen.