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Agir : Tel est le fruit de la liberté !

by sur 27 septembre 2020

Cultes du samedi 27.09.2020 à Môtiers et du dimanche 27.09.2020 à 10h00 – Temple de Buttes.

26ème dimanche du temps ordinaire

Image Pixabay.com, de Pedrito33.

Musique : Fabienne Pantillon (orgue) & Anaïs Bianchi (violon) // Lecture : Elsbeth Reber // Service : Hélène Currit // Célébrant : Eric Bianchi // Version biblique : Bible en français courant.

Salutations

Que la Paix de notre Dieu soit sur vous toutes et tous !

Vous qui êtes différents, vous qui êtes uniques, vous êtes accueillis dans le cœur même du Père qui ne fait aucune différence entre ses enfants.

Qu’importent alors votre apparence, votre classe sociale ou encore vos origines, puisque l’amour qu’Il vous porte ne connaît aucune condition, ni aucune limite d’espace et de temps.

Prière d’invocation

Prions :

Seigneur,

En nous levant ce matin, peut-être avions-nous le cœur trop lourd, l’esprit trop occupé ou trop fatigué pour être attentifs à ta présence.

Nous nous sommes préparés, habillés, et nos regards peut-être étaient-ils déjà portés sur d’autres projets ou vers d’autres horizons que ceux de ce culte.

Comme souvent, le temps vécu fait de la vie une course, dans laquelle Tu nous accompagnes à chaque instant.

Maintenant que nous sommes ici, en cœur à cœur avec toi :

Donne-nous de nous concentrer sur ta présence toujours première.

Donne-nous de ressentir en nos corps et en nos âmes, Ton amour qui précède tout autre, cette bienveillance qui dépasse notre propre compréhension humaine.

Car tu es notre Dieu, seul et unique, Père, Fils et Esprit.

Amen.

Prière de repentance

Nous prions :

Seigneur,

Nos vies sont telles des chemins que Tu nous invites à suivre en allant dans Ta direction. Mais parfois, nous avons envie d’en changer. Nous partons sur d’autres routes, nous nous en écartons, jusqu’à nous perdre et à nous enfoncer dans les nuits environnantes.

Dans nos errances Seigneur, guide-nous.

Alors que le jour nouveau que Tu nous donnes à vivre en toute liberté est une chance à saisir, il nous arrive souvent de le mépriser, comme si chaque temps passé sur cette terre était un dû d’une immense banalité.

Dans nos habitudes et nos oublis Seigneur, rejoins-nous et rappelle-nous à la Vie.

Il y a aussi ces poids qui nous pèsent, qui nous encombrent et qui nous ralentissent. Ces fardeaux, ce sont nos manquements et nos fautes envers les autres, envers Toi et nous-mêmes.

Dans ta grande miséricorde Seigneur, relève-nous.

Amen.

Annonce de la grâce

Soyez heureux ! Le Seigneur notre Dieu nous invite sans cesse à regagner ses chemins, Lui qui en son Fils Jésus-Christ nous a offert son pardon éternel.

Le Seigneur nous invite toujours à voir chaque aube comme l’occasion d’aimer et de créer, car c’est de Lui que vient le souffle de vie qui emplit nos cœurs.

Le Seigneur nous invite à vivre pleinement, alors déchargés de la pesanteur de nos fautes, car son amour est tellement plus grand que toutes nos déroutes.

Amen.

Lecture du Psaume 24 (25) (versets 4-5a,6-7, 8-9)

4 Seigneur, fais-moi connaître le chemin à suivre,
enseigne-moi à vivre comme tu le veux.
5 Que ta fidélité soit mon guide, instruis-moi,
car c’est toi le Dieu qui me sauve.

6 Souviens-toi que depuis toujours, Seigneur,
tu es un Dieu aimant et bon.
7 Ne pense plus à mes fautes de jeunesse,
ne pense plus à mes désobéissances;
pense à moi plutôt dans ta générosité, toi qui es si bon, Seigneur.

8 Le Seigneur est si bon et si juste
qu’il montre aux coupables le chemin à suivre.
9 Il fait vivre les humbles en leur rendant justice,
il leur enseigne sa volonté.

Prière d’illumination
Evangile & Liberté, Recueil de prières et de textes pour les cultes, 2015, (evangile-et-liberte.net), p. 74.

Notre Père,

Nous te prions de renouveler nos vies, de les rendre claires et belles sous la lumière de l’Évangile. Que ta Parole nous atteigne au plus secret de nous-mêmes, que ton amour emporte nos volontés défaillantes ou rebelles, que ta joie nous attende au terme des chemins semés d’obstacles et bordés de merveilles. Car tu es un Dieu de vie, et tu prends soin de tes enfants.

Amen.

1ère lecture : Livre du prophète Ezéchiel (chapitre 18, versets 25 à 28)

« 25 Vous dites : “Le Seigneur va trop loin!” Écoutez-moi bien, vous, les Israélites : Est-ce moi qui vais trop loin ? N’est-ce pas plutôt vous qui passez les bornes ? 26 Si un homme juste renonce à se conduire bien, agit mal et meurt, il meurt à cause du mal qu’il fait. 27 Si au contraire un méchant renonce à sa mauvaise conduite et se met à agir de manière juste et honnête, il sauve sa vie. 28 Il peut continuer à vivre, puisqu’il s’est rendu compte de ses mauvaises actions et y a renoncé; il n’y a plus de raison qu’il meure. »

2ème lecture : Evangile selon Matthieu (chapitre 21, versets 28 à 32)

28 «Que pensez-vous de ceci ? ajouta Jésus. Un homme avait deux fils. Il s’adressa au premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans la vigne.” – 29 “Non, je ne veux pas”, répondit-il ; mais, plus tard, il changea d’idée et se rendit à la vigne. 30 Le père adressa la même demande à l’autre fils. Celui-ci lui répondit : “Oui, père, j’y vais”, mais il n’y alla pas. 31 Lequel des deux a fait la volonté de son père ?» – «Le premier», répondirent-ils. Jésus leur dit alors : «Je vous le déclare, c’est la vérité : les collecteurs d’impôts et les prostituées vous précèdent dans le Royaume de Dieu. 32 Car Jean-Baptiste est venu à vous en vous montrant le juste chemin et vous ne l’avez pas cru ; mais les collecteurs d’impôts et les prostituées l’ont cru. Et même après avoir vu cela, vous n’avez pas changé intérieurement pour croire en lui.»

Prédication (la partie dans laquelle il est fait mention du prophète Ezéchiel est inspirée d’un commentaire de la théologienne Marie-Noël Thabut)

LIBERTE. Oui : s’il fallait prendre un seul mot pour décrire les textes du jour, ce serait lui que je choisirais. Un mot, un tout petit mot que nous connaissons bien, peut-être trop d’ailleurs, et qui a vite fait de se retrouver cuisiner à bien des sauces.

Mais si nous l’entendons régulièrement, dans les médias, dans des discussions, nous oublions bien souvent que ce mot en induit un autre tout aussi important : responsabilité. Car si être libres de nos agissements représente presque un pouvoir, assumer nos choix, en supporter leur poids, est l’équilibre que réclame la liberté.

Mais liberté, chère liberté, si tu nous es si précieuse, c’est parce que tu résonnes en nous comme l’acte d’amour d’un dieu qui nous a voulus libres. Libres de croire ou non en Lui, libres de l’accueillir dans nos cœurs, libres de nos actes ; oui, libres de tous nos actes…

Et chez Matthieu, la liberté, c’est tout l’objet de la parabole, même si ça ne saute pas aux yeux. Lorsque le père dit au premier fils : « va travailler dans la vigne », on ne voit pas vraiment où se situe son espace de liberté. Ça ressemblerait plutôt à un ordre et pourtant, oui pourtant, le fils, on l’a entendu, répond clairement : « Non, je ne veux pas ».

Pourquoi cette réponse ? Peut-être ce fils avait-il d’autres obligations. Mystère et boule de gomme : on ne le sait pas. Mais toujours est-il que le père ne le réprimande pas. Ce premier fils prend donc la liberté de refuser de faire la volonté de son père, avant finalement de changer d’avis et d’aller à la vigne. Quant au second fils, il a répondu de manière positive : « oui, j’y vais », en faisant tout le contraire. Il a donc lui aussi, usé de sa liberté, mais en ne faisant pas ce que son père lui demandait.

Et pour tous les deux, l’usage de cette liberté impliquait potentiellement des conséquences. On aurait pu par exemple se demander ce que ce papa avait ressenti face aux réponses de ses enfants et comment il allait réagir. Cela lui a-t-il causé de la peine, de la souffrance ou cela a-t-il pu susciter en lui de l’exaspération, de la colère ?
Mais le texte n’en dit rien non plus et place plutôt l’accent sur une autre facette.

En effet, à ceux qui l’écoutent, le Christ met en opposition le fils qui dit « non » à son père, donc à Dieu, mais qui agit selon ce qu’il voulait, et celui qui dit « oui», mais qui agit contre ce que souhaitait son père.

Et clairement, les prêtres et les anciens à qui Jésus s’adresse en racontant cette histoire, doivent bien admettre que, celui qui a agi selon la volonté du père de la parabole, eh bien ma foi, c’est celui qui a répondu « non » dans un premier temps, mais qui finalement a changé d’avis. Et pour bien leur faire comprendre la chose, Jésus leur dit que les pécheurs, autrement dit les collecteurs d’impôts et les prostituées, arriveront dans le Royaume de Dieu avant eux. J’aurais bien aimé être une petite mouche pour voir leurs visages… Ça n’a pas dû beaucoup leur plaire…

Mais le Fils de Dieu n’était pas là pour plaire, encore moins pour faire de la promo publicitaire ou de la diplomatie. Il était là pour bousculer les idées erronées et pour stimuler la réflexion de ses contemporains, comme c’est par ailleurs toujours le cas aujourd’hui en 2020 !

Mais pour comprendre ce que Jésus reprochait aux religieux, il faut se souvenir ce que disait Jean-Baptiste. En fait, il annonçait la venue du Christ et il appelait déjà certains mouvements religieux du judaïsme, à se convertir, à changer de comportement, et à montrer ce changement par des actes. Jésus voulait ainsi faire comprendre à ses interlocuteurs que les pécheurs avaient entrepris le cheminement intérieur qu’eux avaient été totalement incapables de faire.

Voilà pourquoi les prêtres prennent en plein visage cette fameuse responsabilité qu’engendre la liberté. Liberté et responsabilité qu’ils avaient de se convertir et qui en grec se dit epistrepho, qui signifie se tourner vers, revenir.

Ainsi et en suivant Jésus, qui est le chemin qui mène à Dieu, ils auraient alors pu comprendre au du fond de leur cœur ce qu’exprime cette phrase du Psaume 24 :

« Seigneur, fais-moi connaître le chemin à suivre, enseigne-moi à vivre comme tu le veux ».

Et se convertir réellement à Jésus réclame de l’humilité et une capacité à se remettre en question. Mais les religieux du texte sont à l’inverse du cancre du poème de Jacques Prévert : ils disent « oui » avec la tête, mais « non » avec le cœur…

Cette liberté, on la retrouve aussi chez Ezékiel et dans le passage que nous avons écouté avant. Car ce qu’il faut savoir, c’est qu’à cette époque-là, une partie des juifs avait été déportée à Babylone. Dans leur malheur, ces gens avaient l’impression que Dieu leur faisait « payer » toutes les fautes commises par les générations précédentes.

Mais bien justement, le prophète dément ça par une parole qui libère et dit à peu près ça : chacune et chacun paie selon ses erreurs, mais pas pour celles des autres. Cette annonce, le fait de « payer » pour ses erreurs, peut nous choquer aujourd’hui. On imagine en effet assez mal Dieu nous punir pour nos mauvaises actions. Encore que… Il faut bien avouer que lorsque les ennuis s’accumulent dans nos vies, on a aussi assez spontanément tendance à se demander : « Qu’est-ce que j’ai bien pu faire au Ciel pour que ça m’arrive ? ».

En fait, il faut savoir que dans la compréhension juive de l’époque, il y avait ce que l’on appelait : « la logique rétributive », qui supposait que ce qui nous arrivait avait un lien direct avec nos actions ou avec celles de ceux qui nous avaient précédés ; donc, une logique de « rétribution collective ». Et pour le peuple qui entend les paroles du prophète, c’est une révolution, c’est un soulagement et un espoir qu’il transmet ! Il dit que non seulement, on ne paie que pour ses fautes, mais surtout, il dit qu’il n’est jamais trop tard pour se repentir, qu’il n’est jamais trop tard pour choisir la VIE…

Pour nous aussi aujourd’hui, ces textes doivent être porteurs d’un parfum d’espoir et de liberté. La liberté de repenser notre manière d’agir. Car même si l’on dit « non » avec la tête, il est toujours possible de dire « oui » avec le cœur. Et qui dit parler avec le cœur, dit parler en actes. Mais attention : ce n’est pas agir en faisant le bien pour être récompensé par Dieu. C’est ouvrir son cœur à Dieu qui nous amène à agir en cohérence avec Sa volonté. Et qu’est-elle cette volonté si ce n’est que nous aussi, nous allions œuvrer dans Sa vigne ?

Les vignobles vous le savez, il y en a tout autour de nous… Il n’est pas forcément obligatoire de les chercher en Bourgogne ou en Alsace, quoi que le raisin selon mon souvenir, n’y est pas si mauvais…

Plus sérieusement, Jésus nous invite en pleine liberté, à nous laisser atteindre en plein cœur, par cette parole d’amour agissante, qui elle-même nous amène à faire ce qu’espère Dieu.

Et les deux questions qui me brûlent les lèvres et j’espère les vôtres aussi, ce sont :
Que Dieu peut-il bien espérer de nous ?
Que Dieu peut-il bien attendre de moi, petit être humain au milieu de milliards d’autres, assis ici, aujourd’hui dans ce temple à Buttes ?

Eh bien, c’est dans la nature même du Dieu révélé en Jésus-Christ que se trouve cette réponse… Un Dieu d’amour incommensurable qui nous dit par son Fils : « tu dois aimer ton prochain comme toi-même ». Un Dieu qui nous incite à répondre à Son amour par le nôtre.

Oui, des pieds de vigne comme je le disais, il y en a partout autour de nous : ce sont vous toutes et tous et moi aussi. Il en existe de toutes les sortes, de tous les cépages. Et chaque pied de vigne a besoin qu’on lui porte attention, amour et bienveillance pour qu’il donne de bons raisins. Les raisins de l’amitié, de la tolérance, de l’espérance partagée, de l’ouverture à l’autre. Les fruits d’amour espérés par Dieu.

Et pour bien s’occuper des vignes, il ne faut pas qu’une personne, mais beaucoup. C’est une question collective autant qu’individuelle. Il y a celles et ceux qui veillent sur la santé de la vigne tout au long de l’année. Et au temps des vendanges, il y a les coupeurs qui sectionnent les grappes et les porteurs qui les récoltent dans un grand panier.

Toutes et tous avancent ensemble, mais en mettant à l’œuvre leurs propres talents et savoir-faire.

Et pour finir, toutes les grappes seront réunies et donneront par leur mélange, ce jus qui deviendra le meilleur des grands crus.

Et si nous sommes des pieds de vigne, qui sont donc les coupeurs ? Qui sont les porteurs ? Eh bien, peut-être sommes-nous, selon les moments de nos vies, les 3 tour à tour… Parfois j’apporte mon aide, parfois c’est moi qui me fais porter. Parfois, je récolte simplement les fruits de ceps dont d’autres se sont occupés.

Vous savez, lorsque j’ai préparé cette prédication, je me suis retrouvé avec un miroir en face de moi. Et c’est dérangeant les miroirs, parce qu’on n’aime pas toujours ce qu’on y voit… Je me suis alors demandé dans cette parabole, comme vous peut-être, lequel des deux fils j’étais.

Eh bien oui, à l’image des travailleurs de la vigne, je pense que je suis parfois le premier et parfois le second. Oui, l’habit ne fait pas le moine dit-on justement, je dirais même plus et heureusement : l’aube ne fait pas le diacre, aussi ajustée soit-elle…

Bien sûr, oui il m’est arrivé de regretter d’avoir sciemment délaissé quelque chose que ma foi commandait, ceci tout en me trouvant de fausses justifications pour me donner bonne conscience. En arrière-fond, c’était un peu comme si ma conscience, mon petit Jiminy Cricket personnel, assis sur mon épaule, me soufflait d’une petite voix à l’oreille : « fait ce que je dis, pas ce que je fais ».

Et tout personnellement, je me dis que lorsque moi, Eric Bianchi, je vais au culte, je dis alors « oui » avec la tête en écoutant la Parole de Dieu. Mais si dans la semaine qui vient je range bien comme il faut ce que j’y ai entendu qui ne me convenait pas sous le tapis de ma mauvaise conscience… Si je décidais de ne choisir que les quelques phrases bibliques qui m’arrangent, comme on choisit des cacahuètes à un apéritif, eh bien j’aurai beau dire « oui, oui » avec la tête, j’aurai beau essayé de me convaincre que je fais « juste », mon cœur, tout au fond de moi dira : « non, non ».

Et je me suis aussi demandé : où est passé le 3ème fils de la parabole ? Cela ne vous dit rien ? Eh bien non, ne cherchez pas, vous avez bien écouté, il n’y en avait que deux. Car si le fils qui dit « oui » à son père et qui fait tout de suite selon sa volonté, Jésus n’en parle pas, c’est peut-être tout simplement parce que notre condition humaine ne nous permet pas de l’incarner ou très difficilement… Dieu ne nous veut pas parfait et ça, Jésus l’avait bien compris. Non, Dieu nous connaît bien mieux que nous et sait nos faiblesses et nos carences.

Il nous souhaite d’être en route sur le chemin qui mène à Lui et au bout duquel Il nous attend ; Il nous invite à essayer encore et toujours le possible infini de l’amour qu’Il a semé en nous.

Ainsi et comme Jésus le souhaite à ses interlocuteurs, il nous faut savoir faire preuve d’humilité. Et que cela ne nous empêche pas de discerner en tout temps. Quel fils suis-je ? Quelle fille suis-je ?

Rappelons-nous que Dieu nous a voulu libres de dire « oui » avec la bouche et de ne rien faire de ce qu’Il espère de nous et que nous sommes libres et responsables à tout moment, de faire selon Sa volonté avec notre cœur, alors que notre bouche n’a pas toujours dit « oui ».

Amen.

Confession de foi

Je crois en Dieu le Père,
Il a créé le monde pour nous,
dans une même joie
et un même émerveillement.

Je crois en Jésus Christ, le Fils de Dieu.
Il est venu chez nous et pour nous.
Il a vécu comme nous,
mais en allant jusqu’au bout de la vérité,
de l’amour et du don.

Je crois en l’Esprit saint
par qui nous recevons la vie et l’amour.
Il rend possible toute justice et toute espérance.
Amen.

« La liturgie du culte dominical et des fêtes », Communion Protestante Luthéro-Réformée – Église Protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine, 2018, Strasbourg, p. 238.

Prière d’intercession et Notre Père

Seigneur notre Dieu,

Cette liberté que Tu nous as donnée est souvent utilisée à travers ta Création comme une arme de destruction : Guerres, esclavagisme moderne et pollutions environnementales n’en sont que quelques exemples. Nous te prions d’insuffler dans ce monde un souffle de renouveau, de compassion et d’amour.

Seigneur,

Le fruit de tes vendanges est amer lorsque l’on pense aux enfants, femmes et hommes qui vivent dans une misère innommable sur l’île de Lesbos en Grèce. Donne-nous d’user de notre liberté d’agir auprès de nos dirigeants pour faire entendre Ta voix, Ta volonté. Sois pour les migrants du camps de Moria un abri robuste ; l’espoir d’un demain tant espéré.

Nous te prions pour toutes celles et ceux qui souffrent de maladies et pour les proches qui les accompagnent parfois avec un sentiment d’impuissance. Demeure pour eux un réconfort de chaque instant, une lumière dans la nuit.

Nous te prions durant quelques instants en silence, pour que les cœurs unis de ta communauté te parlent par leurs propres mots…

Enfin Seigneur, nous te prions pour les personnes dans le deuil, dans la solitude, et dans la peur. Sois-pour toutes et tous la main tendue d’une mère, d’un père à ses enfants.

Amen.

Notre Dieu, en union avec les chrétiens de tous temps et de tous lieux, nous te prions d’une même voix par les paroles héritées de ton Fils :

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi,
A ceux qui nous ont offensés,
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,
La puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles,

Amen

Envoi

Allez en confiance sur les chemins du monde.
Allez en paix et n joie dans cette vie qui n’attend pas mais qui est source de promesses.

Bénédiction
Texte de Lytta Basset (modifié par le célébrant), In. « La liturgie du culte dominical et des fêtes », Communion Protestante Luthéro-Réformée – Église Protestante de la Confession
d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine, 2018, Strasbourg, p. 419.

Que le Dieu de tendresse qui a relevé Jésus d’entre les morts, fasse mourir en vous toute mort,
et vous conduise à la vie !
Que le Seigneur fasse rayonner l’habit de lumière qu’il a posé sur chacun[e et chacun] de vous et qu’il vous garde dans son amour !
Que le Dieu de toute promesse fasse maturer en vous la plus belle des vendanges et qu’Il vous transforme en ouvrier et en ouvrière de sa vigne !
Qu’Il vous bénisse, Lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit.

Amen.

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